Number 11 by Jonathan Coe

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Il m’est difficile d’évoquer le dernier roman de mon auteur britannique préféré Jonathan Coe, Number 11 que je viens de lire en anglais. C’est comme une « tradition » pour moi de lire les romans de cet auteur en anglais.

Tout d’abord, le résumer n’est pas tâche aisée tant, comme à son habitude l’auteur entremêle les personnages, les époques et les histoires. Ici même les genres (passant du roman politique, au roman fantastique, en passant par le roman policier).

On suit les histoires de deux jeunes femmes, Rachel et Alison, sur une dizaine d’années depuis leur enfance dans les années 2000 jusqu’à nos jours et autour d’elles gravitent de nombreux personnages et histoires.

J’avoue avoir été un peu déçue par ses derniers livres , The Terrible Privacy of Maxwell Sim m’avait semblé un peu « léger » et même si Expo 58 m’avait charmée par son humour, je n’y retrouvais pas l’auteur de son chef d’œuvre Testament à l’anglaise (What a carve up!).

Ici on retrouve toute la verve politique de l’auteur qui dénonce la politique d’austérité des années Cameron, avec notamment la fermeture des bibliothèques, les plus pauvres qui se retrouvent aux « restau du cœur » anglais et en face les plus riches qui font construire des sous-sols de 11 étages avec piscine et chambres pour le personnel au dernier sous-sol à défaut de pouvoir agrandir leur maison.

Tout tourne autour du chiffre 11 (c’est le 11ème roman de l’auteur sorti le 11 novembre 2015, number 11 c’est l’adresse du chancelier de l’échiquier) et le livre est également plein de références plus ou moins évidentes à What a Carve up! (Testament à l’anglaise), avec des personnages de la famille Winshaw qui « réapparaissent ».

On y retrouve le goût de Coe pour les vieux films inconnus mais on y retrouve aussi des éléments très contemporains : la téléréalité, les ravages de la communication moderne (via snapchat et twitter).

Ici, j’ai trouvé que c’était tout de même très sombre (s’ajoutent des touches de fantastique qui m’ont déstabilisée) et que l’humour de Coe devenait de plus en plus acide et désespéré.

Si j’ai adoré les premières parties, je me suis un peu ennuyée à mi parcours et j’ai vraiment été déstabilisée par la chute, mais il reste que j’ai tout de même eu l’impression de retrouver l’auteur anglais que j’aime et je n’avais pas envie de terminer le livre (contradiction quand tu nous tiens..). Pour moi, Jonathan Coe sait si bien entremêler les histoires et les personnages, s’amuser avec nos neurones (peut-être un peu trop par moments), nous offrir des jeux de mots tellement brillants et enfin dans ce roman l’auteur sait si bien dénoncer les travers et les absurdités de sa société. Et puis je ne pouvais qu’apprécier, me délecter même de ses références à What a Carve up! (ça m’a même donné envie de relire pour la énième fois ce roman brillant).

Je ne sais pas quand il sera traduit et publié en France.

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It is not easy to talk about Jonathan Coe’s latest novel, number 11.
First, summarize the book is not an easy task as the author interweaves the characters, eras and stories. Here even genres.
I have been a little disappointed by the author’s last books, I found The terrible privacy of Mr Maxwell Sim not « deep »enough and while Expo 58 had charmed me with his sense of humor, I could not recognize the author of his masterpiece What a carve up.

Here we find again all the political verve of the author who denounces the austerity policies of Cameron years, including the closure of libraries, the poor who find themselves in the food bank and while the richest construct basements up to 11 floors with swimming pool and staff bedrooms to enlarge their house.
Everything revolves around the number 11 (this is the 11th novel of Coe and number 11 is the address of the Chancellor of the Exchequer) and the book is full of more or less obvious callbacks to What a Carve Up with some characters of the family Winshaw who seem to « reappear ».
We find here Coe’s taste for old unknown movies but also very contemporary elements as, reality TV, the ravages of modern communication (via Snapchat and twitter).
I found this one very dark (in addition to fantastic elements that have destabilized me) and Coe’s sense of  humor is becoming more acid and desperate.

If I loved the first parts, I got a little bored halfway through and I really was destabilized by the fall, but I still had the feeling of reading my old favorite author. Coe knows how to entangle the stories and characters, he plays with our neurons (maybe a little too much at times), he provides us with so much brilliant puns and offers us a whistleblower novel . And I could not but appreciate, even enjoy its numerous references to What a Carve Up! (it even made me want to read this brilliant novel again).

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Je voue une véritable passion pour cet auteur (qui a répondu à l’un de mes tweets #modefanabsolue) et j’ai donc lu tous ses livres en anglais et certains en français également. Quelques autres billets sur lui :

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3 réflexions sur “Number 11 by Jonathan Coe

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