[de la musique pour vos oreilles] Carrie & Lowell de Sufjan Stevens

Une guitare, un piano, une voix.

La folk minimaliste de Sufjan Stevens, dont c’est le 7ème album et dont je ne connaissais que le nom, me transporte depuis des semaines.

Carrie & Lowell cover art

C’est un album terriblement triste, parce qu’il évoque la mère de l’artiste, Carrie, décédée d’un cancer en 2012. Mais c’était surtout une mère malade (schizophrène et alcoolique) qui a abandonné ses enfants très jeunes.

C’est un album qui parle de perte, de deuil, de regrets mais aussi de pardon et de la vie. Un hommage à une mère absente, un hommage à la vie.

D’une tristesse infinie peut ressortir la beauté.

C’est un album lumineux. Profondément mélancolique et qui fait résonance.

Une musique et des paroles qui apaisent et qui font penser à tous ceux qui ne sont plus là et qui nous manquent.

Touchée en plein cœur, envoutée même.

 

« I should have known better
Nothing can be changed
The past is still the past
The bridge to nowhere
I should’ve wrote a letter
Explaining what I feel, that empty feeling

Don’t back down, concentrate on seeing
The breakers in the bar, the neighbor’s greeting
My brother had a daughter
The beauty that she brings, illumination »

Instantanés des dernières semaines

Difficile pour moi d’être présente sur ce blog en ce moment, des moments difficiles que je ne souhaite pas partager. Concentrons nous sur le gai et joyeux, des vacances sous la pluie (et un peu le soleil) de la Provence, ça fait du bien.

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Un petit garçon qui va doucement mais sûrement vers ses 2 ans et qui m’étonne de jours en jours. Les mots, une avalanche de mots qui sortent de sa bouche et qui me font fondre. On est arrivé en vacances, il avait 2 papis et on est reparti avec un papi et une mamie. Il y a des mots, les mots qu’on lui dit et qu’il répète et les premières phrases aussi, avec « aime pas », ou « chat parti » (son obsession pour ces petites bêtes à poil est bien vivace).

Il y a son rire dont je ne peux évidemment me lasser, il y a ses fossettes quand il sourit, il y a ses yeux qui pétillent de plaisir et de joie. Il y a tous ces moments de découverte unique qui sont si magiques.

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Il y a les cailloux, les ballons (bayon, bayon..), les « dodo chut », le « quechua » (la brioche ou le chocolat au choix), les « cot cot », la « poiture », la lumière qu’il faut allumer et/ou éteindre, les « chansons » qu’il faut chanter encore et encore. Et il faut « mener » encore et toujours.

Il y a cette relation qui se construit avec ses grands parents et qui est tellement touchante.

Il y a ces doux moments au soleil, un apéro sur la terrasse, qui font tant de bien.

2015-03-28_111133Il y a ce livre que je n’ai pas aimé, je m’attendais à un livre joyeux « feel good » vu son titre et ce que j’en avais entendu dire, et c’est tout le contraire. Les drames sont réalistes et les bonheurs totalement improbables.

Et puis il y a ses toutes nouvelles chaussures, que j’ai hâte de la voir continuer à découvrir le monde avec !

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Et sinon, c’est quand le printemps ?

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Loin

Presqu’un mois loin d’ici.
La vie…
La vie qui est belle et qui est dure aussi.

Des livres lus, des albums, des BD, des livres qui aident, des livres qui ne convainquent pas, rien à partager.

Le printemps arrive, j’entends les gazouillis des oiseaux.

Profitons

Les mots qu’il dit #4

« Non », « ateau » (gâteau) et « encore » sont vraiment les mots du moment.

Les nouveaux mots sont : bain, bébé, par terre, babon (ballon), aché (caché), parti, chut, merci (ou plus exactement « mici » qui me fait totalement fondre). Il commence à répéter les mots qu’on lui dit. Il y a des mots qu’il dit un jour et plus jamais, d’autres qui reviennent.

Il adore toujours autant imiter les bruits des animaux, en ce moment c’est le lion et le mouton qui remportent tout. Le chien est toujours un « po ».

Il passe son temps de nouveau à regarder les magazines et les catalogues, et il délaisse un peu ses livres et beaucoup ses jouets (son obsession du moment, c’est les boites et nous imiter).

Il fait « mmmmm » quand il voit des images de nourriture et il dit un mot bizarre et incompréhensible pour les yaourts qu’il va chercher tout seul dans le frigo. Il bloque complètement sur le chocolat et quand on lui dit, il a les yeux qui pétillent de bonheur.

Il parle beaucoup en ce moment, parfois pendant de longs monologues où on ne comprend pas un traitre mot d’ailleurs.

Parfois, par surprise, il se jette sur nous pour nous faire un bisou et ça me fait totalement craquer évidemment.

Il adore toujours autant Simon’s cat !

|la bd du mercredi | Elle s’appelait Tomoji – Jiro Taniguchi

Tomoji-Couv-HDC’est la deuxième dois que Taniguchi met en scène une femme après l’adaptation des années douces de Hiromi Kawakami. Autant j’ai beaucoup aimé le portrait qu’il fait de l’héroïne des années douces autant je suis restée un peu en retrait avec Tomoji.

Dans ce manga, Taniguchi nous raconte l’histoire de Tomoji depuis son enfance jusqu’à son mariage. Il rend ainsi hommage à une femme qui a vraiment existé et qui est à l’origine de la construction d’un temple qu’il fréquente régulièrement. Une femme hors du commun dont il ne nous raconte que les premières années dans un japon très rural. En parallèle, on suit aussi l’histoire de celui qui deviendra le mari de Tomoji.

J’ai aimé découvrir ce japon rural du début des années 1900, la vie simple, le travail des champs, les mariages arrangés, les préoccupations quotidiennes de cette famille. Des planches en noir et blanc alternent avec des planches en couleur, où l’on peut voir des paysages qu’on a peu l’habitude de voir,  avec le fameux le mont Fuji en toile de fond.

Le trait de Taniguchi est toujours aussi fin et délicat, dépouillé de fioritures mais ce qui m’a gênée par contre, c’est l’accumulation de drames et de bons sentiments : la mort du père, la mort de la petite soeur, le départ de la mère… et l’histoire d’amour très fleur bleue, trop c’est trop.

 

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la bd de la semaine