La petite communiste qui ne souriait jamais de Lola Lafon

la-petite-communisteJ’ai déjà évoqué le livre précédent de Lola Lafon, Nous sommes les oiseaux de la tempête qui s’annonce. De cette auteur, j’ai également lu et apprécié De ça je me console. Je suis ravie de voir que son dernier livre est actuellement dans les meilleures ventes !

Lola Lafon a mis en scène jusqu’à maintenant des femmes fortes dans ses romans. Elle a aussi beaucoup travaillé autour du corps de la femme et de ses représentations. Avec son dernier livre, elle ne déroge pas à la règle avec cette biographie romancée de Nadia Comaneci.

En effet, elle nous raconte l’histoire de Nadia Comaneci, petite prodige roumaine de la gymnastique qui affola les compteurs aux JO de Montéral en 1976 avec son 10 parfait.

Même si on ne s’intéresse pas à la gym, on connait tous le nom de cette gymnaste parce qu’elle est rentrée dans l’histoire.

Je dois dire que je ne m’intéresse pas beaucoup à ce milieu-là et je n’avais pas forcément envie de lire ce livre pour cette raison. Et puis j’ai vu qu’on parlait beaucoup de ce livre et en bien, cela a aiguisé ma curiosité.

C’est un  livre qui nous plonge dans la Roumanie des années 70 et du milieu de la gym, un milieu que j’ai totalement donc découvert. La Roumanie des années 70, c’est la Roumanie de Ceaușescu. Nadia Comaneci, c’est un petit robot. Un parfait petit robot communiste.

La force de ce livre c’est de nous raconter de l’intérieur l’enfance de Nadia, sa chute ensuite (alors qu’elle devient adolescente et qu’elle ne perd son niveau de gym parce que son corps change) jusqu’à sa fuite aux Etats-unis très peu de temps avant la chute de Ceaușescu.

Mais c’est surtout de mettre en scène la Nadia Comaneci d’aujourd’hui dans des échanges fictifs avec l’auteur. Ces échanges semblent tellement réels qu’on finit par se demander s’ils ont eu lieu et si l’héroïne de ce livre a participé à la réalisation du livre. J’avais lu que l’auteur n’étai jamais rentrée en contact avec l’ex gymnaste. J’ai particulièrement aimé ce procédé narratif.

L’autre intérêt du livre c’est de nous replonger dans l’ambiance des années 70 avec le choc Est-Ouest et de nous donner un aperçu de la vie en Roumanie des années 70 sous Ceaucescu (privations des biens, des libertés, etc). Mais c’est aussi de nous montrer la confrontation de ces 2 mondes si opposés.

lusurmonkobo2Quelques articles à lire

 

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11 réflexions sur “La petite communiste qui ne souriait jamais de Lola Lafon

  1. Miss Alfie dit :

    Ayant fait de la gymnastique quand j’étais jeune, tu te doutes que ce livre m’a parlé sur l’aspect technique de la chose. Mais j’ai aussi beaucoup apprécié le voyage historique qu’il nous offre.

  2. Jostein dit :

    Je n’avais pas retenu ce livre, car comme toi, la gym ce n’est pas trop mon univers et les très vagues souvenirs de cette gymnaste exceptionnelle mais triste ne m’ont pas poussé à en savoir plus. Maintenant, en lisant toutes les chroniques, je m’aperçois que je suis passée à côté d’un des meilleurs livres de la rentrée. Mais je suis persuadée qu’il sera à la bibliothèque et je vais le réserver.

  3. Laeti dit :

    Comme toi, ce n’est pas un domaine pour lequel je voue un intérêt particulier mais ce qui m’intrigue avec ce roman, c’est la mise en avant du parcours et du succès de cette jeune gymnaste. Et puis, les nombreux avis positifs lus à ce sujet me poussent aussi à le découvrir mais sans doute pas dans l’immédiat…

  4. Deedoux dit :

    Ce livre fait tellement parlé de lui et ta critique donne très envie! Alors, alors, alors, quand il sera moins réservé, ce sera mon tour! Merci d’en avoir fait une belle chronique!

  5. Madame dit :

    Quel plaisir de te revoir!
    Une lecture qui me tente (mais pas via liseuse je n’aime pas), j’aimais beaucoup Nadia Comaneci plus jeune, je suivais son parcours à la télé … Je regarderai au Salon du livre.

  6. Mango dit :

    Je n’ai encore rien lu de cette romancière mais cette évocation de la vie de Comaneci me tente beaucoup. Elle était éblouissante de grâce et de légèreté cette petite Nadia – et ses petites copines roumaines aussi d’ailleurs – mais elles étaient tellement jeunes (trop sans doute vu les contraintes imposées! )

  7. Mango dit :

    Je suis en pleine lecture de ce roman en ce moment et pleine d’admiration pour sa composition et son écriture. Le point de vue adopté est très original et très ingénieux, je trouve. Je comprends mieux pourquoi il est sur de nombreuses listes de prix.

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