J'ai aimé·Littérature américaine

Gatsby le magnifique – Francis Scott Fitzgerald

Fitzgerald lisant

Après la découverte de Francis Scott Fitzgerald avec Tendre est la nuit, j’ai eu envie de continuer à découvrir l’œuvre de cet auteur, avec Gatsby le magnifique, reconnu comme son chef d’œuvre. Plein d’élégance et de style, et sombre.

L’auteur

On ne présente plus ce grand de la littérature américaine.

Ce que le livre raconte

Ca se passe dans les années 20 aux Etats Unis,  au moment de la prohibition, dans un milieu très priviliégié où l’alcool (et l’argent) coulent à flot.

Le narrateur Nick Carraway nous raconte l’histoire de Jay Gatsby, son voisin. Gatsby est un personnage plein de mystère, immensément riche, personne ne sait vraiment d’où il vient, mais tout le monde participe aux fêtes orgiaques qu’il organise dans sa gigantesque demeure, près de New York . Il cache pourtant un secret, un amour de jeunesse, jamais oublié et qu’il souhaite reconquérir, il est prêt à tout pour cela. Malheureusement, un destin dramatique l’attend.

Ce que j’en ai pensé

La première partie est passionnante, avec l’installation des personnages, la montée en puissance de la tension qui nous amène jusqu’à la chute. L’écriture est magnifique même si je me dis qu’en anglais, ça doit être beaucoup plus fort.

Couverture originale

J’ai cependant du mal à en dire beaucoup plus, en effet, après une première partie que j’ai trouvé flamboyante et qui m’a complètement transportée, j’ai eu plus de mal avec la seconde partie et avec le dénouement.  Parce que le héros nous est raconté par le narrateur (ce qui est un procédé intéressant), il reste assez mystérieux et insaisissable (ce qui est bien évidemment voulu de la part de Fitzgerald) et on a du mal à s’attacher à lui. On ressent un sentiment ambigu de fascination et de répulsion pour lui.

Tendre est la nuit m’a plus intéressée pour ce qu’il nous disait sur Fitzgerald lui-même, et pourtant celui-ci semble aussi très inspiré du mode de vie de l’auteur.

Les avis bien plus éclairés que le mien de LiliwenLilly, de la plume dilettante et celui passionnant de aircoba

Ce livre a été lu dans le cadre du club des lectrices qui se réunit en janvier, je ne manquerai pas de vous dire les avis des autres !

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24 réflexions au sujet de « Gatsby le magnifique – Francis Scott Fitzgerald »

  1. J’ai bien aimé mais je suis restée en dehors de l’histoire. Comme tu dis, il est dur de s’attacher aux personnages. Je l’ai lu en VO et j’ai trouvé le style assez ardu, j’ai même eu peur d’être passée à côté de quelque chose.

  2. As-tu vu que P.O.L. va publier en janvier une nouvelle traduction de ce roman ? Simplement intitulée Gatsby, elle est signée Julie Wolkenstein (auteur de L’Excuse) . L’étude comparée des deux versions pourrait être intéressante ;)

  3. En ce qui me concerne, il m’a fallu un peu de temps pour le digérer, et maintenant c’est un de mes livres préférés. Je ne connaissais pas le billet d’aircoba, il dit des choses effectivement très intéressantes. Tout ce vernis qui s’écaille finalement facilement, je trouve que Fitzgerald a su en parler comme peu d’écrivains.

  4. Même avis que toi et bravo Aircoba qui a magnifiquement parle de ce livre qui ne quitte pas le « carre VIP » de ma biblio. Ce livre est le versant obscur de ce que laissait déjà présager Tendre est la nuit. Je ne sais pas pour toi, il y a quand même en filigrane sa mysoginie et son homosexualite pas assumée qui émergent. La « fin » est a l’image de son couple et de son rapport a l’argent : tout aurait été tellement plus beau si une femme n’était venue souiller l’histoire de sa venalite… Qui sait.? Et c’est quand même Zelda qui a corrige sans relâche ce livre et en a trouve le titre (ca c’est vrai).
    Laissons certains mythes au Panthéon, a trop les deflorer, on les pulveriserait…aussi !

  5. Je vais probablement te décevoir mais je ne suis pas encore un exégète es Fitzgerald. J’aspire à le devenir mais je n’ai lu que « L’envers du Paradis », « Gatsby le Magnifique » et le recueil de nouvelles « Un diamant gros comme le Ritz ». Je ne connais pas très bien sa vie, juste les grandes lignes, mais elles les marquent bien dans ce qu’il écrit.

    Pour la fin du roman, j’y vois surtout le poids du passé et les illusions de la jeunesse qui ne résistent pas au courant de la réalité. Ce truc de la jeunesse m’obsède en général donc je me focalise beaucoup dessus. Et comme je t’ai dit, je ne connais pas assez sa vie pour en tirer des parallèles plus précis par rapport à son parcours. Mais je note ça dans un coin de ma tête.

    Par contre, sa mysoginie et son homosexualité non assumée ? J’avoue que tu me laisses perplexe là. Bon c’est nul, trouve-toi un opérateur valable et une adresse mél qui reçoit. Sinon, ce mur risque de se transformer en fenêtre MSN.

  6. Bonjour Delphine! Je viens de découvrir ton blog et je ne peux pas m’empêcher de commenter car j’ai lu ce livre récemment (en vo) et je l’ai a-do-ré! Moi qui ai un peu de mal avec les « classiques », je me suis laissée emporter, et contrairement à toi même la 2e partie m’a fascinée… Demain je prévois un billet sur mes lectures coup de coeur 2010, j’espère que tu pourras me donner ton avis! ;o)

  7. Merci Aircoba de tes conseils pour mon mel, mais bon, je vais te donner l2 contact Bouygues et on en reparlera…sur MSN. J’ai laisse des comments sur ton blog et j’y vais de ce pas afin de ne pas abuser de l’hospitalite de Delphine.
    Et encore merci Delphine de ta genereuse comprehension.

  8. je découvre tout juste ton blog, je n’ai pas lu ce livre dans le cadre du club (que je ne connais pas), mais j’ai fini Gatsby le magnifique hier soir et je suis un peu comme toi, j’ai préféré la première partie, mais j’ai quand même adoré ce livre !

  9. Je vous recommande un excellent article de Frédéric Beigbeder dans le dernier Figaro Magazine sur cette nouvelle traduction. Il n’est pas tendre…

  10. Lorsque j’ai eu ma « période Fitzgerlad » il y a quelques années, c’est par Gatsby que j’ai commencé, et j’ai été subjuguée par le style flamboyant et désabusé de l’auteur, parfait reflet des thèmes abordés dans le livre.
    J’ai été agréablement surprise de m’esclaffer de rire à certains passages (notamment celui où la voiture finit dans le fossé), et véritablement transportée dans cet univers tout aussi magnifique que décadent. A tel point que j’ai dévoré l’oeuvre complète de Fitzgerald dans la foulée… sauf « Tendre est la nuit », tant l’ennui profond qui sourd des personnages au début du roman m’a atterrée : c’est si bien écrit que l’atmosphère délétère m’a prise à la gorge et empêchée d’aller plus loin.
    Mais je ne désespère pas : un jour je le lirai, ne serait-ce que pour ne pas laisser une miette de l’oeuvre de cet auteur majeur de la littérature américaine !

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