Littérature américaine

Et les hippopotames ont bouilli vifs dans leur piscine ~ Burroughs & Kerouac

Roman écrit en 1945, à quatre mains, par Jack Kerouac, qui a alors 22 ans, et par William S. Burroughs, 30 ans.

Kerouac écrit les chapitres dédiés à Mike Ryko et Burroughs les chapitres dédiés à Will Denison, ils se mettent chacun en scène et racontent chacun à leur tour leur version de cette histoire vraie : le meurtre de Dave Kammerer par Lucien Carr, renommés ici. L’histoire a apparemment été fortement romancée par les 2 auteurs.

Ce qu’en disait Burroughs : Kerouac et moi, on avait évoqué la possibilité d’écrire un roman à quatre mains, et on a décidé de s’attaquer à la mort de Dave. On écrivait nos chapitres chacun à tour de rôle, et on se les lisait. On savait parfaitement qui écrirait quoi. On ne visait pas l’exactitude, mais seulement l’approximation. On a eu grand plaisir à le faire. Il va de soi que chacun écrivait ce à quoi il avait assisté : Jack savait ceci et moi cela. On a romancé. Dans la réalité, le meurtre a été commis avec un couteau, pas avec une hachette. Comme il ne fallait pas qu’on puisse reconnaître les personnages, j’ai fait de Lucien un Turc. Kerouac n’avait encore rien publié, on était de parfaits inconnus. Toujours est-il que personne n’a voulu de notre histoire. On est allés trouver une vague agente qui nous a dit : « Mais quel talent, vous êtes de vrais écrivains !

Ce roman vient juste d’être édité en France, Lucien Carr étant décédé en 2005 après avoir purgé une peine de prison pour ce meurtre et exercé en tant que journaliste pendant de longues années.

Je dois dire que j’ai pris beaucoup de plaisir à lire ce livre car si le meurtre est au centre de l’histoire , une bonne partie du livre est  dédiée à la description du mode de vie et du quotidien de cette bande de jeunes new yorkais, épicuriens et bohèmes qui passent leur temps à manger, boire (beaucoup), écouter du jazz, baiser, à dormir les uns chez les autres, à chercher le plaisir encore et toujours, et ce, alors même que la guerre bat son plein en Europe.

L’écriture est légère et libre, la cohérence entre les chapitres se fait très bien. Par contre, on m’avait dit qu’on pouvait distinguer l’écriture de Burroughs et de Kerouac, mais je n’ai pas vraiment réussi à le faire, peut-être est-ce dû à la traduction…

Ces deux là nous dressent ainsi le portrait d’une époque, d’une génération emplie de liberté. Ils annoncent ainsi le mouvement mythique que sera de la beat generation.

Lire l’article du magazine littéraire

Merci à Christelle pour ce cadeau !

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4 réflexions au sujet de « Et les hippopotames ont bouilli vifs dans leur piscine ~ Burroughs & Kerouac »

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