Littérature française

Le bon, la brute, etc. – Estelle Nollet

Après un premier roman qui m’avait fait très forte impression, On ne boit pas les rats-kangourous (ce livre est d’ailleurs toujours en voyage*), Estelle Nollet  vient de publier ce deuxième roman. Je remercie Asphodèle pour le prêt.

Je n’ai par contre pas été emportée par ce livre et j’essaye de comprendre pourquoi la magie des rats-kangourous n’a pas fonctionné cette fois-ci.

Déjà, je n’ai cessé pendant pratiquement toute ma lecture de tenter de comprendre où voulait en venir l’auteur et j’ai terminé ce livre avec beaucoup de difficultés et sans vraiment en comprendre le message ni l’intérêt.

Il y a bien évidemment l’écriture très forte, très belle, très imagée, jamais mièvre ou convenue (Asphodèle en parle très bien) et la capacité d’Estelle Nollet de planter un univers et de créer des personnages forts et terriblement humains, mais je dois dire que je suis passée complètement à côté d’eux cette fois-ci.

Peut être parce qu’à un moment donné, l’héroïne se transforme en une sorte de Dexter / justicière, et que ça je ne peux y adhérer. A ce moment-là, j’ai commencé à décrocher.

Peut être aussi parce que ces personnages m’ont semblé un peu trop décrochés de la réalité (à commencer par ce héros et ce don qu’il a). Les personnages et le monde des Rats-kangourous étaient pour le coup complètement « hors réalité » ce qui n’est pas le cas ici car on évoque (par touches seulement) le monde d’aujourd’hui, le résultat est donc un peu « bancal », le côté non réaliste a des côtés de « déjà vus » des rats-kangourous et la réalité est trop effleurée pour avoir du sens.

Et puis encore une fois, et quelle erreur, j’ai lu la 4ème de couverture et je m’attendais alors à un road movie alors que ce n’est qu’une partie du livre (on est donc comme dans l’attente que le livre commence).

Je pense que je suivrai néanmoins avec attention les prochains écrits d’Estelle Nollet car son écriture habitée et jamais facile m’impressionne beaucoup par sa maturité, c’est une auteur qui n’a pas peur des mots et j’aime profondément ça. Mais c’est bien la preuve qu’une écriture ne suffit pas pour qu’on adhère à un auteur, il faut aussi que ce qu’il nous raconte nous « parle ». Ici, ce ne fut pas le cas.

Je me dois aussi d’ajouter que je n’ai peut-être pas lu ce livre dans les meilleures conditions, avec beaucoup de fatigue liée à mon nouveau poste et beaucoup moins de temps pour lire.

Les avis de liligalipette et d’Asphodèle

* si vous souhaitez le lire, faites moi signe !

 

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7 réflexions au sujet de « Le bon, la brute, etc. – Estelle Nollet »

  1. Lili me l’a prêté, il attend comme tant d’autres que je me décide ! Lili avait beaucoup aimé et je ne connais pas encore cette auteure, ce sera donc une découverte pour moi ! et promis je ne lirai pas la 4ème de couv !

  2. George le sait, je suis passée devant chez mon bouquiniste (à deux reprises) sans me décider à le prendre, un petit quelque chose manquait pour attiser ma curiosité, il est parti depuis, et ce petit côté Dexter, comme tu le dis, ne me manquera pas vraiment…

  3. Bah zut alors ! Mais c’est vrai pour tous les livres, il y a des moments et je pense (je peux me tromper) que ce livre fait partie de ceux qu’il faut lire « seuls » et d’une traite. Moi c’est au second roman de Marc Lepape que je n’accroche pas même si j’aime son style, c’est indéniable… As-tu eu des news des Rats ? moi non…

  4. Le bon, la brute etc.d’EStelle Nollet : un roman à déguster lentement pour éviter le « trop plein » et profiter des pauses poétiques, de l’ironie et aussi réfléchir à la portée des situations et des mots.
    Après l’avoir dévoré, je l’ai dégusté et là, vraiment apprécié !

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