brooklyn

Brooklyn – Colm Toibin

Lecture commune, lire les avis de Sunsi et de Dominique.

(Article en français et en anglais)

Portrait d’une femme et d’une époque révolue, ce livre respire la nostalgie. 

L’auteur

Colm Toibin est un écrivain irlandais né en 1955. Auteur de nombreux romans – je suis d’ailleurs sure d’en avoir déjà lu et aimé dans ma période irlandaise, mais incapable de me souvenir lesquels – il a reçu plusieurs prix littéraires. Brooklyn est sorti en 2009.

L’histoire

Nous sommes dans les années 50, Eilis, une jeune irlandaise, part vivre et travailler à New York, Brooklyn, car c’est la crise dans son pays et qu’on lui a trouvé un emploi dans un magasin en tant que vendeuse. Elle subit cette décision et finit par se faire à cette nouvelle vie loin des siens, elle suit des cours pour devenir comptable, rencontre de nouvelles personnes dont Tony, un jeune italien jusqu’à ce que…

Ce que j’en ai pensé

Le titre pourrait être trompeur car ici on évoque assez peu Brooklyn, c’est surtout le portrait d’une femme que l’auteur fait ici. Le début est lent, très lent et puis tout le roman est au final dans cette veine. J’avoue avoir eu du mal à comprendre cette jeune irlandaise qui subit plus sa vie qu’elle ne la choisit. Mais en ça, l’auteur a surement dressé  un portrait très juste et réaliste d’une époque et du statut des femmes. Il nous dépeint ainsi une période où les femmes subissent un destin tout tracé et où le poids des classes sociales est immense. Il a aussi très bien su raconter l’exil et les difficultés créées par l’éloignement et les cultures différentes.

Il en ressort un roman profondément nostalgique qui ne m’a pas vraiment passionnée, n’ayant jamais vraiment réussi à m’attacher à l’héroïne, touchante par moment seulement. Peut être aussi parce que ce genre de thème a déjà été mainte fois utilisé et que c’est ici de façon très classique. J’ai pensé à La fenêtre panoramique de Richard Yates, à l’ambiance de la série Mad men et surtout à la série Mildred Pierce que je viens tout juste de regarder.

Il y a du charme, c’est indéniable, de la sensibilité, tout y est distillé par petites touches, mais ce n’est pas assez pour moi, pour « m’emmener loin ». Il faut aussi dire que j’ai lu – fait rare – la 4ème de couv. de mon édition anglaise et qu’elle raconte trop du livre et donc on est en attente de plus. (encore un exemple de 4ème de couv. complètement improductive). Et puis c’est aussi le portrait d’une époque je suis ravie de n’avoir pas connue au fond…

A découvrir si on s’intéresse à cette période et qu’on a envie de nostalgie. Et si on a envie de lire en anglais (très accessible).

Lire les avis dAmanda , de Chaplum et de l’ogresse (très emballée et qui m’avait forcément donné envie de le lire)

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My opinion in English

The history 
We are in the 50’s, as Eilis, a young Irish girl, moves to New York, Brooklyn, because it is the crisis in her country and that someone found her a job in a store as a saleswoman. If at first she undergoes her new fate, she ends up getting to this new life far from home, she studies to become an accountant, meets new people including Tony, a young Italian until …

What I thought 
The title might be mistaken, as it is not really the portrait of the 50 Brooklyn here, but the portrait of a young woman. The beginning is slow, very slow but the whole novel is in the same vein. I admit I had trouble understanding this young Irish girl who does not choose her life but only undergoes it.  Anyway, surely the author has compiled a very fair and realistic portrait of an era and the status of women at that time. He also describes very well the difficulties of exile and the difficulties created by distance and different cultures. It is the portrait of an era when women suffered a destiny mapped out and where the weight of social classes was immense.

It is a deeply nostalgic novel. I never got really passionate about it, as I never really managed to cling to the heroin, touching at times only. It may also be because this kind of topic has already been used many times in art and here it done in a very classical way. It made me think of Revolutionary Road by Richard Yates, or the atmosphere of the series Mad Men or Mildred Pierce that I just watch.

One must not admit that there is charm, sensibility, everything is distilled in small touches, but it was not enough for me. The  back cover of my English edition tells nearly the whole story and so I was waiting for more (yet a fourth example of back cover completely unproductive). Glad I did not live at that time anyway.

I suggest this book only to those really interested by this period and in need of nostalgia.

 

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6 réflexions sur “Brooklyn – Colm Toibin

  1. Dominique dit :

    J’ai vu au livre les mêmes défauts mais il m’a beaucoup plus plu quand même. Peut-être parce que je connais des gens qui ont fait ce choix de partir (en Australie) et que j’ai un peu pu suivre via leur blog leur déracinement. Du coup, Brooklyn m’a souvent fait penser à eux.

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