✈ Ces voyages qui bouleversent : Inde ॐ

Parce que certains voyages vous changent

Je suis partie en voyage pour la première fois en Inde en octobre 2009, il y a 5 ans donc. Ce voyage a été un grand choc. Quand je suis rentrée, je n’étais plus la même, j’étais plus forte et plus fragile à la fois. C’est en tout cas, en rentrant de ce voyage que j’ai décidé de quitter mon job dans lequel j’étais depuis 9 ans et de changer d’orientation professionnelle. Cette décision, je ne l’ai bien évidemment pas prise en Inde de façon spontanée, mais j’ai eu le courage de la prendre à mon retour de ce voyage. C’est comme si je n’avais plus eu le choix d’attendre encore.

Parce que voyager en Inde est une aventure intérieure et extérieure.

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Lever de soleil sur le Gange

Ce voyage en Inde, c’était le premier avec mon amoureux. Je l’avais préparé, je m’y étais préparée, je l’avais rêvé et fantasmé. Parce que plusieurs de mes amies avaient voyagé en Inde, je savais qu’il fallait qu’on aille à Varanasi-Bénarès.

Ce fut un voyage intense de 3 semaines qui nous avait mené du Taj Mahal, au Rajasthan, en passant par Dehli, Bombay et Goa. La dernière étape, c’était Varanasi. On s’y était préparé mais on n’est jamais prêt. Prêt à affronter la mort ainsi, prêt à accepter ce qui s’y passe, prêt à comprendre la ferveur des indiens.

Varanasi, c’est une ville au bord du Gange, fleuve sacré d’Inde où nombre d’indiens viennent en pèlerinage pour se purifier, mais c’est surtout une ville où on vient mourir. Mourir à Varanasi et y être brûlé (sur les bords du fleuve, à l’air libre) est la garantie d’en finir avec le cycle des réincarnations (le samsara) et d’atteindre la moksha (l’équivalent du nirvana pour les bouddhistes).

Varanasi, pour moi, c’est le coeur de l’Inde.P1010396   Il y a des moments très durs quand on voyage en Inde, mais il y a aussi des moments d’une rare beauté qui font changer son regard sur le monde et l’humanité. C’est tout le paradoxe de ce pays. Je me souviendrai toute ma vie du lever de soleil sur le Gange, je me souviendrai aussi toute ma vie des crémations auxquelles j’ai assisté de loin, le plus discrètement possible.

Quand on a quitté Varanasi, c’était la fin du voyage, on était épuisé, on avait adoré ce voyage en Inde mais paradoxalement, on n’en pouvait plus des indiens, on n’avait qu’une hâte, c’était rentrer chez nous et retrouver notre confort.

Au retour, mon confort m’a choquée, j’ai réalisé que je ne pouvais plus me permettre de me plaindre au quotidien de mon travail qui me minait, qu’il fallait agir, une force énorme m’a accompagnée. Il fallait que je sorte de ma zone de confort.J’avais vu des gens vivre dans des conditions tellement extrêmes, tellement difficiles, je ne pouvais pas reprendre ma petite vie « comme si de rien n’était ».

Aujourd’hui, quand j’ai des moments où l’envie de me plaindre reprend le dessus, je me force à penser à ce pays et à ces gens qui y vivent, à ces gens qui en souffrent. Je réalise jour après jour la chance que j’ai d’être née ici et je savoure cette chance.

C’est un pays qui m’a tant marquée que j’y suis retournée 2 ans plus tard. Un voyage bien moins fort. Mais l’envie d’y retourner est encore là, ancrée au fond de moi. C’est un pays tellement grand, tellement fort, tellement fou, tellement indéfinissable qu’il faudrait y retourner un nombre incalculable de fois pour commencer à le saisir.

C’est un pays que j’espère pouvoir faire découvrir un jour à mon fils.

Quelques photos de Varanasi et la présence si forte du Gange 

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Célestin rêve ~ Isabelle Wlodarczyk & Toni Demuro

20141029_211352Un album plein de charme à découvrir.

Célestin est un pantin de bois qui attend dans une boutique de jeux d’occasion de trouver un nouveau propriétaire qui ne vient jamais. Il se rappelle sa vie d’avant, avec Gaspard qui le faisait danser. Il se prend alors à rêver et à force de persévérance va parvenir à réaliser son rêve et retrouver son ami.

Le texte d’Isabelle Wlodarczyk fait forcément penser à un autre pantin de bois, j’ai nommé le fameux pinocchio et sa relation avec Geppetto, ici sous les traits de Gaspard.

Les illustrations sont d’un artiste italien Toni Demuro, dans des camaieux de bleu, gris, beige auxquels se joignent des touches de rouge et de jaune.

Certaines pages sont sombres, d’autres plus lumineuses, mais une ambiance très singulière, mystérieuse et douce se dégage de l’ensemble.

J’ai beaucoup aimé cette jolie fable qui parle d’amitié, du temps qui passe, de volonté & de rêve. Le côté « ancien » des illustrations m’a totalement charmée.

Je vous invite d’ailleurs à aller voir le travail de Toni Demuro.

Mon fils est pour le moment trop petit pour apprécier pleinement cet album mais il a tout de suite été attiré par ce livre (et son petit format) et il adore déjà en regarder les pages. Je lui réserve pour plus tard.

Une belle découverte.

Merci aux éditions Rêves bleus pour l’envoi de ce livre.

Plus d’extraits par ici

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Ces voix qui m’accompagnent #3 : Elliott Smith ♩♪

20141018_211630Elliot Smith, je l’ai découvert avec l’album XO, sorti en 1998. Il y a beaucoup de titres qu’on peut retenir de lui mais je ne sais pourquoi c’est cette chanson-là, Baby Britain, que j’écoute toujours. Peut-être parce qu’elle contient cette référence à l’Angleterre et aux Beatles. La mélodie légère est en totale contradiction avec les paroles sombres (et un peu mystérieuses comme souvent chez Elliott Smith).

J’écoute aujourd’hui ses chansons avec beaucoup de mélancolie, en effet Elliott Smith est décédé en 2003, dans des circonstances non encore élucidées (un suicide ou un homicide). Il a souffert toute sa vie de dépression et d’addiction.

Cette voix si douce, fragile aussi et ce sens incroyable de la mélodie, j’aime tout ça chez Elliott Smith. Quelle sensibilité… Un très grand artiste qui n’a pas eu la reconnaissance qu’il méritait de son vivant.

Baby Britain feels the best
Floating over a sea of vodka
Separated from the rest 
Fights problems with bigger problems
Sees the ocean fall and rise
Counts the waves that somehow didn’t hit her
Water pourning from her eyes
Alcohol again, very bitter

For someone half as smart, you’d be a work of art
You put yourself apart
And I can’t help until you start

We knocked another couple back
The dead soldiers lined up on the table
Still prepared for an attack
They didn’t know they’d been disabled
Felt a wave, a rush of blood,
You won’t be happy ’til the bottle’s broken
You’re out swimming in the flood
You kept back, you kept unspoken

For someone half as smart, you’d be a work of art
You put yourself apart
And I can’t help you until you start

You’ve got a look in your eye when you’re saying goodbye
Like you want to say hi

The light was on but it was dim
Revolver’s been turned over
And now it’s ready once again
The radio is playing Crimson and Clover
London Bridge is safe and sound
No matter what you keep repeating
Nothing’s gonna drag me down
To a death that’s not worth cheating

For someone half as smart, you’d be a work of art
You put yourself apart
And I can’t help until you start
For someone half as smart, you’d be a work of art
You put yourself apart

J’en mets une autre, extraite du même album, Walz #2

 

Ces voix qui m’accompagnent #1 & #2

 

Les livres qu’il aime #2

shot_1411226781709En ce moment, on délaisse les imagiers sonores (qui soit dit en passant tombent tous en rade, j’ai d’ailleurs envoyé 2 mails à Gallimard qui restent sans réponse).

T. voue une véritable passion pour les comptines et pour le livre qui va avec, comme un petit tyran il nous tend le livre et on doit répéter inlassablement « une souris verte » ou « y’a une pie dans le poirier ». Il y a bien un CD qui accompagne le livre mais bizarrement ça ne lui fait pas le même effet (et quand nous sommes tous les 2 avec lui, il surveille bien qu’on chante tous les deux !)

Il y a aussi un minuscule livre avec des photos de chat, son autre passion du moment. J’adore le regarder tourner les pages de ce petit livre et répéter sans fin « chat ».

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Il y a aussi ce livre à onglets « Tous les bisous ». Les pages cartonnées sont idéales en cette période où il déchire facilement ses livres. Il n’écoute pas vraiment les textes très simples de chaque page « gros bisous d’éléphant », « bisou doudou » mais aime avant tout tourner les pages très colorées et gaies.

Et moi j’en profite pour lui faire tout pleins de bisous ! 20140920_175030

Un autre livre cartonné à onglets qu’il aime regarder, c’est cet imagier. Pour le moment, je ne lui dis pas les mots en anglais mais ça viendra !20140927_121824

Un dernier petit livre, Les petits mots de Jeanne Ashbé. Il aime toujours qu’on lui lise « ton histoire de la même auteur. Ici c’est un petit format cartonné où l’auteur écrit comment on aime appeler son bébé « mon petit lapin » à « mon petit loup ». C’est doux et tendre, un peu gnangan pour moi mais mon fils apprécie.

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Sa bibliothèque commence à déborder mais je n’arrive pas à résister à l’appel de nouveaux livres tant l’offre est riche et belle !