jardinhadjibaba

Le jardin d’Hadji Baba – Isabelle Delloye

Un livre reçu grâce à Masse critique de Babelio que je n’aurais pas lu sinon (ce n’est pas le livre que j’avais demandé à recevoir au début).

Un joli moment, mais qui m’a vraiment laissée sur ma faim.

L’auteur

Isabelle Delloye a été professeur de français à Kaboul, elle connaît donc très bien l’Afghanistan. Elle a notamment déjà écrit Femmes d’Afghanistan en 2002.

L’histoire

Celle de Hadji Baba, afghan et de son petit fils adoptif, Don Ali. Découpée en deux parties, la première s’attache à l’histoire de Hadji en Afghanistan et la seconde, à Djon Ali se passe notamment en France.

On va suivre au début l’enseignement que prodigue Hadji Babaà Djon Ali  et ensuite on ira sur les pas de Djon Ali à travers plusieurs étapes de sa vie et au gré des rencontres et retrouvailles (nombreuses) qu’il va faire.

On y découvrira alors des archéologues, des personnes prenant en charge les réfugiés en France et des afghans partis vivre aux 4 coins du  monde.

Ce que j’en ai pensé

Autant, j’ai aimé la première partie et le panorama qui nous est dressé de l’Afghanistan d’hier et d’aujourd’hui, autant le deuxième partie m’a semblée plus faible et surfaite. Pleine de coïncidences trop faciles, de trop de gentillesse et bons sentiments, elle a gâché mon sentiment positif sur le livre.

L’hommage à un « autre » Afghanistan est évidemment intéressant ainsi qu’à ces personnes qui se battent pour leurs idées et notamment pour les réfugiés. Mais ici, on dresse un portrait où tout semble trop simple pour eux et qui manque ainsi de réalisme et de crédibilité.

Dommage, car l’écriture y est simple et accessible.

Merci à Babélio et aux éditions Héloïse d’Ormesson

Facebook Comments
Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...
Tweet about this on TwitterShare on FacebookEmail this to someonePin on PinterestShare on Google+Share on TumblrDigg thisPrint this page

9 réflexions sur “Le jardin d’Hadji Baba – Isabelle Delloye

  1. Asphodèle dit :

    jamais entendu parler ou alors, il ne m’est pas resté en mémoire !! Je constate que je ne perds rien !! Bonne journée…et je te souhaite une bonne lecture derrière ce « sentiment négatif »…

  2. Réjanie13 dit :

    tout comme toi, je ne serais pas allé sur ce type de lecture. Ton analyse me conforte dans ce sentiment.
    C’est ce que j’ai tendance à reprocher à ce genre de roman qui est en partie fait de « réalité », c’est qu’ils sont écrits avec trop d’amour et l’on a vite fait de tomber dans une forme de caricature qui dessert l’objectif visé.
    Quant à la Princesse de Clèves, pas pour moi :)

    De plus je lis très lentement car je n’ai que de 10 mn à 1/2 heure à consacrer à la lecture et donc j’ai un rythme assez lent et en ce moment je suis dans la guerre des trois Henri de Jean D’Aillon et j’en vois pas la fin -quoique le 3eme volume soit moins ennuyeux que le second ^^-

    Bon Week-end

  3. Paumadou dit :

    Je viens lire parce que le titre m’a interpellé : Hadji Baba… C’est le titre d’un superbe bouquin qu’une prof d’Archéo Orientale (spécialiste de l’archéologie en l’Iran et de l’Iran extérieure – Afghanistan-Ousbekistan-et autres pays de ce coin-là) nous l’avait vivement conseillé : Les Aventures d’Hadji Baba d’Ispahan de James Morier.
    Qui est un portrait de l’Iran au début du dix-neuvième siècle avec, entre autre, toutes les relations entre les européens de l’époque qui se bagarraient pour faire les fouilles en Iran (à l’époque, l’Afghanistan venait juste d’obtenir son indépendance vis à vis de la Perse, Ispahan était « entre les deux »). C’est assez naïf et bon enfant, mais aussi critique (bref, un regard d’occidental sur la société iranienne de l’époque)
    Rien qu’au titre, je dirais qu’il doit y avoir un rapport. D’après ce que tu résumes, je n’ai presque plus de doutes. Mais, je n’ai pas lu le livre d’Isabelle Delloye (et après ce que tu écris, je n’ai pas vraiment envie de le lire…)

      • Paumadou dit :

        S’il n’y a pas de références, c’est bien dommage (ce genre de clin d’oeil prouverait une connaissance de l’histoire locale – et ça me plaît toujours ce genre de réf.) car même là-bas, ce bouquin est assez connu (une querelle entre un poète local et l’anglais sur la paternité de l’ouvrage – mais c’est loin tout ça ;) ).

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *