Ma vie trépidante

Ce que j’aime dans les livres

Dans la suite du tag Comment choisis-tu tes livres, car je me rends compte qu’il y a beaucoup à dire encore (ou bien suis-je décidément bien bavarde, voire intarissable sur le sujet).
Ce que je recherche dans un livre, c’est une rencontre avec une voix et un style que je vais admirer.
Bien sûr, il y a la lecture plaisir uniquement, mais ce que j’aime avant tout c’est être en admiration. Je n’aime pas trop la facilité. J’aime bien lire Anna Gavalda ou de la chick lit, c’est joli, ça fait du bien, mais bon…. c’est vite oublié.
J’aime avant tout quand une œuvre fait résonance et laisse des traces. J’aime le pouvoir et la force des mots.
J’aime être surprise et partir loin, vers un univers que je n’aurais pas soupçonné.
Je fuis les grands succès médiatiques, les best sellers, ça m’énerve. Les Dan Vinci Code, Twilight et autre millenium, très peu pour moi. J’essaye, j’aime pas. Tout ça a déjà été écrit avant et mieux. On me taxera d’élitisme, et on aura sûrement raison. J’assume.

A chaque roman qu’on écrit ou qu’on lit on change de passé. Pascal Quignard. Sur le jadis

> Voilà ce que je recherche dans la littérature. Quignard, un auteur profondément érudit qu’on pourra taxer d’abscons, mais voilà il écrit divinement bien, ses mots me touchent et m’emportent.

J’ai commencé ma vie comme je la finirai sans doute : au milieu des livres. Jean-Paul Sartre, Les mots

> je n’ai pas commencé ma vie au milieu des livres, mais depuis qu’ils m’ont trouvé, ils ne m’ont jamais quitté.

Les livres me donnaient confiance. Sentiment assez indéfinissable. Ils représentaient une force sûre, un secours permanent. Toujours réceptif un livre ! A la première lecture on a laissé une marque à telle ou telle page, le coin plié, c’est le passage qui répondait à une préoccupation, à un doute. Le dialogue est ininterrompu. D’autant plus vaste qu’on y ajoute tout ce qu’on veut. L’auteur ne fait que poser les jalons indispensables. A vous de faire la tournée d’inspection. Louis Calaferte, Septentrion

> J’adore corner les pages, et retrouver plus tard ces pages cornées et les passages aimés qui s’y trouvent.
Je n’utilise jamais de marque page – sauf pour un livre emprunté – car au fond j’aime marquer le livre de mon empreinte et j’aime conserver les livres aimés et cornés ! 
J’aime les vieux livres dont le papier est jauni et a cette odeur si particulière.
J’aime ces vieilles éditions qui ont vécu et qui sont chargées de leur propre histoire, et y trouver par exemple les initiales de ma mère et des notes ou phrases soulignées.

(L’illustration s’appelle “Smell” – SZ MAGAZIN)

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10 réflexions au sujet de « Ce que j’aime dans les livres »

  1. « J’aime avant tout quand une œuvre fait résonance et laisse des traces. J’aime le pouvoir et la force des mots. »
    Bien dit ça. Moi aussi. Tout à fait.
    En revanche, les pages cornées et les livres jaunis, je n’aime pas du tout :/

  2. Je vois bien qu’il a 2 écoles : les anti pages cornées et les pro. :-)
    Pourtant j’aime l’objet livre, mais j’aime qu’il ait justement les traces de ses lectures et lecteurs. C’est aussi pour ça que j’aime bien acheter des livres d’occas.

  3. J’avais lu, quand j’étais petite, une bande-dessinée qui disait que quand on corne les pages d’un livre ou qu’on le retourne à plat, cela fait mal au livre. Depuis, sans doute par une sorte d’animisme, je ne le fais plus.

  4. Ah les pages cornées… Tout un débat. Bon, moi, je suis farouchement contre mais par contre, j’aime que les lectrices me laissent un petit mot dans mes livres fétiches.

  5. Je ne pensais pas que ce tag allait autant te marquer ;)
    Comme Reka, je n’aime pas les cornes, mais par contre, je n’ai rien contre les vieux livres.
    Avant pour moi un livre c’était très important, il fallait qu’il soit impeccable, neuf, sans le moindre accro. Maintenant je pense effectivement qu’un livre ça doit vivre et circuler, être partagé, mais toujours pas corné ;)

  6. Ah, je sens que j’ai touché un point sensible avec cette histoire de pages cornées !
    J’aime le livre en tout qu’objet, mais avant tout pour moi, un livre, c’est un texte. Je n’ai jamais « sacralisé » l’objet.

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