▲ Instantanés #15 ▲

Pas grand chose à vous raconter cette semaine. On est en plein dans l’automne, une saison que je déteste. Le froid, l’humidité, les jours si courts, ça ne me donne qu’une envie, hiberner comme une marmotte.

Je n’avance pas dans mes lectures, la fatigue…. Quelques nuits agitées avec les dents (du bébé) qui poussent ont eu raison de moi.

Quelques lectures en cours néanmoins 20141122_09125520141122_104200

J’ai tout de même été voir l’expo Ghibli au musée art ludique. Une exposition des dessins qui ont servi à Miyazaki et Takahata pour leur merveilleux films d’animation.20141117_160905

Une plongée magique dans leur univers qui donne envie de revoir et de découvrir ces films. Totoro ♥♥

Une expo qui coûte tout de même 15.50 euros et dont la scénographie est on ne peut plus classique et avec un catalogue d’expo en rupture de stock, hum…

A la fin, on peut tout de même se faire photographier, se voir transformer en personnage et se retrouver assis à côté de Chihiro.

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La vie est tellement douce près de lui… j’ai eu droit à mon premier vrai baiser tout baveux cette semaine.

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J’ai mangé pleins de bonnes choses, des plats vietnamiens et thaïs, un mille-feuille au caramel, de super bonnes clémentines, du jus d’orange frais, des petites brioches à la cannelle… miaaaaam

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J’en suis où du Prix des lectrices ?

Le prix des lectrices est organisé pour la 2ème fois par le club des lectrices

La sélection 2014pl2014-photo-logo1

Au pays de Tahar Ben Jeloun, roman proposé par Marjolaine. –> Lu mais pas encore chroniqué

Malavita de Tonino Benacquista, roman proposé par Claire. –> Lu il y a longtemps et pas relu pour le prix

Avec vue sur l’Arno de E.M Forster, roman proposé par Miss G. –> Pas encore lu

Pour seul cortège de Laurent Gaudé, roman proposé par Miss Bouquinaix. –> Commencé mais abandonné

Le Livre des Nuits de Sylvie Germain, roman proposé par Lili Galipette. –> Pas commencé

Quelques minutes après minuit de Patrick Ness, roman proposé par Accalia. –> Lu mais pas encore chroniqué

Mudwoman de Joyce Carol Oates, roman proposé par George. –> Commencé

Les Locataires de l‘été de Charles Simmons, roman proposé par Violette. –> Lu et chroniqué

Le Chœur des femmes de Martin Winckler, roman proposé par Delphine. –> Mon choix. Mon avis

Rue des voleurs de Mathias Enard, roman proposé par Hermine. –> Commencé

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Bref je suis à la bourre !

Pour le moment, rien qui ne m’enthousiasme vraiment, j’espère que les derniers sauront me séduire davantage.

Heureusement que la remise du prix est repoussée à janvier, ça me laisse le temps de tout finir (à l’aise !)

A suivre….

Lire le monde de Michèle Petit

20141108_130853Lire rend le monde plus habitable…

Michèle Petit est anthropologue, spécialiste de la lecture. Elle travaille autour de trois axes :

  • Lecture, relation aux livres et aux bibliothèques.
  • La lecture dans des espaces en crise.
  • Rôle de la lecture dans la construction de soi.

J’ai déjà parlé de son précédent livre L’art de lire et j’avais forcément aimé aussi son livre lu avant le blog, Eloge de la lecture.

Dans ce livre, sous titré « Expériences de transmission culturelle aujourd’hui« , l’auteur revient sur l’importance de la lecture dans la (re)construction de soi, mais aussi sur le fait que la lecture est mise à mal aujourd’hui, parce qu’on nous demande sans cesse de prouver sa rentabilité immédiate alors même que justement la lecture et plus largement la culture ne peut être mesurée dans ces termes là.

L’auteur explique au début du livre à quoi ça sert de lire et montre l’importance des personnes en charge de la transmission de la lecture et plus largement de la culture, bibliothécaires, enseignants, médiateurs, qu’elle nomme tous passeurs de livres.

Le livre est émaillé d’expériences du monde et de citations qui m’ont toutes touchées à leur façon, j’ai passé mon temps à corner le livre.

Je me suis forcément reconnue de façon personnelle dans son ode à la lecture mais aussi de façon professionnelle lorsqu’elle évoque le rôle des bibliothèques et bibliothécaires. Même si je n’ai pas besoin d’être convaincue du bien fondé de ce que les bibliothèques font, cela fait toujours du bien de lire des expériences similaires et ce, à l’échelle du monde. Elle dit que la lecture est une comme une cabane, ce qui m’a fait penser au nom de la salle petite enfance de ma bibliothèque qui s’appelle donc la cabane. Elle évoque aussi une « chambre à soi » (Virginia Woolf) et elle cite Nuala O’Faolain que j’aime tant.

J’aime lire Michèle Petit car elle a vraiment à coeur de faire passer le plus simplement possible et en même temps avec beaucoup de conviction ce qu’elle observe depuis des années dans ses travaux de recherches, dans des situations parfois très extrêmes : la possibilité qu’offrent les histoires/la littérature de retrouver un espoir et de donner du sens.

Il y a tant à noter dans les mots de Michèle Petit :

« Lire et se souvenir de ses lectures ou de ses escapades culturelles, cela sert à projeter sur le quotidien un peu de beauté, à donner un arrière-plan poétique à sa vie, à ébaucher des histoires qui peut-être ne se réaliseront jamais, mais qui sont une part de soi-même. »

« Ce qu’il s’agit de lire, par le détour des pages, c’est soi-même et ce monde »

« Ce que l’on constitue en lisant semble très proche de ce qu’on élabore au fil des voyages : une réserve sauvage et poétique que l’on pourra revisiter, quelquefois bien longtemps après. »

«Je te donne des chansons et des récits pour que tu te les redises pour traverser la nuit, pour que tu n’aies pas trop peur du noir et des ombres. Pour que tu puisses peu à peu te passer de moi, te penser comme un petit sujet distinct, puis élaborer les multiples séparations qu’il te faudra affronter. Je te livre des bribes de savoir et des fictions pour que tu sois à même de symboliser l’absence et d’affronter, autant que faire se peut, les grandes questions humaines, les mystères de la vie et de la mort, de la différence des sexe ; la peur de l’abandon, de l’inconnu, l’amour, la rivalité. Pour que tu écrives ta propre histoire entre les lignes lues »

« Tout au long de la route, et quelle que soit la culture qui les a vus naître, les humains ont soif de beauté, de sens, de pensée, d’appartenance. Ils ont besoin de figurations symboliques pour sortir du chaos. Et l’on se demande par quel tour de passe-passe on a pu réduire la littérature et l’art à des coquetteries de nantis ou les bibliothèques à de simples lieux d’ « accès à l’information ». Ce sont aussi des conservatoires de sens où l’on trouve des métaphores scientifiques qui mettent en ordre le monde qui nous entoure, et des métaphores littéraires, artistiques, issues du travail lent, en retrait, d’écrivains ou d’artistes ayant accompli un travail de transfiguration de leurs propres épreuves. Leurs oeuvres nourrissent les rêves, les pensées, les désirs, les conversations sur la vie, tout en amadouant les « bêtes énormes et inconnues » qui passent quelquefois mystérieusement près de nous. »

Un grand merci à Babelio et aux éditions Belin pour l’envoi de ce livre

 >>> un lien à lire !

▼ Instantanés #14 ▼

Une semaine de 3 jours de travail, ça ne peut être que bien !

Un bébé qui mange tout seul… presque

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Avec une très belle journée mardi et le reste tout pourri…

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Le port de l’arsenal under the sun

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Un concert mercredi soir, Damon Albarn au Casino de Paris en très grande forme, une salle déchaînée, que ça fait du bien ! Ce mec a la classe et puis c’est tout. Live review ici

Cette photo n’est pas de moi !! (cf lien)

Un thé avec une amie de Nantes, un déjeuner cheeseburger avec ma meilleure amie (ça fait toujours du bien, même si ça passe trop vite), un apéro avec une amie que je ne vois pas assez.

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Et des gâteaux encore, faut bien aider à supporter ce froid

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Douceur framboise/pistache

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J’aime trop changer la tête de ce blog…

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Elle était pas mal ma semaine et la vôtre ?

Le caillou de Ferdinand – Isabelle Simler

Depuis que j’ai découvert l’univers et les livres d’Isabelle Simler, chaque nouveau livre est un enchantement. Souvenez-vous je vous ai déjà parlé de Tête à tête avec mon chat.

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Ici avec son dernier livre, on change complètement d’ambiance. On part à la plage aux côtés d’un petit garçon qui s’appelle Ferdinand et qui aime se promener sur la plage par tous les temps car il collectionne les cailloux.

Ferdinand a la tête en l’air, il rêve.

Comme toujours chez Isabelle Simler, les dessins sont d’une finesse extrême. Les couleurs sont très vives, ici avec une prédominance du jaune et du gris. Une magie se dégage de ce livre, on est transporté ailleurs.

C’est un album qui laisse la part belle aux rêves, mettant en scène un petit garçon « différent ».

Merci aux éditions courtes et longues pour la découverte de ce très bel album.

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