J'ai aimé·Littérature américaine

La descente de Pégase – James Lee Burke

Une plongée au cœur de la Louisiane
Premier roman que je lis de James Lee Burke, je connais de lui Dans la brume avec les morts confédérés, mais seulement à travers le film qui a en a été tiré. Et on m’a aussi dit beaucoup de bien de ce roman.
Bon, autant être claire, je ne suis pas adepte des polars. Mais je ne suis pas non plus complètement hermétique – juste un peu -, j’ai su apprécier par exemple Le Dalhia noir de James Ellroy et la série de Jean-Claude Izzo, Total khéops. J’ai aussi lu récemment Un pays à l’aube, de Dennis Lehane, mais peut-on dire que c’est un polar ?
Bref, il me fallait une occasion pour lire du James Lee Burke. Celui-ci, La descente de Pégase donc, fait parti de la série où le héros est le policier Dave Robicheaux – et ça, j’aime encore moins les séries…- , et je n’avais donc pas lu les 15 précédents le concernant.
Voilà pour dresser le tableau. Et bien, je ne regrette pas de l’avoir lu.
L’histoire
Cela se passe à New Iberia, en Louisiane où Dave Robicheaux, adjoint du shériff et accessoirement ancien alcoolique, vit avec sa femme ex-religieuse et leurs animaux dont Tripod, un raton laveur à 3 pattes.
Le suicide improbable d’une jeune femme, une femme énigmatique du nom de Trish Klein, une affaire non résolue 20 ans auparavant incluant un certain Dallas Klein (et Dave Robicheaux, alcoolique à l’époque), le meurtre d’un vagabond … et d’autres meurtres à suivre.
Toutes ces affaires sont-elles liées ? Dave Robicheaux va enquêter.
Tout cela au milieu d’un contexte racial entre noirs et blancs très tendu et à la veille de l’ouragan Katrina.

Ce que j’en ai pensé
Ce livre dégage une ambiance très particulière, liée au lieu où elle se passe : La Louisiane et ses bayous (sorte de marais). C’est l’Amérique des laissés-pour-compte, où la misère et la corruption règnent.
L’histoire est un peu complexe à se mettre en place, mais quand on est embarqué dedans, on n’arrive plus à la lâcher.
J’ai beaucoup aimé la tendresse que fait passer l’auteur pour son héros, en bataille contre ses démons (alcoolisme, violence).
J’ai moins aimé que l’auteur justifie certains meurtres (vengeance, loi du talion).
Une belle découverte.
Une interview de James Lee Burke à découvrir dans Télérama.
Livre reçu grâce à l’opération Masse critique de Babelio (que je remercie ici), une première pour moi.
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Une réflexion au sujet de « La descente de Pégase – James Lee Burke »

  1. Moi aussi, je ne connais James Lee Burke qu’à travers le film que tu cites, que je n’ai que moyennement aimé d’ailleurs. Mais j’ai mis le premier Robicheaux à mon programme de lectures américaines, pour bientôt j’espère…

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