Littérature américaine

Julius Winsome – Gerard Donovan

Premier roman de cet auteur irlandais à être traduit en France – il en a écrit beaucoup d’autres avant celui ci apparemment – , je l’ai découvert grâce notamment à l’or des chambres car c’était un vrai coup de coeur.

Je dois dire que cela n’a pas été la découverte attendue. Peut être que j’en attendais trop, à la lecture des blogs qui le mettaient tant en avant (tout comme La solitude des nombres premiers et Le cœur cousu).

Résumé
C’est l’histoire d’un homme, Julius Winsome, seul perdu au milieu de ses 3282 livres au fin fond d’une forêt en Amérique du nord et qui devient un tueur fou à la mort de son chien, tué volontairement.
Un homme entouré de livres et passionné par les mots de Shakespeare, ça ne peut que me plaire et pourtant.


Pourquoi je ne m’y suis pas retrouvée ?
C’est en effet une évidence pour moi de dire pourquoi j’ai aimé un livre, cela est beaucoup plus difficile avec ceux que je n’ai pas aimé. C’est le cas dernièrement, beaucoup de livres qui ne m’ont pas transportée.

Je crois donc que lorsque je lis un livre, j’ai besoin d’être transportée loin, de vivre auprès des personnages et avec eux. Là, j’ai trouvé beaucoup de distance dans les mots pourtant parfois poétiques, pour vraiment entrer dans la tête de Julius.

Cette froideur, c’est peut être parce que cela se passe à la frontière du Canada en automne quand arrivent les premières neiges…

Pourtant l’écriture peut être belle comme ici

Un hiver dure cinquante livres et vous fixe au silence tel un insecte épinglé, vos phrases se replient en un seul mot, le temps suspend son vol, midi ou minuit c’est bonnet blanc et blanc bonnet. Chaque coup d’œil rencontre de la neige. Chaque pas s’enfonce vers le nord. Voilà l’heure du Maine, l’heure blanche.

Je crois qu’au fond, j’ai eu du mal à accepter qu’un homme devienne un fou meurtrier juste pour un chien. La force du livre c’est juste de montrer qu’on devient fou à trop de solitude, mais c’était un peu une évidence, non ?
Bref, je n’ai pas été touchée.

D’autres avis très positifs, chez Cathulu et Benebonnou et un avis négatif chez Reka

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Une réflexion au sujet de « Julius Winsome – Gerard Donovan »

  1. Je lis ton billet en diagonale car j’ai ce livre dans ma PAL. J’espère être moins déçue que toi. Etant propriétaire une peu obsessive de chien, je serai peut-être plus sensible à la folie de Julius…

  2. Je crois qu’à force de lire des commentaires dithyrambiques sur les livres, j’en attends trop et je suis déçue, je vais donc arrêter de lire les blogs et lire tous les livres que j’ai déjà à lire…

  3. On se comprend toutes les deux, en effet, … Bien que j’aurais, pour ma part, pu très bien comprendre qu’on devienne fou et meurtrier suite à l’assassinat d’un chien… ;)
    Je voulais que Julius sorte de ses gonds, mais il ne fait rien à la manière d’un fou.

  4. Je n’ai pas aimé ce livre non plus, qu’on m’avait chaleureusement recommandé : le personnage, ses lectures, l’ambiance… tout cela ne m’a guère touchée.

  5. Comme quoi c’est vraiment un mystère ce qui fait qu’un livre va nous toucher ou non… Pour ma part j’ai vraiment, vraiment adorée ce livre… Et la froideur de l’écriture dont tu parles je ne l’ai vraiment pas ressenti… Au contraire ! C’est dommage…
    Je te souhaite une très belle prochaine lecture Delphine
    Bonne journée

  6. Hein quoi qu’ouï-je? Tu n’as pas aimé mon amoureux, le fameux tueur psychopathe Julius… Remarque, tant mieux vu qu’avec Cathulu on est à fond sur le coup (en fait on l’a en garde partagée…)et 3 ça aurait été une de trop… J’ai adoré les passages sur le lien avec Hobbes, le lien qui unit un Homme à sa bête a rarement été si bien décrit selon moi (enfin, de ce que j’ai pu lire)… J’ai pleuré limite beuglé!

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