J'ai aimé·Littérature française

La première habitude – Françoise Lefevre

Le premier roman – qui date de 1974, mon année de naissance – d’une auteur méconnue.
C’est l’or des chambres qui m’a redonné envie de lire cette auteur. Le nom de son blog vient de son 2ème roman. D’elle, j’ai lu Alma ou la chute des feuilles et Consigne des minutes heureuses, un petit bijou.

Pour trouver celui-ci, La première habitude, j’ai du le commander en occasion, il n’est malheureusement plus édité et introuvable. Françoise Lefevre mériterait grandement d’être rééditée et par un autre éditeur, mon exemplaire est truffé de coquilles et de fautes d’orthographe (à bas J’ai lu, voilà c’est dit).

L’histoire

Une femme de 20 ans à la fin des années 60 aime un artiste peintre plus âgé et volage, dont elle aura 2 enfants. Elle le suit à travers l’Europe et plus loin pour l’aider à vendre ses tableaux, jusqu’à ce qu’il l’abandonne lâchement et qu’elle se retrouve sans le sou à devoir laisser ses filles en pension pour pouvoir travailler. Le livre commence là, quand elle est seule à Paris et qu’elle raconte cette folle passion de 7 ans.

Ce que j’en ai pensé

Une très jolie plume, pleine de poésie et de justesse. Une écriture qui n’est pas datée, car c’est la voix universelle d’une femme dans la souffrance et qui se bat.
J’ai beaucoup aimé cette femme forte et jusqu’en boutiste qui se raconte.

Mais ce qui m’a le plus touchée et impressionnée, c’est que c’est son histoire que Françoise Lefevre nous confie au creux de l’oreille. Et de savoir qu’elle a vécu cela mais surtout qu’elle a décidé de l’écrire pour l’expier en quelque sorte et ce, alors qu’elle a quitté l’école à 14 ans et qu’elle n’a jamais lu, est encore plus marquant.
Une auteur à part à découvrir ou à redécouvrir.

Extraits

Certains jours, je  voudrais revoir Saint-Jean-de-Luz, mais ce serait me recueillir sur mes propres cendres.

J’ai toujours eu beaucoup de force dans les mains, j’ai toujours pris les choses à pleines mains. La terre devait se transformer en or, la chair devait guérir. Je croyais à la chance. J’acceptais de donner ma chance et mes forces à Raphaël. Sa peinture se vendrait. 

C’est mal d’écrire, j’en suis sûre. Je creuse pour retrouver quelque chose. Mais quoi ?
Les mots appartiennent-ils à ceux qui les écrivent ? Ce sont les mots qui nous appellent. Pour moi chaque mot est une maison.

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Une réflexion au sujet de « La première habitude – Françoise Lefevre »

  1. Et bien, une nuit aux urgences n’est pas inutile puisque cela me permet de mettre mon nez ou je ne l’avais pas encore mis ! Et je découvre, je n’ai pas mon carnet, mais je note des que je rentre. Ca m’a l’air superbe, sensible, douloureux sûrement mais…la beauté l’est souvent…

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