Les petits chevaux de Tarquinia – Marguerite Duras

Difficile de parler de cette lecture au programme du club des lectrices. De Duras, je connais peu l’oeuvre à part le magistral La douleur et Le marin de Gibraltar écrit entre Un barrage contre le Pacifique et Les petits cheveux de Tarquinia et que j’avais beaucoup aimé.

Celui-ci a donc été publié en 1953, trois ans après Un barrage contre le Pacifique. On y suit le quotidien de plusieurs couples français en vacances en Italie. Il y fait très chaud et les activités se limitent à aller à la plage, boire des camparis, attendre la pluie qui ne vient jamais, discuter des relations amoureuses et du couple, attendre les prochains repas, aller au bal, boire des camparis, se plaindre. Au milieu de cette inaction, le feu a pris dans la forêt aux alentours et surtout un père et une mère refusent de signer le permis d’inhumer de leur fils, tué en déminant une bombe.

A l’image des personnages de ce roman terrassés par la chaleur et l’ennui, le lecteur se retrouve lui aussi plongé dans la léthargie, à attendre désespérément que quelque chose se passe. Des tensions émergent (le mineur décédé, le désir d’un homme pour l’une des femmes Sara, les tensions entre Ludi et sa femme Gina, les frustrations des uns et des autres, etc.), mais au final, tout reste à l’état d’attente.

Certes, l’écriture est belle. J’ai retrouvé avec plaisir les mots de Duras, mais je dois admettre que ce livre m’a laissée un peu froide malgré la chaleur qui en émane car j’ai eu du mal à m’intéresser aux personnages, bourgeois et hors du monde. Je n’ai pas vraiment saisi le message ou l’intérêt de ce texte.

Je ne pense pas que ce soit le bon livre pour découvrir Duras. Lequel à conseiller à votre avis ?

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11 réflexions sur “Les petits chevaux de Tarquinia – Marguerite Duras

  1. SKTV dit :

    J’adore Marguerite Duras et… j’ai presque tout lu ! Sauf « Abahn, Sabana, David » (mais je pense que je n’y arriverai jamais…)
    Je ne sais pas si c’est dans « Les Petits chevaux… » (tu pourras sans doute me confirmer), je me souviens d’un livre dans lequel M.Duras se mettait dans la peau d’un homme pour raconter « des cochonneries », j’avais trouvé ça assez ridicule. Mais à part ça, j’adore son écriture, que je trouve très féminine… Dans le même genre, j’avais lu quelques Sollers, sans ponctuation. Ou tu t’embarques… ou tu restes sur le quai ! Je comprends très bien qu’on ne puisse pas la lire.
    J’ai de très bons souvenirs de « Des journées entières dans les arbres » ou « Dix heures et demi du soir en été », mais pour commencer, « Un barrage contre le pacifique » est peut-être plus facile…

  2. Asphodèle dit :

    Je ne me souviens plus de la Douleur, je me souviens de l’Amant qui m’a plu en son temps, J’avais calé sur Le Barrage contre le Pacifique, donc mes rapports avec Duras sont…mitigés, je ne suis pas la spécialiste qu’il te faut pour te conseiller…

  3. Cess dit :

    De Duras, je ne connais que L’Amant et encore il a fallu que je l’étudie en prépa pour vraiment en saisir toute la beauté. Je pensais que Les Chevaux de Tarquinia parlerait de l’Etrurie… heureusement que tu es passée par là. J’aurais été sacrément déçue.

  4. Carole dit :

    Je viens de lire Moderato Cantabile et j’avoue que le charme a opéré. Dans cette histoire non plus il ne se passe pas grand chose : une mère accompagne son fils à une leçon de piano durant laquelle, dehors, une femme est tuée par son amant. Elle reviendra tous les jours s’imprégner de ce que devait être cette histoire, elle rencontre un homme, beaucoup de choses ne sont pas dites. J’ai aimé sentir ces vides que je pouvais combler… J’ai acheté l’Amant, mais je ne l’ai pas encore lu.

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