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Gaspard ne répond plus d’Anne-Marie Revol

J’ai reçu ce roman de la part de son auteure, j’avoue que je suis généralement peu encline à accepter ce genre de proposition, mais j’ai aimé le mail que l’auteure m’a envoyée, j’avais déjà entendu parler d’elle pour son précédent livre où elle évoquait le décès de ses 2 petites filles « Nos étoiles ont filé ». J’ai accepté, ce qui met toujours un peu la pression et alors que je suis dans une période où je lis très peu.

Pour faire court, Gaspard Ronsard dernier descendant du poète, participe au jeu de téléréalité « Un jour j’irai à Shanghai avec toi », copie vous l’aurez compris de Pékin Express. Il se retrouve au fin fond du Vietnam les 2 jambes cassées, « pris en otage » par une étrange vietnamienne parlant très bien le français. Pendant ce temps-là en France la chaine de télé s’affole et la mère adoptive de Gaspard aussi.

9782709656054-001-X_0Je n’ai pas envie de vous raconter plus de l’histoire (ou plutôt devrais-je dire des histoire) de ce pavé de plus de 400 pages mais plutôt vous dire que c’est un livre que j’ai lu avec beaucoup de plaisir, que je me suis attachée aux personnages tous plus rocambolesques et improbables les uns que les autres. Et même si j’ai un peu décroché dans la dernière partie du livre, j’étais comme « accrochée  » à ce livre ce qui ne m’était pas arrivée depuis longtemps.

Parce que c’est un livre bien écrit, avec un livre dans un livre  : on y lit les carnets d’un certain Hubert, un personnage haut en couleur, complètement délirant et passablement attachant et de ces carnets- là, j’en aurais bien pris encore davantage.

Le monde de la télé réalité y est parfaitement décrit et en prend bien pour son grade (l’auteure a l’air de très bien le connaitre, en effet, elle est journaliste télé).

Si rien n’est vraiment crédible dans ce livre (à part le monde de la télé qui ne donne pas du tout envie), on s’en fiche, on se laisse porter, parce que c’est souvent drôle, haut en couleur et plein de tendresse et de chaleur. Léger sans être creux. On sent que l’auteure s’est fait plaisir avec ce livre (surtout avec les carnets du fameux Hubert) et le lecteur en profite aussi !

Un grand merci à Anne-Marie Revol !

 

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Sélection albums sur la colère & la violence

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Ah cette « jolie » période du #terribletwo, où les petits se mettent dans des colères noires si difficiles à comprendre et à calmer pour nous parents. C’est aussi la période où ils se mettent à nous taper ou à taper les petits copains, ce qui nous embarrasse tant. On aimerait bien trouver des formules magiques qui n’existent pas… On essaye un peu tout, en passant par des livres.

Voici une petite sélection de livres autour des colères, de la violence, je trouve que malheureusement il existe assez peu de livres adaptés aux touts petits sur ces sujets un peu sensibles alors qu’on se sent souvent si démuni à cette période là où le langage est encore bien hésitant et la communication pas toujours évidente.

Sur la colère

  • La colère de Totam de Xavier Deneux

On vient de le découvrir et je le trouve très réussi, vraiment adapté aux touts petits. Un petit lapin n’arrive pas à construire sa pyramide, il se fâche de frustration. Grâce à son amie, il arrivera à chasser la colère. Il parlera aux petits, les dessins sont très mignons et doux.

  • La colère du dragon de Thierry Robberecht et Philippe Goussens.

Celui-ci on l’a beaucoup lu à une période où on n’avait rien d’autre et on le relit parfois, c’est l’histoire d’un petit garçon qui se transforme en terrible dragon. Le texte est un peu compliqué pour les touts petits mais je le trouve assez juste et mon garçon s’intéresse beaucoup aux illustrations.

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  • Grosse colère de Mireille d’ Allancé

Celui-ci semble être THE référence pour tous. Nous on ne l’a pas aimé du tout à la maison, depuis les illustrations jusqu’au texte. Il ne nous a pas parlé. Next.

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Sur la violence

  • Patapé à la récré de Sanders et Bisinski

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Ici c’est aussi tout à fait adapté aux touts petits, il y a « récré » dans le titre mais ça peut tout à fait s’adapter à la crèche. On le retrouve le duo qu’on connait déjà (tous les bisous, tous les bébés..).

Grand format cartonné, texte très simple et rigolo. Et comme d’habitude le message est : on se fait des câlins plutôt qu’on se tape, on chante des chansons/on joue de la musique plutôt qu’on s’énerve et la chute est (à découvrir derrière le livre). Ici, on adhère.

  • Si je te tape de Malika Doray

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Une référence ici encore avec Malika Doray et ses petits lapins, son univers bien à elle. Un gros album cartonné, des textes courts et simples, des illustrations expressives et un livre qu’on peut relire sans fin. Mon fils y est moins sensible.

Des livres doc qu’on a lu aussi, même si je ne suis pas très fan des illustrations et que je trouve les textes un peu compliqués, ça peut aider à mettre des mots et à faire s’exprimer l’enfant.

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Mariage en douce de Ariane Chemin

Ce livre permet de retracer l’histoire du mariage secret de Romain Gary et Jean Seberg dans un petit village corse en 1963, mariage loin des médias et des paparazzi de l’époque qui harcelaient déjà ce couple mythique.

J’avais lu le dossier du magazine Le monde l’année dernière qui dévoilait des photos de ce mariage resté secret. C’est ce dossier qui a permis à la journaliste de rencontrer le dernier témoin vivant du mariage secret de Gary et Seberg.

Si je n’ai pas eu le sentiment de lire de réelles révélations dans ce livre assez court qui permet de dresser un très rapide portrait de Romain Gary et de Jean Seberg (dans lesquels je n’ai évidemment rien appris), j’ai eu l’impression de revivre auprès d’eux un moment hautement symbolique, de me replonger dans une époque et un autre temps.gary

J’ai ressenti beaucoup de tendresse et de mélancolie à l’évocation de ce mariage caché, tenu loin de la foule et même du fils du couple (dont l’existence ne sera révélée qu’après). Un mariage qui a l’air presque subi, l’unique photo montrant un couple peu souriant, arrivé le matin et reparti le soir même par avion militaire. Le couple divorcera d’ailleurs en 1970 mais restera très proche.

On y apprend d’ailleurs que Gary retournera (incognito encore) sur les traces de ce mariage quelques mois avant sa mort et ce passage m’a émue.

On mesure bien à la lecture de ce livre la situation de pression politique et médiatique voire le harcèlement auquel le couple était déjà confronté. Gary avait d’ailleurs accusé publiquement le FBI d’avoir détruit sa femme.

Voici donc livre joliment écrit qui permettra à ceux qui connaissent peu ces deux amoureux au destin résolument tragique d’en savoir plus sur eux.

Merci à babelio pour ce livre.

Gary Seberg Mariage

 

 

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Chut on lit !

Pleins de nouveaux livres ont rejoint notre bibliothèque.

  • « Doudou où es-tu » de Lorea De Vos, chez les géniaux Marcel & Joachim dont je vous reparlerai très bientôt.

Ce livre très cartonné permet de se balader dans la maison de Léon à la recherche de son doudou, il va même à la cave (où ça fait un peu peur), les pièces de la maison sont représentées dans chacune des pages et des découpes permettent de passer d’une pièce à l’autre, d’un étage à l’autre. C’est très beau. Mon fils   a adoré car dès la première page on découvre que le petit Léon a le même sac à dos chouette que lui !

Gros succès !couv-doudou-ou-es-tu

Voir plus du livre ici

 

  • « Ma petite chambre » de Jo Witek et Christine Roussey

Ici aussi on se balade de page en page dans la chambre de la petite fille et on y suit toutes les aventures et les jeux qu’elle invente. Mon fils est encore un peu petit pour percevoir tout l’imaginaire de ce livre au format très original (reliure à l’allemande, c’est à dire qu’on tient le livre à l’horizontal et qu’on déplie chaque page vers le bas et cela ouvre une grande page), moi j’ai été séduite par l’énergie de cette petite fille qui joue au cow boy.

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(merci aux éditions La Martinière)

  • « Petit Renard » de Nicolas Gouny.

On est fan des illustrations de Nicolas Gouny toutes en couleur et en rondeur. Ici il utilise un procédé bien différent, de collage de feuilles et autres produits de la nature pour donner vie à un petit renard qu’on suit dans ses aventures de découverte du monde qui l’entoure.

A la fin le petit lecteur est invité à récolter ses propres feuilles pour réaliser ses collages, j’adore l’idée !

Petit renard

(Merci à Balivernes éditions)

Et on écoute
  • « Pouët » de François Hadli-Lazaro illustrée génialement par Delphine Durand.

Des titres originaux sur des thèmes qui parlent aux enfants, une reprise de « dans la salle du bar de la rue des martyrs », l’interprétation et la voix si singulière de François Hadli-Lazaro. On est hyper content d’avoir gagné ce livre grâce à Paris-mômes. Un vrai régal !

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Les livres sonores de chez Grund ont toujours autant de succès,

  • En ce moment, dans nos oreilles il y a : « Mon petit Chopin » illustré par Séverine Cordier

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  • et dans un style tout autre, « Mes premiers airs Rock » par Luce Dauthier  et Aurelie Guillerey

J’avoue avoir été un peu déçue au début des airs assez éloignés des titres originaux (et sans paroles donc) de Satisfaction, Should I stay or should I go mais mon fils aime bien !

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Merci à Grund pour ces livres

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A celui qui m’a fait mère

A celui qui m’a fait grandir, celui qui me permet de regarder le monde avec un nouveau regard rempli d’émerveillement et de joie, celui qui m’apprend tous les jours sur moi-même, celui qui me donne des ailes.

Celui qui fait gonfler mon cœur de fierté et d’émotion puissance 1000, celui qui me fait rire et danser tous les jours, et chanter et lire tous les jours.

Celui qui m’aide à panser mes peines et à remplir mes failles, celui qui me rend plus forte et j’espère un peu meilleure. Celui qui m’a rendu plus vivante.

Celui qui me guide et que j’aimerais guider le mieux possible.

Celui qui a les yeux qui pétillent et une si belle énergie, celui qui sait si bien observer le monde qui l’entoure, celui qui aime tant la musique, celui dont les fossettes et les bouclettes m’émeuvent tant.

A mon fils qui a 3 ans aujourd’hui.

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Lorette de Laurence Nobécourt

Il faudra que je vous parle de ce livre qui a résonné en moi rempli des mots si beaux  et si forts de Laurence Nobécourt ( j’ai beaucoup lu ses premiers textes écrits sous le nom de Lorette Nobécourt et  je l’avais retrouvée  avec plaisir avec Patagonie intérieure)

Elle signe ici un texte personnel, hyper intime, un texte d’une très grande puissance. Terriblement humain. J’y reviendrai, en attendant, je vous livre ses quelques mots.

« Je n’avais pas idée à quel point nous sommes constitués des lettres qui nous désignent, dont chacune porte une vibration qu’il nous revient d’habiter pleinement »

« Oui, la vie nous rabote. Jamais pour rien. Jamais pour blesser, mais pour nous façonner au plus parfait, et ainsi nous contraindre à la joie.

Il y a les deuils et la peine. Mais il faut poursuivre le voyage. Reprendre la route. Du point de départ. De la deuxième naissance. Reprendre la route avec la saine méfiance de ne rien tenir pour acquis. Rien d’autre. Comme le socle intérieur béni. Cet espace de sécurité qui n’appartient qu’à soi, que seule l’expérience de vie a conquis : Geborgenhiet. C’est un miracle qui perdure. Où la solitude est bonne. Paisible. Cet espace où il n’y a personne à sauver ni à convaincre. Rien. Plus personne à emmener que soi-même : ce minuscule fragment d’humanité, ces quelques lettres assemblées les unes aux autres, seulement cela, mais les emmener jusqu’au bout, jusqu’au seuil d’une vérité nouvelle.

Alors oui, je veux bien reprendre la route, mon sac est léger, je ne possède rien mais je connais mon nom. »

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Le Togoban #lesmotsdemonfils #7

Mon fils continue de nous régaler de jolies petites phrases et bons mots (« c’est pas vague » et « manger des pip » sont toujours  d’actualité)
Il dit « je me suis régalé » en mangeant des fraises, du fromage ou des « gâteaux au chocoya ». Il se gave aussi de gaufres qu’il  dévore plus vite que son ombre. Avec du « suc » ! Le matin il réclame des « bistoques avec du beurre doux » ou du beurre salé, ça dépend des jours.
Il aime faire du « togoban » mais ce qu’il  préfère de loin au square c’est jouer des heures dans le sable. De petit garçon  très  peureux il se transforme parfois en « je prends trop de risque » d’un coup et il me fait bien flipper.

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Aussi bien que jouer dans le sable, regarder les trains passer pendant des heures depuis le parc Montsouris.
Il aime (trop) les dessins animés et il lui en faut toujours des nouveaux « qu’on  connaît pas ». Si vous avez des conseils d’ailleurs parce que ceux que je trouve facilement sont parfois tellement laids et niais. Si vous avez aussi des super applis pour la tablette à conseiller.
Il lui faut de manière générale toujours du nouveau (pour jouer, pour manger, pour écouter).

Il a une drôle de notion de « c’est le dernier, après c’est fini » (il en faut toujours après)
Il supporte bien les nombreuses heures de trajets qu’on lui impose chaque jour en tramway, bus et métro même si sa phrase du moment c’est « c’est long ».
Il chante les comptines pendant des heures (petit papa noel au milieu) et nous raconte des histoires avec parfois des mots inventés  et ça me fait fondre.
Il retient tout ce qu’on dit (ndlr toujours se méfier de ce qu’on  dit)
S’il voit un papier de gâteau par terre, il est capable de reconnaître que c’est le même gâteau qu’on a mangé  3 semaines avant  avec ma meilleure amie.
J’aime  ses mots positifs « je suis content » « ca c’est une bonne nouvelle » et surtout quand il dit « je yaime mon doudou ».
Il se mélange dans les verbes pronominaux et les pronoms possessifs aussi. « Tu peux t’aider » veut dire en fait « Tu peux m’aider ». « Maman, ça c’est un cheveu de toi ».

On a trouvé comment remplacer la baignoire et ça c’est bien !IMG_20160522_204028
Sa dernière petite réflexion adorable d’hier suite à ma phrase, « je vais jeter un oeil ici » : « mais maman tu n’as pas jeté ton oeil ». (cf ndlr)

Bref il aura 3 ans le 8 juin….

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Treize d’Aurore Bègue

Dans ce premier roman d’Aurore Bègue, l’auteur évoque cette période si particulière qu’est l’adolescence mais c’est aussi et surtout le récit d’un drame et des jours qui le précèdent.

(Attention je spoile un peu)

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C’est le récit de l’été des treize ans de la narratrice, Alice, en vacances en famille dans le sud. On sent tout de suite de la tension, de cette tension qui précède les drames mais l’auteur brouille habilement les pistes.

L’auteur sait très bien décrire l’adolescence d’une jeune fille introvertie, mal dans sa peau et jalouse de sa grande sœur à qui tout réussit, pour qui tout semble simple. La toute jeune Alice pose un regard perspicace sur ses parents, sa grande soeur et sur elle-même. A travers ses yeux, on découvre une mère dépressive et on comprend très bien ce que peut ressentir une jeune fille face à une telle situation.

J’ai été moins convaincue par le personnage de la grande sœur, Marie, 16 ans, qui dans la même semaine perd sa virginité et couche avec le meilleur ami de son père, ce qui est le déclencheur du drame.

C’est un livre qui parle de culpabilité, de jalousie, de lâcheté, de regrets éternels, mais aussi de désir, des premiers émois, de toutes ces premières fois qui laissent des traces indélébiles.

L’écriture de l’auteur est délicate, légère et juste, tout en retenue, et elle m’a tenue en haleine jusqu’au bout. Ce livre m’a beaucoup fait penser à d’autres livres sur l’adolescence que j’ai lus récemment, depuis Le premier été de Anne Percin aux Locataires de l’été de Charles Simmons.

Un roman qui commence sur un air de vacances (la couverture aidant) et qui se termine en laissant un goût bien amer.

Merci aux éditions Fromentin

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Bribes de bonheur #4

Ses boucles folles que j’aime follement et que je ne peux imaginer couper

Ses boucles folles que j’aime follement

Une photo publiée par Delphinesbooks (@delphinesbooks) le

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Ses mots, ses petites phrases « je suis content » (« oh je suis content, je suis content » en sautant comme un dingue en regardant les trains passer). Sa façon de se régaler à manger une glace au « chocoyat », une tarte aux fraises. Sa spontanéité totale et désarmante

Passion regarder passer les trains Une photo publiée par Delphinesbooks (@delphinesbooks) le

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Les coquelicots si délicats croisés ici et là sur le chemin du métro

Le retour des coquelicots en ville #prairiefleurie #nopesticides

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La découverte de mon nouveau quartier

Paysage urbain #avenuedefrance Une photo publiée par Delphinesbooks (@delphinesbooks) le

J’aime mon quartier #ruedelavoy #paris13

Une photo publiée par Delphinesbooks (@delphinesbooks) le

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