Littérature américaine

Délicieuses pourritures – Carol Joyce Oates

Premier roman que je lis de cette auteur américaine, dont j’ai entendu parler pour Blonde, son pavé sur Marilyn Monroe. C’est tout autre chose ici, un roman très court paru en 2003. Apparemment une bonne façon de découvrir cet écrivain – très prolixe –  j’ai donc tenté. Et je l’ai lu en une journée.

L’histoire

Gillian, 44 ans en 2001, raconte ses 20 ans en 1975, alors qu’elle était étudiante en littérature. Elle s’amourache de son professeur de poésie. Il va user et abuser d’elle avec sa femme Dorcas, artiste. Elle se vengera.


Ce que j’en ai pensé

C’est somme toute assez banal comme histoire. Et dans la forme, ce roman est assez classique. Ce qui est intéressant c’est les références à la littérature – le titre (Beasts en anglais) est tiré d’un poème de D.H. Lawrence, cité ci-dessous – et à la mythologie.

La perversité du couple est surtout suggérée, jamais racontée, c’est peut être la force de ce livre, l’ambiance créée et suggérée.
Pas de suspense par contre, on sait dès le début la vengeance à venir.
Donc, un petit livre pas inintéressant, mais que j’ai trouvé assez court, trop court pour m’attacher aux personnages.

Cela ne m’a pas donné envie en tout cas de lire davantage de cette auteur.


Extraits
Je vous aime, pourries,
Délicieuses pourritures.
… merveilleuses sont les sensations
infernales,
Orphique, délicat
Dyonisos d’en bas

D.H. Lawrence, « Nèfles et sorbes »

D’autres avis
Sur blog-o-book, chez Liyah, chez Pickwick

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5 réflexions au sujet de « Délicieuses pourritures – Carol Joyce Oates »

  1. J’aime beaucoup J.C.O (je suis loin d’avoir tout lu : il y en a tellement!) mais c’est le plus mauvais livre d’elle que j’ai lu : trop de banalités et pas mal de clichés. « Blonde » est très bien mais je conseillerais aussi « Haute enfance » (ça reste de toute façon un univers sombre à la limite du glauque) et surtout son journal qui est presque aussi bien que le journal de Virginia Woolf.

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