Vers la sobriété heureuse // Pierre Rabhi (audiolivre)

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« Il ne suffit pas de se demander : « Quelle planète laisserons-nous à nos enfants? »; il faut également se poser la question : »Quels enfants laisseront-nous à notre planète? » »

Toute personne s’intéressant un minimum aux questions agricoles et environnementales connait forcément Pierre Rabhi, son mouvement colibris et ses livres. J’ai enfin pris le temps de le lire.

« Agriculteur, écrivain et penseur français d’origine algérienne, Pierre Rabhi est un des pionniers de l’agriculture biologique et l’inventeur du concept “Oasis en tous lieux”. Il défend un mode de société plus respectueux des hommes et de la terre et soutient le développement de pratiques agricoles accessibles à tous et notamment aux plus démunis, tout en préservant les patrimoines nourriciers. » (actes sud)

Pierre Rabhi égrène ici ses souvenirs d’enfance, d’un temps ancien loin de toute modernité en Algérie, d’un mode de vie respectueux de la terre. Il développe également toutes ses idées : l’agriculture biologique, « la décroissance soutenable », la lutte contre la société de consommation, le minimalisme, l’éducation, un mode vie responsable et en cohérence avec ses idées, etc. Des questions qui sont aujourd’hui beaucoup plus au centre des préoccupations des gens mais qui étaient bien plus marginales lorsque Pierre Rabhi a publié son texte en 2010. Des idées qui cependant restent encore tellement loin de la société de consommation d’aujourd’hui.

Le titre de ce livre est d’une grande beauté et dit tout à mon sens. L’écriture est d’une grande simplicité avec de très beaux passages plein d’une si belle « sagesse ». Certaines idées me semblent d’ailleurs aujourd’hui une évidence, d’autres sont un peu extrêmes ou illusoires (le rejet de toute modernité, un mode de vie exclusivement rural) cependant ce livre est un appel à une remise en question totale de nos modes de vie et à une forme de résistance salutaire. A lire & à relire.

J’ai écouté ce livre grâce à masse critique de babelio. J’ai d’ailleurs apprécié la voix douce de Pauline Huruguen pendant cette lecture.

« En même temps que le réenchantement du monde que nous aurons à accomplir, la beauté étant à l’évidence une nourriture immatérielle absolument indispensable à notre évolution vers un humanisme authentique, nous devons également et impérativement trouver une façon juste d’habiter la planète et d’y inscrire notre destin d’une manière satisfaisante pour le cœur, l’esprit et l’intelligence. J’entends par beauté celle qui s’épanouit en générosité, équité et respect. Celle là seule est capable de changer le monde, car elle est plus puissantes que toutes les beautés créées de la main de l’homme, qui, pour foisonnantes qu’elles soient, n’ont pas sauvé le monde et ne le sauveront jamais. En réalité, il y va de notre survie. Le choix d’un art de vivre fondé sur l’autolimitation individuelle et collective est des plus déterminants; cela est une évidence. »

Vers la sobriété heureuse de Pierre Rabhi, lu par Pauline Huruguen
Éditions Thélème
CD. Texte intégral – 3 h 27 d’écoute

Le corps messager // Isabelle Filliozat et Hélène Roubeix

Sous titre : Quand la maladie nous parle de nous6666

Réédition d’un texte publié pour la première fois en 1988. C’est en fait le mémoire de recherche en Analyse Transactionnelle d’Isabelle Filliozat, complété par des apports d’ Hélène Roubeix, également analyste transactionnelle.

Le moins qu’on puisse dire c’est qu’Isabelle Filliozat aujourd’hui reconnue pour ses textes autour de l’éducation bienveillante/parentalité positive était visionnaire.

En effet, autant aujourd’hui l’idée d’une origine psychosomatique de la maladie est clairement répandue et mieux acceptée aujourd’hui autant elle était innovante en 1988. Ici est mis en avant une vision globale de la maladie et des liens évidents entre le corps et l’esprit.

Le texte, pas toujours évident à appréhender pour des novices et également surement daté sur certains aspects, est illustré de nombreux exemples et témoignages pour certains assez troublants notamment autour du développement du cancer du sein.

Ce que je retiens : ce livre nous montre à quel point il est important d’être à l’écoute de son corps. Il rend aussi l’être humain « responsable » de ses maladies, ce qui n’est pas facile à accepter.

Merci à babelio et masse critique pour ce livre

 

Le corps messager par Isabelle Filliozat

🍓2 livres sur l’alimentation 🍡

2 livres que je ne peux que vous conseiller. Un livre qui dénonce et un livre qui permet de mieux se repérer dans les rayons des supermarchés.

Vous êtes fous d’avaler ça // Christophe Brusset

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Voici un livre que j’ai lu il y a déjà fort longtemps, mais qui m’a vraiment fait froid dans le dos. On y découvre (sans grande surprise quand on se renseigne depuis un moment déjà sur les dérives de l’industrie agro alimentaire) qu’on nous fait vraiment manger  n’importe quoi mais surtout des choses de très mauvaise qualité et mauvaise pour la santé qui plus est.

On y découvre que l’industrie agro alimentaire se fout vraiment de nous, que les pratiques frauduleuses y sont monnaie courantes.

Par exemple, quand une étiquette indique que c’est fait un produit français, cela peut-être juste parce que la France est son lieu de transformation. Dedans il peut y avoir pleins de blé chinois contaminé aux pesticides. L’auteur nous apprend aussi que le poivre qu’on peut consommer peut-être rempli de crottes de souris. Le miel ne contient pas de miel tout comme la confiture à la fraise. Tout se transforme pour être masqué.

Après la lecture d’un tel livre qui rend hyper méfiant et quand on déteste faire à manger comme moi, on cherche des moyens d’acheter du « tout prêt » pas trop dégueu, on se tourne alors vers de type de livres, même si on dévient de plus en plus méfiant.

Le bon choix pour vos enfants, les meilleurs aliments de 0 à 16 ans

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Alors évidemment, c’est plein de bon sens et le « moto » du livre est « c’est meilleur quand c’est fait maison » avec des produits de bonne qualité mais ça donne aussi des pistes pour acheter des choses qui contiennent le moins d’additifs possibles.

Tout est passé au crible, les produits ont été analysés par « 10 journalistes scientifiques et diététiciens de LaNutrition.fr   » en toute indépendance (selon leur propres dires).

pour en savoir plus

Si la plupart n’est pas une grande découverte, on continue de fuir les kiri et autres knacki, on découvre qu’au sein d’une même marque (même bio) certains yaourts contiennent des fruits quand d’autres n’en contiennent pas et que certaines marques sont clairement à éviter totalement car elles ajoutent des additifs à la pelle (genre toute la gamme blédina pour touts petits..). Certaines analyses m’ont un peu surprise et parfois un produit est classé en « vert » alors qu’un autre qui semble presque similaire au niveau de la compo est en rouge (à éviter). De plus, des produits comme le nutella ou le coca ou encore mac do y figurent quand même….

Donc, méfiance sur leurs méthodes mais au final ce qu’il faut retenir, c’est « apprenez à lire la composition ».

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Ecolo en herbe, pour une planète au top // Elise Rousseau et Dorothée Jost

129766_couverture_hres_0Un livre pour les enfants à partir de 9 ans qui donne des pistes pour pratiquer l’écologie au quotidien.

La maquette est très chouette, les textes aussi (et ce n’est pas parce que je connais Elise et son véritable engagement dans l’écologie que je dis ça). Des textes clairs, pleins d’infos, des concepts mais aussi des astuces et des trucs pratiques. De la surconsommation, à la gestion des forêts, de l’obsolescence programmée à la pollution des mers, etc.

Complet et ludique, un livre qui fait réfléchir, qui rend plus responsable et qui ne peut que donner aux enfants envie de s’y mettre !

Pour feuilleter un extrait

Pour en savoir plus sur Elise Rousseau, je vous invite à vous rendre sur son blog. Elle y raconte notamment son dernier voyage en Mongolie et c’est absolument passionnant.

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Mariage en douce de Ariane Chemin

Ce livre permet de retracer l’histoire du mariage secret de Romain Gary et Jean Seberg dans un petit village corse en 1963, mariage loin des médias et des paparazzi de l’époque qui harcelaient déjà ce couple mythique.

J’avais lu le dossier du magazine Le monde l’année dernière qui dévoilait des photos de ce mariage resté secret. C’est ce dossier qui a permis à la journaliste de rencontrer le dernier témoin vivant du mariage secret de Gary et Seberg.

Si je n’ai pas eu le sentiment de lire de réelles révélations dans ce livre assez court qui permet de dresser un très rapide portrait de Romain Gary et de Jean Seberg (dans lesquels je n’ai évidemment rien appris), j’ai eu l’impression de revivre auprès d’eux un moment hautement symbolique, de me replonger dans une époque et un autre temps.gary

J’ai ressenti beaucoup de tendresse et de mélancolie à l’évocation de ce mariage caché, tenu loin de la foule et même du fils du couple (dont l’existence ne sera révélée qu’après). Un mariage qui a l’air presque subi, l’unique photo montrant un couple peu souriant, arrivé le matin et reparti le soir même par avion militaire. Le couple divorcera d’ailleurs en 1970 mais restera très proche.

On y apprend d’ailleurs que Gary retournera (incognito encore) sur les traces de ce mariage quelques mois avant sa mort et ce passage m’a émue.

On mesure bien à la lecture de ce livre la situation de pression politique et médiatique voire le harcèlement auquel le couple était déjà confronté. Gary avait d’ailleurs accusé publiquement le FBI d’avoir détruit sa femme.

Voici donc livre joliment écrit qui permettra à ceux qui connaissent peu ces deux amoureux au destin résolument tragique d’en savoir plus sur eux.

Merci à babelio pour ce livre.

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Coquelicot et autres mots que j’aime – Anne Sylvestre

Quel bonheur que ce livre20150109_090417Une lecture qui m’a accompagnée ces quelques jours et dont je ressors le sourire aux lèvres.

« On s’ennuierait beaucoup si on ne pouvait s’amuser avec les mots, même à leurs dépens.
Je suis sûre qu’ils aiment ça. »

J’ai un attachement tout particulier à Anne Sylvestre.  J’adorais ses chansons quand j’étais enfant et je les réécoute aujourd’hui avec grand plaisir en les faisant découvrir à mon fils. Anne Sylvestre n’est pas qu’une chanteuse pour enfant soit dit en passant et lire ce livre m’a d’ailleurs furieusement donné envie d’écouter ses autres chansons.

Ces cours textes m’ont charmée. 80 mots. 80 chapitres, autant de petits bonheurs.
Anne Sylvestre évoque des mots qui ont compté ou qui comptent. Beaucoup sont liés au passé ou à l’enfance d’Anne sylvestre. Il s’en dégage une douce nostalgie,  un parfum d’enfance, beaucoup de gaité aussi.

C’est parfois la sonorité du mot ou son sens qui font que l’auteur a un attachement à ce mot.
En attendant, nous avons quelques mots en commun. Il y a le mot « livre » évidemment, mais aussi « libellule », « paletot », « espérance », « myosotis », « encre », autant de mots évocateurs…

A travers ces mots, c’est le portrait d’une femme sensible, drôle et si vivante qui se dessine en filigrane.

Ma mère ne pouvait pas mieux tomber en m’offrant ce livre qui s’apparente à une lecture doudou.

« C’est un peu ce que j’ai le sentiment de faire avec ce livre. Un souvenir d’enfance, une histoire, un piano, encore un souvenir, un râteau, une peine d’amour (mais ça ne se voit pas), un parfum, une mélancolie, un jeu, un chagrin, un escalier, un personnage, un meuble, un verbe, des regrets, une vache, un frère, de l’eau, un paysage, une colère, un rutabaga, deux frères, des larmes, des sourires et puis voici mon coeur… »

 

Lire le monde de Michèle Petit

20141108_130853Lire rend le monde plus habitable…

Michèle Petit est anthropologue, spécialiste de la lecture. Elle travaille autour de trois axes :

  • Lecture, relation aux livres et aux bibliothèques.
  • La lecture dans des espaces en crise.
  • Rôle de la lecture dans la construction de soi.

J’ai déjà parlé de son précédent livre L’art de lire et j’avais forcément aimé aussi son livre lu avant le blog, Eloge de la lecture.

Dans ce livre, sous titré « Expériences de transmission culturelle aujourd’hui« , l’auteur revient sur l’importance de la lecture dans la (re)construction de soi, mais aussi sur le fait que la lecture est mise à mal aujourd’hui, parce qu’on nous demande sans cesse de prouver sa rentabilité immédiate alors même que justement la lecture et plus largement la culture ne peut être mesurée dans ces termes là.

L’auteur explique au début du livre à quoi ça sert de lire et montre l’importance des personnes en charge de la transmission de la lecture et plus largement de la culture, bibliothécaires, enseignants, médiateurs, qu’elle nomme tous passeurs de livres.

Le livre est émaillé d’expériences du monde et de citations qui m’ont toutes touchées à leur façon, j’ai passé mon temps à corner le livre.

Je me suis forcément reconnue de façon personnelle dans son ode à la lecture mais aussi de façon professionnelle lorsqu’elle évoque le rôle des bibliothèques et bibliothécaires. Même si je n’ai pas besoin d’être convaincue du bien fondé de ce que les bibliothèques font, cela fait toujours du bien de lire des expériences similaires et ce, à l’échelle du monde. Elle dit que la lecture est une comme une cabane, ce qui m’a fait penser au nom de la salle petite enfance de ma bibliothèque qui s’appelle donc la cabane. Elle évoque aussi une « chambre à soi » (Virginia Woolf) et elle cite Nuala O’Faolain que j’aime tant.

J’aime lire Michèle Petit car elle a vraiment à coeur de faire passer le plus simplement possible et en même temps avec beaucoup de conviction ce qu’elle observe depuis des années dans ses travaux de recherches, dans des situations parfois très extrêmes : la possibilité qu’offrent les histoires/la littérature de retrouver un espoir et de donner du sens.

Il y a tant à noter dans les mots de Michèle Petit :

« Lire et se souvenir de ses lectures ou de ses escapades culturelles, cela sert à projeter sur le quotidien un peu de beauté, à donner un arrière-plan poétique à sa vie, à ébaucher des histoires qui peut-être ne se réaliseront jamais, mais qui sont une part de soi-même. »

« Ce qu’il s’agit de lire, par le détour des pages, c’est soi-même et ce monde »

« Ce que l’on constitue en lisant semble très proche de ce qu’on élabore au fil des voyages : une réserve sauvage et poétique que l’on pourra revisiter, quelquefois bien longtemps après. »

«Je te donne des chansons et des récits pour que tu te les redises pour traverser la nuit, pour que tu n’aies pas trop peur du noir et des ombres. Pour que tu puisses peu à peu te passer de moi, te penser comme un petit sujet distinct, puis élaborer les multiples séparations qu’il te faudra affronter. Je te livre des bribes de savoir et des fictions pour que tu sois à même de symboliser l’absence et d’affronter, autant que faire se peut, les grandes questions humaines, les mystères de la vie et de la mort, de la différence des sexe ; la peur de l’abandon, de l’inconnu, l’amour, la rivalité. Pour que tu écrives ta propre histoire entre les lignes lues »

« Tout au long de la route, et quelle que soit la culture qui les a vus naître, les humains ont soif de beauté, de sens, de pensée, d’appartenance. Ils ont besoin de figurations symboliques pour sortir du chaos. Et l’on se demande par quel tour de passe-passe on a pu réduire la littérature et l’art à des coquetteries de nantis ou les bibliothèques à de simples lieux d’ « accès à l’information ». Ce sont aussi des conservatoires de sens où l’on trouve des métaphores scientifiques qui mettent en ordre le monde qui nous entoure, et des métaphores littéraires, artistiques, issues du travail lent, en retrait, d’écrivains ou d’artistes ayant accompli un travail de transfiguration de leurs propres épreuves. Leurs oeuvres nourrissent les rêves, les pensées, les désirs, les conversations sur la vie, tout en amadouant les « bêtes énormes et inconnues » qui passent quelquefois mystérieusement près de nous. »

Un grand merci à Babelio et aux éditions Belin pour l’envoi de ce livre

 >>> un lien à lire !

Je peux écrire mon histoire – Abdulmalik Faizi

2014-10-14_202013J’ai lu ce livre  dans le cadre de la voie des indésopération de libfly à laquelle ma bibliothèque participe cette année pour la 1ère fois. J’ai choisi ce titre parce que c’est le témoignage d’un jeune réfugié Afghan. Nous avons beaucoup de demandeurs d’asile qui viennent dans notre bibliothèque.

Abdulmalik Faizi n’a pas 16 ans quand il doit quitter l’Afghanistan parce que presque toute sa famille a été assassinée par les talibans et que sa vie est menacée. Son oncle paye un passeur pour l’envoyer en Europe.

Abdulmalik Faizi nous raconte son périple de neuf mois pour arriver jusqu’en France où il vit aujourd’hui Il va devoir passer par l’Iran, la Grèce et  l’Italie pour arriver en France. Les conditions dans lesquelles il voyage sont effroyables, il va même risquer sa vie plusieurs fois.

La dernière partie du texte est dédiée à ses premiers mois en France, à Mulhouse, où il est tout d’abord protégé du fait qu’il est mineur et ainsi pris en charge et scolarisé. Il réussit d’ailleurs brillamment ses études.

Malheureusement on lui refuse le statut de réfugié politique qu’il demande à sa majorité. Un élan de générosité va alors se mettre en place autour de lui, il est soutenu notamment par ses professeurs et obtient la possibilité de rester en France pour faire ses études.

C’est un texte qui met en lumière les conditions terriblement difficiles voire inhumaines que les réfugiés doivent endurer pour arriver en Europe. Il nous fait prendre conscience des risques incensés que ces réfugiés doivent prendre. Il permet aussi d’en apprendre plus sur le système des passeurs.

Dessin de Abdulmalik à son départ d'Afghanistan (©Bearboz)On aimerait tant qu’à son arrivée en France, tout aille bien pour Abdulmalik mais ce qu’il raconte montre bien les difficultés que rencontrent les demandeurs d’asile sur notre territoire.

Si le texte a quelques maladresses et répétitions, il a le mérite de nous faire voir de l’intérieur ce que traversent ces réfugiés.

Rédigé par une journaliste, Frédérique Meichler,  à laquelle il a raconté son histoire, ce témoignage est également illustré par des dessins en noir et blanc de Bearboz, qui accompagnent très bien le texte.

C’est un texte très dur mais aussi poignant et plein d’espoir. Abdulmalik Faizi a aujourd’hui 21 ans, il continue ses études à Versailles et espère aujourd’hui pouvoir retrouver son frère, unique survivant de sa famille et resté en Afghanistan. «Je voudrais retourner une fois en Afghanistan pour retrouver mon petit frère rescapé. Je n’ai pas de nouvelles de lui depuis plusieurs années, je ne suis même pas sur qu’il soit en vie

http://www.mediapop-editions.fr/portfolio/je-peux-ecrire-mon-histoire/

http://www.dailyneuvieme.com/Abdulmalik-refugie-a-Paris-j-avais-besoin-d-ecrire-mon-histoire-pour-continuer-a-vivre_a3286.html

Omaha beach, 6 juin 1944 de Jean-David Morvan et Dominique Bertail

Un livre inclassable

Ce livre est à la fois une bande dessinée, un recueil de photos et une mini biographie de Robert Capa.

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La bande dessinée raconte l’histoire de la prise de vue de la photo du soldat en couverture lors du débarquement le 6 juin 1944 (cette photo porte le nom de « the face in the surf »). Le dessin en noir et blanc est très réaliste.

La photo a été prise par Robert Capa pour Life magazine. Il reste seulement 11 photos qu’on a appelé « the magnificent eleven » et qui sont présentées au milieu du livre. (un « accident » de laboratoire fait qu’elles ont failli être toutes perdues et que les 11 restantes sont floues)

La dernière partie du livre  raconte le « destin » de ces photos qui auraient pu être perdues, l’histoire du soldat qu’on a finit par retrouver mais aussi l’histoire de Robert Capa, photo reporter engagé qui perdit la vie en Indochine en sautant sur une mine en 1954. Cette partie inclue de nombreuses photos.

J’ai été très émue de voir ces 11 photos, seul témoignage visuel du débarquement.

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J’ai aussi été très intéressée par cette histoire que je ne connaissais pas du tout, ni celle des photos, ni celle de Robert Capa dont le nom est aujourd’hui encore associé à une certaine vision du photo journalisme. C’est lui qui a crée l’agence de photo Magnum.

C’est l’histoire d’un homme exceptionnel et cela m’a donné envie d’en savoir plus sur lui.

Une expo lui avait été consacrée à la BNF en 2004, cf le site qui lui est dédié.

Un article à lire

Mémé de Philippe Torreton

Un livre où l’acteur rend hommage à sa grand-mère normande adorée.

« Mémé, ça ne se dit plus, mais c’était ma mémé. »

meme2Un livre qui m’a replongée dans mon histoire personnelle. Parce que l’auteur nous parle de sa région d’origine qui est aussi la mienne par mon père, et parce qu’on a tous eu une grand-mère.

La mienne (celle du côté de ma mère, je n’ai pas connu ma grand-mère paternelle, décédée quand mon père était enfant) était née la même année que celle de Philippe Torreton, en 1914 et je l’appelais aussi mémé.

Ce livre nous parle de cette grand-mère d’un autre temps, d’une autre époque. Une grand-mère qui a travaillé dur toute sa vie à la ferme, une grand-mère pour qui rien n’était superflu, tout était nécessaire, se recyclait (une grand-mère écolo avant l’heure). Une femme qui s’est entièrement dévouée à sa famille et à ses enfants. A travers sa grand-mère, Philippe Torreton dresse aussi le portrait d’une époque, d’une vie simple et rurale.

J’ai déjà parlé de ma grand-mère, ma mémé, ici. Beaucoup de choses dans ce livre me l’ont rappelé, jusqu’à sa fin triste (avec la maladie de Parkinson).

Un livre-hommage plein de tendresse qui me donne envie de rendre hommage à mon tour à ma grand-mère, un petit bout de bonne femme au caractère bien trempé, qui savait tenir un commerce et auprès de qui j’ai passé toutes mes vacances, enfant.

Un livre évidemment plein de nostalgie mais qui est si doux à lire… Un beau texte sur la famille, sur la transmission.

« Mémé, c’est ma mémé, même si ça ne se dit plus. Mémé me manque. Ses silences, ses mots simples au Scrabble, sa maison enfouie sous les pommiers et son buffet d’avant-guerre. Ce texte est subjectif, partial, amoureux, ce n’est pas une enquête, ce n’est pas une biographie, c’est ce que j’ai vu, compris ou pas, ce que j’ai perdu et voulu retenir, une dernière fois. Mémé, c’est mon regard de gamin qui ne veut pas passer à autre chose. »

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