Littérature française

Manon Lescaut – Abbé Prévost

Un classique, que je n’avais pas lu encore, découvert dans le cadre de la lecture commune du club des lectrices et dont nous allons discuter collectivement.

L’auteur & le livre

(merci wikipédia)

Antoine François Prévost, dit d’Exiles, plus connu sous son titre ecclésiastique d’abbé Prévost, est un romancier, historien, journaliste, traducteur et homme d’Église français, né le 1er avril 1697 et mort le 25 novembre 1763.

L’Histoire du chevalier Des Grieux et de Manon Lescaut, aujourd’hui plus communément appelé Manon Lescaut, fait partie des Mémoires et Aventures d’un homme de qualité qui s’est retiré du monde (7 volumes, rédigés de 1728 à 1731).

Le livre jugé scandaleux a été saisi et condamné à être brûlé. L’auteur publie en 1753, une nouvelle édition de Manon Lescaut revue, corrigée.

L’histoire

Celle de Manon Lescaut et de son amant le Chevalier des Grieux, racontée par « l’homme de qualité » que Des Grieux rencontre et qui lui part de son histoire. On devine donc dans dès l’entrée en matière que l’histoire finit mal. Ces deux très jeunes amants se retrouvent dans une vie dissolue, l’illégalité et la démesure, Des Grieux ne sachant pas résister à la passion qu’il éprouve pour Manon.

Ce que j’en ai pensé

C’est un livre très court (sachant que ce n’est qu’un extrait), pourtant j’ai peiné à sa lecture,  je m’y suis ennuyée. Pourquoi ? J’ai eu du mal à m’intéresser au personnage de Manon qui n’est racontée qu’à travers les yeux amoureux de son chevalier. Et pourtant, il en ressort un personnage qu’on ne peut aimer, elle est terriblement vénale, frivole, inconséquente, perfide (le mot est employé maintes fois). En face, Des Grieux apparait bien naïf et aveuglé.

Et puis le livre étant très court, certaines aventures s’enchainent vite (et se répètent) sans être approfondies ou développées.

Alors bien sûr, l’écriture est belle, elle a un charme indéniable. Mais quel portrait réservé aux femmes… Les femmes ici ne semblent s’intéresser qu’aux portefeuilles de leurs amants, aux belles soies et aux bijoux. C’est évidemment intéressant de se replonger dans cette période, historiquement parlant, mais cela m’a agacée, j’ai eu vite envie de revenir au présent.

Une lecture en demi demi teinte donc.

Les avis du club des lectrices :  George, Anouchka, Claire

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12 réflexions au sujet de « Manon Lescaut – Abbé Prévost »

  1. bonjour à toutes, et bien moi aussi je me suis ennuyée par la répétition des évènements jamais appronfondis, une écriture de qualité ça c’est sûr et c’est ce qui en a fait pour moi le plus grand charme mais au bout d’un moment j’en ai eu vite assez de la naïveté de cet homme face à l’égoïsme totale de cette femme, du coup mauvaise image de nous et aussi de la gente masculine mais le plaisir reste intacte de chaque fois découvrir dans nos différentes lectures de nouvelles façons d’écrire, de nouveaux thèmes … même si l’on est déçue à la fin, l’expérience est pour moi chaque fois enrichissante, j’attend la prochaine lecture proposée par le club et bonne lecture à toutes

  2. Je l’avais lu en premier année de lettres modernes, et j’avais peu aimé. Comme toi j’ai peu apprécié le personnage de Manon, ce qui est finalement admirable de la part de l’auteur, nous faire haïr ainsi un personnage central. Quant à Des Grieux, j’avais envie de le secouer pour le faire réagir.
    Mais là aussi, je te rejoins, c’est très bien écrit !

  3. Je l’avais étudié en première année de fac de lettres, et comme toi, ma lecture avait été laborieuse… Il fait partie des rares livres que je suis sûre de ne jamais rouvrir un jour.

  4. J’ai lu ce livre, il n’y pas très longtemps car j’avais vu que tu allais le lire avec George et les autres filles du Club de lecture. Comme il était dans ma PAL, je trouvais intéressant de le lire et voir ainsi vos commentaires après votre lecture à chacune. Et je suis comme Eiluned, je me suis surprise à me dire mais il est aveugle ce type, elle joue avec lui, c’est évident. Et puis, après réflexion, je me suis demandée qu’est-ce qu’on ne ferait pas , peut-être soi-même, par amour, quitte à se perdre ?

  5. Ah ! Je suis rassurée. Je l’avais commence avant Noël, bof, bof, si ce n’est la plume virtuose de l’abbé. Je l’ai repris et non c’était trop mièvre, prévisible et ininteressant.
    Les « cocottes » de cette époque ne m’attirent pas plus que les « catins » d’aujourd’hui. Il y a des classiques qui ne prennent pas une ride et d’autres qui sentent un peu le renferme.

  6. J’en ai gardé un bon souvenir (en même temps, je m’attendais à quelque chose d’atroce). En fait, j’ai beaucoup aimé le personnage de Manon, qui est manipulatrice à souhait. C’est une cocotte, une prostituée de luxe, certes, mais Des Grieux est tellement stupide que c’est un délice que de le voir emberlificoté dans les intrigues de Manon.

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