Club de lecture·Littérature nordique

Le libraire de Kaboul d’Asne Seierstad

Une lecture en demi teinte, pas désagréable mais loin d’être satisfaisante.

L’auteur

Asne Seierstad est une journaliste norvégienne. Elle a couvert la chute des Taliban à Kaboul fin 2001 et après cette période, elle s’est plongée dans l’ambiance post taliban en passant 5 mois dans une famille. Ce livre est le récit de cette période, le portait des membres de cette famille.

Ce que j’en ai pensé

C’est un récit neutre, objectif et documenté, mais comme le précise l’auteur, elle a voulu lui donner « l’aspect de la fiction« , elle  a ainsi renommé les personnes qu’elle met en scène.  Jamais l’auteur ne s’exprime dans ces lignes, on ne saura rien de ces ressentis face à des situations parfois très violentes auxquelles elle assiste ou qu’on lui raconte.

Elle a appelé son livre Le libraire de Kaboul, on pouvait donc s’attendre à ce que ce livre mette en scène un homme se battant pour une certaine vision de la culture et de la liberté d’expression. Bien au contraire, l’homme en question décrit ici apparait plus comme un dictateur, pour qui les livres ne sont qu’un moyen d’accroitre sa fortune et son pouvoir. Il apparait comme un homme sans pitié aucune, refusant jusqu’à l’école pour ses enfants.

Mais surtout l’homme en question, Sultan, et ses activités de libraire sont bien décrites au début, mais on passe ensuite très vite aux autres membres de la famille (chaque chapitre mettant en scène l’un des membres) et finalement le fait qu’il soit libraire est juste en toile de fond, le titre du livre pour cela est donc bien trompeur.

Si ce livre a le mérite de raconter de l’intérieur le quotidien d’une famille et plus particulièrement des femmes  avant, pendant et après l’ère des Taliban (dans le chapitre dédié aux femmes et à leur vie sous leur burkas, l’auteur semble d’ailleurs émettre un jugement quand elle nomme les femmes, « les burkas »), mais il apporte au final assez peu d’informations vraiment nouvelles ou pertinentes (il a été écrit en 2002 et à ce moment, on savait surement moins ce qui s’était passé et comment la vie s’organisait en Afghanistan).

Mais je crois surtout que j’aurais aimé lire une post face bien plus développée où l’auteur aurait mieux expliqué comment c’était passé ces 5 mois et son ressenti face à certaines situations intolérables et si pleines d’injustice.

Il est intéressant de lire que la famille a intenté un procès à l’auteur pour diffamation et que l’auteur a été condamnée. Le libraire a de son côté écrit un livre pour raconter sa propre version.

J’ai lu ce livre dans le cadre du club des lectrices, vous pouvez voir sur ce billet ce que les autres membres en ont pensé et notre ressenti global après en avoir parlé collectivement.

Tout comme George, ce n’est pas un livre que j’aurais lu s’il n’y avait pas eu le club, parce qu’en ce moment, j’ai plus envie de romanesque et de littérature que de ce genre de récit.  On change d’ailleurs de style pour la prochaine fois, en effet nous allons lire Mademoiselle de Maupin de Théophile Gautier, ça tombe bien, je n’ai jamais lu cet auteur !

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Une réflexion au sujet de « Le libraire de Kaboul d’Asne Seierstad »

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