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Outre-mère de Dominique Costermans #68premièresfois

Ce livre fait partie de la sélection des 68 premières fois.

« Je sais que les secrets de famille se nourrissent dans l’ombre de nos inconscients, restreignant la part de liberté de ceux qui les subissent »

Ce roman est le parfait pendant de Nous, les passeurs. Il se base sur une véritable enquête transgénérationnelle menée par la narratrice sur son grand-père (la différence avec le livre d’Anne Barraud, c’est qu’ici tout est fictionnel).

Lucie une jeune femme belge a besoin de comprendre les secrets qui pèsent sur sa famille depuis l’enfance et plus particulièrement sur son grand-père maternel dont sa mère refuse de parler. Elle va alors mener une véritable enquête auprès des siens et auprès des autorités pour retracer l’histoire et le passé de son grand-père et à travers lui, l’histoire de sa mère.

J’ai pris conscience, du haut de mes sept ou huit ans, que j’avais frappé à une porte derrière laquelle se tenait tapi quelque chose qu’on ne pouvait pas réveiller. Mais pas quelque chose de mort et d’inoffensif : quelque chose de menaçant.

Ce passé est lié à la 2ème guerre mondiale et n’est pas glorieux. Chez Anne Barraud, le grand-père se révèle un héros, ici on va découvrir que c’était un traitre, un véritable salop même.

La narratrice découvre ainsi que sa mère a 3 soeurs toutes de mères différentes et elle-même, pleins de cousins. Heureusement qu’elle a inséré un arbre généalogique dans on livre car on pourrait facilement s’y perdre.

J’ai trouvé ce livre passionnant sur différents points de vue, l’auteur démontre bien l’influence du poids du secret sur les liens familiaux. Le livre parle ainsi de la nécessité d’affronter le passé pour tenter de s’en libérer.

On peut dire que les romans sur les secrets de famille et les enquêtes transgénérationnelles sont à la mode en ce moment !

« Je lis beaucoup de choses sur les enfants de survivants. Leur destin s’est construit sur une injonction paradoxale tacite: oublie, n’oublie jamais. Oublie, car être Juif, c’est mortel. N’oublie jamais, sinon ils sont morts pour rien. Les survivants, nos parents, ont choisi la stratégie du silence, quand elle ne leur a pas été imposée par la société. Toi, tu es en vie, tu as bien de la chance ! Ça vous culpabilise un enfant jusqu’au mutisme, d’entendre ça. Dans ces familles, il n’y a plus ni religion ni culture, il n’y a plus de rituels. On a caché les albums de photos. On ne peut pas parler des disparus. On s’est fondu dans la masse, on s’est adapté. On survit. »

Même si ce livre ne présente pas de grande originalité, il fait partie de ceux que j’ai préféré de la sélection. Il m’en reste 4 à lire ou à commenter ici, j’en aurais lu 13 des 17 au final.

68 premières fois

 

68-2017

La sélection

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Une réflexion au sujet de « Outre-mère de Dominique Costermans #68premièresfois »

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