Documentaires et essais·J'ai aimé

Le métier d’homme – Alexandre Jollien


Ode à la différence, à la tolérance et à la légèreté.

C’est un petit livre qui force le respect.
Je l’ai découvert, grâce à Elise, qui me l’a conseillé.
J’avais du même auteur La construction de soi, que j’ai survolé et que j’avais acheté en tant que « philosophie vulgarisée ».
Je ne connaissais pas l’histoire de l’auteur, handicapé suite à un accident de naissance.

« Je suis un anormal. On l’a dit, assez. Je l’ai senti.« 

Que dire de ce livre à part qu’il faut le lire de toute urgence ?
On ne peut qu’admirer les mots de ce livre très court, mais si emprunt de justesse.
Ce qui me touche le plus, c’est le formidable appel à la légèreté et à la joie qu’il véhicule. Mais c’est aussi la force qu’Alexandre Jollien tire de son expérience. Un bel espoir.

« Qui adopte la légèreté, subtil antidote au désespoir, éprouve les dangers d’une révolte grimaçante, devine que la souffrance ne fait pas que vivre des saints ou des sages. Devenir léger, c’est accepter humblement le sort après avoir tout tenter pour éradiquer son ombre, affirmer une résistance là où priment la révolte et la colère, c’est refuser que la rage ou la haine viennent aliéner la liberté. Être léger, c’est donc recourir de force à la joie contre ce qui aigrit, contre ce qui isole, épauler celui qui souffre pour qu’il ne se claquemure pas dans son mal-être. La légèreté va contre, elle contre ce qui rétrécit. »

Je n’en dis pas plus.

Édition du Seuil, préfacée par Michel Onfray.

Pour en savoir plus
http://www.alexandre-jollien.ch/

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