L’antilope blanche de Valentine Goby

gobyLivre lu dans le cadre du club des lectrices sur le thème de l’école.

Je n’avais jamais lu cette auteur.

Sous la forme d’un journal intime, nous découvrons l’histoire de Charlotte Marthe, une femme qui part prendre la direction d’un collège de jeunes filles dans les années 50 à Douala, au Cameroun. Elle fuit un amour perdu. Elle va se jeter à corps perdu dans son travail et avec une énergie folle réussir à maintenir à flot l’école dans des conditions très difficiles et même à la développer. Alors qu’au même moment, l’indépendance des colonies gronde. Au Cameroun, cela ne se fera pas sans violence comme partout. L’auteur évoque d’ailleurs les atrocités commises par la France au nom de l’empire colonial.

Charlotte Marthe se battra seule contre tous car son seul objectif est de donner une éducation aux jeunes femmes qu’elle accueille, des jeunes femmes qu’on surnommera les « antilopes ». Elle dirigera le collège de 1949 à 1961. Elle y fera tout, dispenser des heures de cours, surveiller les dortoirs, gérer l’intendance, faire la comptabilité… Elle va d’ailleurs s’y épuiser, s’y oublier.

Les jeunes femmes qui sont diplômées vont devenir « infirmières, professeurs, sages-femmes, puéricultrices, institutrices, comptables, secrétaires, chercheuses, employées de banque, pasteurs… ». C’est sa plus belle réussite.

C’est un beau portrait d’une femme d’exception que l’auteur nous livre ici, d’autant que cette femme a vraiment existé, elle s’appelait Charlotte Michel. Le collège de New Bell existe d’ailleurs toujours aujourd’hui.

Le format journal intime du livre nous permet de ressentir au plus près la force de caractère de cette femme. Les phrases de Valentine Goby sont parfois très courtes, comme dans l’urgence où se trouvait son héroïne, d’autres fois plus développées. Il y a aussi des moments émouvants, quand les jeunes filles viennent lui chanter des chants de noel. Seul regret, je crois que j’aurais aimé en savoir encore plus sur cette femme.

L’auteur cite cette phrase extraite d’une lettre d’une de ses anciennes élèves « Retourne dans ton cher pays, la France, mais dis aux Français que tu ne leur rapportes que ton corps, car tes filles à jamais gardent ton coeur et ton esprit ».

Un beau moment de lecture qui permet de se plonger dans un pan de notre histoire qu’on a souvent tendance à vouloir écarter.

Balade dans mon quartier #Paris 20

J’ai profité d’une journée de vacances et de la forme retrouvée pour me balader dans mon quartier, dans des ruelles à la périphérie du cimetière du Père Lachaise que je croise tous les jours sans les emprunter. Toutes ces ruelles ou impasses donnent sur le rue de Bagnolet que j’arpente au quotidien. Bref j’ai décidé de me balader dans mon quartier et ça fait du bien. (En vrai, c’est Juliette qui m’a donnée envie).

Des petites ruelles pavées, de très vieux immeubles pas très hauts, un jardin partagé, des chats (dont le même que celui croisé par Juliette qui a fait la joie de mon fils), des plantes, des gens qui se saluent (fait rarissime et qui mérite d’être souligné).

Le sentiment de me balader dans un Paris que j’aime, authentique et plein de charme. 

Voici un petit aperçu de cette balade automnale, le froid et le vent étaient bien là. Et il faisait tout gris malheureusement… (la piètre qualité des photos faites avec mon téléphone ne rend absolument pas hommage aux lieux mais donne une ambiance…)

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Rue Ligner

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Villa Riberolle

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Celui-ci, magnifique, était tout timide

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Cité Aubry : des maisons en brique, à l’anglaise.

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Jardin partagé

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Cité Aubry, Villa Riberolle, Rue Ligner

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Je peux écrire mon histoire – Abdulmalik Faizi

2014-10-14_202013J’ai lu ce livre  dans le cadre de la voie des indésopération de libfly à laquelle ma bibliothèque participe cette année pour la 1ère fois. J’ai choisi ce titre parce que c’est le témoignage d’un jeune réfugié Afghan. Nous avons beaucoup de demandeurs d’asile qui viennent dans notre bibliothèque.

Abdulmalik Faizi n’a pas 16 ans quand il doit quitter l’Afghanistan parce que presque toute sa famille a été assassinée par les talibans et que sa vie est menacée. Son oncle paye un passeur pour l’envoyer en Europe.

Abdulmalik Faizi nous raconte son périple de neuf mois pour arriver jusqu’en France où il vit aujourd’hui Il va devoir passer par l’Iran, la Grèce et  l’Italie pour arriver en France. Les conditions dans lesquelles il voyage sont effroyables, il va même risquer sa vie plusieurs fois.

La dernière partie du texte est dédiée à ses premiers mois en France, à Mulhouse, où il est tout d’abord protégé du fait qu’il est mineur et ainsi pris en charge et scolarisé. Il réussit d’ailleurs brillamment ses études.

Malheureusement on lui refuse le statut de réfugié politique qu’il demande à sa majorité. Un élan de générosité va alors se mettre en place autour de lui, il est soutenu notamment par ses professeurs et obtient la possibilité de rester en France pour faire ses études.

C’est un texte qui met en lumière les conditions terriblement difficiles voire inhumaines que les réfugiés doivent endurer pour arriver en Europe. Il nous fait prendre conscience des risques incensés que ces réfugiés doivent prendre. Il permet aussi d’en apprendre plus sur le système des passeurs.

Dessin de Abdulmalik à son départ d'Afghanistan (©Bearboz)On aimerait tant qu’à son arrivée en France, tout aille bien pour Abdulmalik mais ce qu’il raconte montre bien les difficultés que rencontrent les demandeurs d’asile sur notre territoire.

Si le texte a quelques maladresses et répétitions, il a le mérite de nous faire voir de l’intérieur ce que traversent ces réfugiés.

Rédigé par une journaliste, Frédérique Meichler,  à laquelle il a raconté son histoire, ce témoignage est également illustré par des dessins en noir et blanc de Bearboz, qui accompagnent très bien le texte.

C’est un texte très dur mais aussi poignant et plein d’espoir. Abdulmalik Faizi a aujourd’hui 21 ans, il continue ses études à Versailles et espère aujourd’hui pouvoir retrouver son frère, unique survivant de sa famille et resté en Afghanistan. «Je voudrais retourner une fois en Afghanistan pour retrouver mon petit frère rescapé. Je n’ai pas de nouvelles de lui depuis plusieurs années, je ne suis même pas sur qu’il soit en vie

http://www.mediapop-editions.fr/portfolio/je-peux-ecrire-mon-histoire/

http://www.dailyneuvieme.com/Abdulmalik-refugie-a-Paris-j-avais-besoin-d-ecrire-mon-histoire-pour-continuer-a-vivre_a3286.html

☆ Instantanés #10 ☆

Une semaine clairement en demie teinte, avec une gastro au milieu (que le fiston a eu la grande bonté de partager avec moi). Avec à chaque fois l’impression de tomber dans une faille spatio-temporelle et le sentiment de ne pas voir le jour. Dommage avec ce beau temps qui persiste.

Sinon, nous on aime les leggings (qu’il faut acheter au rayon filles…) et encore plus les leggings avec des hiboux (suis tombée dans le piège du site chinois aliexpress….) 20141016_110810

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Encore des hiboux

J’ai l’impression d’un coup que mon fils, qui a fait son contrôle technique des 16 mois lundi où tout allait bien (serait-ce chez la pédiatre qu’il a chopé la gastro… ?), a passé une étape. Non, il ne marche toujours pas, mais il parle de plus en plus et on a l’impression qu’il comprend tout ce qu’on lui dit. Résultat, on ne parle plus de gâteau mais de G-A-T-O, sinon on est foutus (enfin pas pendant la gastro..)

Il y a eu quelques douceurs quand même cette semaine. Des confitures maison, des bons petits cookies… shot_1413015844316shot_1413282817355 J’ai retrouvé ma vieille tirelire que ma mère m’a ramenée de la maison de mes grands-parents vendue. Je crois que j’aimais déjà les hiboux !shot_1413466950945 Et je lis un beau livre (pour le club des lectrices), je vous en reparle vite. Cette semaine je suis en vacances, j’espère pouvoir lire un peu !

>> Bonne semaine