Lorette de Laurence Nobécourt

Il faudra que je vous parle de ce livre qui a résonné en moi rempli des mots si beaux  et si forts de Laurence Nobécourt (dont j’ai beaucoup lu ses premiers textes écrits sous le nom de Lorette Nobécourt et que j’avais retrouvée  avec plaisir avec Patagonie intérieure)

Elle signe ici un texte personnel, hyper intime, un texte d’une très grande puissance. Terriblement humain. J’y reviendrai, en attendant, je vous livre ses quelques mots.

« Je n’avais pas idée à quel point nous sommes constitués des lettres qui nous désignent, dont chacune porte une vibration qu’il nous revient d’habiter pleinement »

« Oui, la vie nous rabote. Jamais pour rien. Jamais pour blesser, mais pour nous façonner au plus parfait, et ainsi nous contraindre à la joie.

Il y a les deuils et la peine. Mais il faut poursuivre le voyage. Reprendre la route. Du point de départ. De la deuxième naissance. Reprendre la route avec la saine méfiance de ne rien tenir pour acquis. Rien d’autre. Comme le socle intérieur béni. Cet espace de sécurité qui n’appartient qu’à soi, que seule l’expérience de vie a conquis : Geborgenhiet. C’est un miracle qui perdure. Où la solitude est bonne. Paisible. Cet espace où il n’y a personne à sauver ni à convaincre. Rien. Plus personne à emmener que soi-même : ce minuscule fragment d’humanité, ces quelques lettres assemblées les unes aux autres, seulement cela, mais les emmener jusqu’au bout, jusqu’au seuil d’une vérité nouvelle.

Alors oui, je veux bien reprendre la route, mon sac est léger, je ne possède rien mais je connais mon nom. »

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Le Togoban #lesmotsdemonfils #7

Mon fils continue de nous régaler de jolies petites phrases et bons mots (« c’est pas vague » et « manger des pip » sont toujours  d’actualité)
Il dit « je me suis régalé » en mangeant des fraises, du fromage ou des « gâteaux au chocoya ». Il se gave aussi de gaufres qu’il  dévore plus vite que son ombre. Avec du « suc » ! Le matin il réclame des « bistoques avec du beurre doux » ou du beurre salé, ça dépend des jours.
Il aime faire du « togoban » mais ce qu’il  préfère de loin au square c’est jouer des heures dans le sable. De petit garçon  très  peureux il se transforme parfois en « je prends trop de risque » d’un coup et il me fait bien flipper.

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Aussi bien que jouer dans le sable, regarder les trains passer pendant des heures depuis le parc Montsouris.
Il aime (trop) les dessins animés et il lui en faut toujours des nouveaux « qu’on  connaît pas ». Si vous avez des conseils d’ailleurs parce que ceux que je trouve facilement sont parfois tellement laids et niais. Si vous avez aussi des super applis pour la tablette à conseiller.
Il lui faut de manière générale toujours du nouveau (pour jouer, pour manger, pour écouter).

Il a une drôle de notion de « c’est le dernier, après c’est fini » (il en faut toujours après)
Il supporte bien les nombreuses heures de trajets qu’on lui impose chaque jour en tramway, bus et métro même si sa phrase du moment c’est « c’est long ».
Il chante les comptines pendant des heures (petit papa noel au milieu) et nous raconte des histoires avec parfois des mots inventés  et ça me fait fondre.
Il retient tout ce qu’on dit (ndlr toujours se méfier de ce qu’on  dit)
S’il voit un papier de gâteau par terre, il est capable de reconnaître que c’est le même gâteau qu’on a mangé  3 semaines avant  avec ma meilleure amie.
J’aime  ses mots positifs « je suis content » « ca c’est une bonne nouvelle » et surtout quand il dit « je yaime mon doudou ».
Il se mélange dans les verbes pronominaux et les pronoms possessifs aussi. « Tu peux t’aider » veut dire en fait « Tu peux m’aider ». « Maman, ça c’est un cheveu de toi ».

On a trouvé comment remplacer la baignoire et ça c’est bien !IMG_20160522_204028
Sa dernière petite réflexion adorable d’hier suite à ma phrase, « je vais jeter un oeil ici » : « mais maman tu n’as pas jeté ton oeil ». (cf ndlr)

Bref il aura 3 ans le 8 juin….

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Treize d’Aurore Bègue

Dans ce premier roman d’Aurore Bègue, l’auteur évoque cette période si particulière qu’est l’adolescence mais c’est aussi et surtout le récit d’un drame et des jours qui le précèdent.

(Attention je spoile un peu)

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C’est le récit de l’été des treize ans de la narratrice, Alice, en vacances en famille dans le sud. On sent tout de suite de la tension, de cette tension qui précède les drames mais l’auteur brouille habilement les pistes.

L’auteur sait très bien décrire l’adolescence d’une jeune fille introvertie, mal dans sa peau et jalouse de sa grande sœur à qui tout réussit, pour qui tout semble simple. La toute jeune Alice pose un regard perspicace sur ses parents, sa grande soeur et sur elle-même. A travers ses yeux, on découvre une mère dépressive et on comprend très bien ce que peut ressentir une jeune fille face à une telle situation.

J’ai été moins convaincue par le personnage de la grande sœur, Marie, 16 ans, qui dans la même semaine perd sa virginité et couche avec le meilleur ami de son père, ce qui est le déclencheur du drame.

C’est un livre qui parle de culpabilité, de jalousie, de lâcheté, de regrets éternels, mais aussi de désir, des premiers émois, de toutes ces premières fois qui laissent des traces indélébiles.

L’écriture de l’auteur est délicate, légère et juste, tout en retenue, et elle m’a tenue en haleine jusqu’au bout. Ce livre m’a beaucoup fait penser à d’autres livres sur l’adolescence que j’ai lus récemment, depuis Le premier été de Anne Percin aux Locataires de l’été de Charles Simmons.

Un roman qui commence sur un air de vacances (la couverture aidant) et qui se termine en laissant un goût bien amer.

Merci aux éditions Fromentin

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Bribes de bonheur #4

Ses boucles folles que j’aime follement et que je ne peux imaginer couper

Ses boucles folles que j’aime follement

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Ses mots, ses petites phrases « je suis content » (« oh je suis content, je suis content » en sautant comme un dingue en regardant les trains passer). Sa façon de se régaler à manger une glace au « chocoyat », une tarte aux fraises. Sa spontanéité totale et désarmante

Passion regarder passer les trains Une photo publiée par Delphinesbooks (@delphinesbooks) le

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Les coquelicots si délicats croisés ici et là sur le chemin du métro

Le retour des coquelicots en ville #prairiefleurie #nopesticides

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La découverte de mon nouveau quartier

Paysage urbain #avenuedefrance Une photo publiée par Delphinesbooks (@delphinesbooks) le

J’aime mon quartier #ruedelavoy #paris13

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Livre-jeu : où est passé doudou de Sophie Ledesma

Voici un petit livre habile, astucieux, ludique, un peu magique aussi.

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Un petit renard a perdu son doudou lapin. De pièce en pièce, il le cherche et l’enfant avec lui, grâce à sa petite lampe/loupe magique qui révèle des images dissimulées sous les images rouges.

Voici un petit livre-jeu bien sympathique, avec un mignon petit renard (bien dans l’air du temps), les couleurs ont des tonalités chouettes, bien dynamiques. Bien adapté aux plus petits, il permet de faire participer l’enfant à l’histoire et d’élargir le vocabulaire à chaque découverte.

La lampe est bien accrochée au livre (par un ruban (bonne idée) mais le livre est tout de même un peu fragile (ma petite brute de fils a réussi à déchirer la petite pochette qui reçoit la lampe au début du livre..).

A noter par contre, il y a une énorme faute d’accord dans le texte…. (« a changer »)

D’autres pages à découvrir ici

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Merci aux éditions La Martinière pour l’envoi de ce livre tout mignon !

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Alors que chante la jungle de Laurie Cohen & Marjorie Béal

Voici un très bel album à découvrir aux éditions Balivernes.c5be54d4878092567087bdc44a5c8f89

Un grand format, une couverture riche en couleur et à l’intérieur, on en prend pleins les yeux.

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Chaque double page permet de découvrir la jungle de l’intérieur et de partir à la recherche des richesses qu’elle cache dans sa végétation.

Les images ont fasciné mon garçon de (presque) 3 ans et il s’est beaucoup amusé à chercher les animaux cachés ici et là (on pourrait presque faire de ce livre un « livre-jeu »). Le texte lui, parfois poétique, s’adresse à des enfants plus âgés et il met en avant l’importance de préserver cette nature et ses richesses. Il fait notamment référence à Mowgli et au livre de la jungle.

Les illustrations sont très graphiques, les couleurs profondes sont magnifiques. J’ai été emballée par le travail de Marjorie Béal que je ne connaissais pas du tout.

Un très beau  livre tant au point du contenu que de la forme.AlorsQueChanteLaJungle_016

Un grand merci aux éditions Balivernes pour cette pépite à découvrir au plus vite.

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C’est pas vague #lesmotsquildit

Le temps file… et on oublie les petits mots, les petites phrases qui au quotidien pourtant nous portent.

Mon plus tout petit aura 3 ans début juin, j’ai l’impression qu’il grandit à vue d’œil (encore une taille de chaussure en plus) et en même temps, il veut rester un tout petit (« maman, porter ») qui ne veut pas être propre (refus total d’entendre parler du pot), qui ne veut pas s’habiller tout seul (« non, c’est pas facile »), qui a besoin que je reste auprès de lui pour dormir (pas merci le vieil immeuble années 30 TRES mal insonorisé et surtout les nouveaux petits voisins du dessus qui courent et hurlent à 22h30…).

Un petit garçon qui continue de très mal gérer les frustrations et les colères, qui lance tout, tape et crie beaucoup, un petit garçon très sensible qui a besoin de calme et de sérénité et que les tensions d’avant/pendant et post déménagement n’aident pas.

Un petit garçon qui nous pousse tous les jours dans nos derniers retranchements et qui nous fait douter tous les jours de notre capacité à gérer et à être parent…

Mais « c’est pas vague » comme il dit !

Et on va continuer de manger des « pip » (des chips..), de faire de la « nouvelle maison » notre maison, d’aller dans des « nouveaux parcs » (il y en a pleins de découvrir), de faire la cuisine (sa passion du moment), de prendre le tramway-bus-métro (tous les jours pour aller à la crèche/chez nounou), de chanter à tue tête, de se faire réveiller à 6h du mat (« maman j’ai fait un gros dodo »), d’aller dans les « gasins » acheter des gâteaux, de ramasser des fleurs, de se rouler dans l’herbe, de l’écouter s’inventer des histoires, de lire des livres (« pleins ! » « Encore un dernier ! »), de rire et de le regarder devenir un petit homme si pétillant, si attachant.

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Bribes

Déménager, perdre ses repères.

Quitter son cocon, même si celui-ci était devenu trop inconfortable, est toujours une expérience particulière, un moment symbolique.

Nous voici donc dans un autre appartement, plus grand et dans un quartier totalement différent et inconnu, à tel point que j’ai l’impression d’habiter une autre ville.

Tout cela est donc assez déstabilisant. Et plus on vieillit, plus il semble difficile de changer ses habitudes, finalement mon fils a l’air de mieux s’adapter que moi à ce nouvel environnement.

Donc, tout va bien mais une immense fatigue me tombe dessus (beaucoup de transports à prendre, hum..), mes livres sont toujours dans les cartons (j’ai d’ailleurs envie d’en donner pleins, pour m’alléger) et il va falloir du temps pour prendre ses marques.

Je vous dis à bientôt !

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Vendredi poésie avec Baudelaire

Les hiboux

Sous les ifs noirs qui les abritent,
Les hiboux se tiennent rangés,
Ainsi que des dieux étrangers,
Dardant leur oeil rouge. Ils méditent.

Sans remuer ils se tiendront
Jusqu’à l’heure mélancolique
Où, poussant le soleil oblique,
Les ténèbres s’établiront.

Leur attitude au sage enseigne
Qu’il faut en ce monde qu’il craigne
Le tumulte et le mouvement,

L’homme ivre d’une ombre qui passe
Porte toujours le châtiment
D’avoir voulu changer de place.

(Les fleurs du mal)

 

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Ca bouge !

Si vous avez suivi nos problèmes de logement, vous serez heureux d’apprendre que nous avons trouvé un nouvel appartement !

Nous déménageons mi avril, donc, je ne vais pas trop trainer par ici car j’ai quelques cartons de livres à faire.

A bientôtporte

 

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