Timoté entre à l’école d’Emmanuelle Massonaud & Mélanie Combes

Une nouvelle série de livres pour les petits à découvrir chez Grund
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Dans la même série, on a déjà « Timoté chez papi et mamie » et « Timoté au bord de la mer ». Merci aux éditions Grund pour l’envoi de celui-ci. C’est un petit lapin qui est mis en scène ici avec son doudou qui s’appelle Boubou (ce qui pourrait être un peu perturbant pour mon fils qui s’appelle comme le héros de cette série mais qu’on surnomme Boubou.)

Mon fils est encore un peu trop jeune pour découvrir ce livre vu la thématique mais il a tout de même déjà tourné les pages.

J’aime beaucoup les illustrations qui sont très gaies et colorées et la typo utilisée. Les textes sont à chaque fois tournés vers le quotidien, ici l’entrée du petit lapin à l’école.

Le plus de ce livre :  les pages sont plastifiées donc très résistantes (mon fils a quand même réussi à en déchirer) et surtout à la fin du livre, il y a 2 pages détachables avec des jeux en rapport avec le livre. Dans la série il y a aussi un livre de coloriage et un livre avec des autocollants.

En savoir plus sur la série 

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☆ Instantanés #12 ☆

Cette semaine, il y a eu de la pistache encore, avec cette religieuse framboise pistache absolument divine ramenée par ma collègue Lisa qui connait ma passion.

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Aussi belle que bonne 

…et encore du ciel bleu & des températures bien douces pour la saison. Avec des picon bières et même un déjeuner en terrasse le 1er novembre !

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La halle Pajol

Et une jolie fête des 40 ans d’une amie que je connais depuis le lycée, entourés d’amis de longue date. Ca fait du bien de voir qu’on ne vieillit pas si mal !
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Un bébé de plus en plus à l’aise sur ses 2 jambes mais encore un peu trop peureux pour se lancer. Il y a eu aussi quelques belles bosses ce weekend avec des marches dévalées. Peureux mais un peu aventurier quand même.

Un bébé qui rentre aussi dans une phase « non », « je ne veux pas partager le toboggan » et je tire même les cheveux des copains, on ne le connaissait pas comme ça, ça promet !

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Je vous souhaite une belle semaine !

✈ Ces voyages qui bouleversent : Inde ॐ

Parce que certains voyages vous changent

Je suis partie en voyage pour la première fois en Inde en octobre 2009, il y a 5 ans donc. Ce voyage a été un grand choc. Quand je suis rentrée, je n’étais plus la même, j’étais plus forte et plus fragile à la fois. C’est en tout cas, en rentrant de ce voyage que j’ai décidé de quitter mon job dans lequel j’étais depuis 9 ans et de changer d’orientation professionnelle. Cette décision, je ne l’ai bien évidemment pas prise en Inde de façon spontanée, mais j’ai eu le courage de la prendre à mon retour de ce voyage. C’est comme si je n’avais plus eu le choix d’attendre encore.

Parce que voyager en Inde est une aventure intérieure et extérieure.

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Lever de soleil sur le Gange

Ce voyage en Inde, c’était le premier avec mon amoureux. Je l’avais préparé, je m’y étais préparée, je l’avais rêvé et fantasmé. Parce que plusieurs de mes amies avaient voyagé en Inde, je savais qu’il fallait qu’on aille à Varanasi-Bénarès.

Ce fut un voyage intense de 3 semaines qui nous avait mené du Taj Mahal, au Rajasthan, en passant par Dehli, Bombay et Goa. La dernière étape, c’était Varanasi. On s’y était préparé mais on n’est jamais prêt. Prêt à affronter la mort ainsi, prêt à accepter ce qui s’y passe, prêt à comprendre la ferveur des indiens.

Varanasi, c’est une ville au bord du Gange, fleuve sacré d’Inde où nombre d’indiens viennent en pèlerinage pour se purifier, mais c’est surtout une ville où on vient mourir. Mourir à Varanasi et y être brûlé (sur les bords du fleuve, à l’air libre) est la garantie d’en finir avec le cycle des réincarnations (le samsara) et d’atteindre la moksha (l’équivalent du nirvana pour les bouddhistes).

Varanasi, pour moi, c’est le coeur de l’Inde.P1010396   Il y a des moments très durs quand on voyage en Inde, mais il y a aussi des moments d’une rare beauté qui font changer son regard sur le monde et l’humanité. C’est tout le paradoxe de ce pays. Je me souviendrai toute ma vie du lever de soleil sur le Gange, je me souviendrai aussi toute ma vie des crémations auxquelles j’ai assisté de loin, le plus discrètement possible.

Quand on a quitté Varanasi, c’était la fin du voyage, on était épuisé, on avait adoré ce voyage en Inde mais paradoxalement, on n’en pouvait plus des indiens, on n’avait qu’une hâte, c’était rentrer chez nous et retrouver notre confort.

Au retour, mon confort m’a choquée, j’ai réalisé que je ne pouvais plus me permettre de me plaindre au quotidien de mon travail qui me minait, qu’il fallait agir, une force énorme m’a accompagnée. Il fallait que je sorte de ma zone de confort.J’avais vu des gens vivre dans des conditions tellement extrêmes, tellement difficiles, je ne pouvais pas reprendre ma petite vie « comme si de rien n’était ».

Aujourd’hui, quand j’ai des moments où l’envie de me plaindre reprend le dessus, je me force à penser à ce pays et à ces gens qui y vivent, à ces gens qui en souffrent. Je réalise jour après jour la chance que j’ai d’être née ici et je savoure cette chance.

C’est un pays qui m’a tant marquée que j’y suis retournée 2 ans plus tard. Un voyage bien moins fort. Mais l’envie d’y retourner est encore là, ancrée au fond de moi. C’est un pays tellement grand, tellement fort, tellement fou, tellement indéfinissable qu’il faudrait y retourner un nombre incalculable de fois pour commencer à le saisir.

C’est un pays que j’espère pouvoir faire découvrir un jour à mon fils.

Quelques photos de Varanasi et la présence si forte du Gange 

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Célestin rêve ~ Isabelle Wlodarczyk & Toni Demuro

20141029_211352Un album plein de charme à découvrir.

Célestin est un pantin de bois qui attend dans une boutique de jeux d’occasion de trouver un nouveau propriétaire qui ne vient jamais. Il se rappelle sa vie d’avant, avec Gaspard qui le faisait danser. Il se prend alors à rêver et à force de persévérance va parvenir à réaliser son rêve et retrouver son ami.

Le texte d’Isabelle Wlodarczyk fait forcément penser à un autre pantin de bois, j’ai nommé le fameux pinocchio et sa relation avec Geppetto, ici sous les traits de Gaspard.

Les illustrations sont d’un artiste italien Toni Demuro, dans des camaieux de bleu, gris, beige auxquels se joignent des touches de rouge et de jaune.

Certaines pages sont sombres, d’autres plus lumineuses, mais une ambiance très singulière, mystérieuse et douce se dégage de l’ensemble.

J’ai beaucoup aimé cette jolie fable qui parle d’amitié, du temps qui passe, de volonté & de rêve. Le côté « ancien » des illustrations m’a totalement charmée.

Je vous invite d’ailleurs à aller voir le travail de Toni Demuro.

Mon fils est pour le moment trop petit pour apprécier pleinement cet album mais il a tout de suite été attiré par ce livre (et son petit format) et il adore déjà en regarder les pages. Je lui réserve pour plus tard.

Une belle découverte.

Merci aux éditions Rêves bleus pour l’envoi de ce livre.

Plus d’extraits par ici

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Ces voix qui m’accompagnent #3 : Elliott Smith ♩♪

20141018_211630Elliot Smith, je l’ai découvert avec l’album XO, sorti en 1998. Il y a beaucoup de titres qu’on peut retenir de lui mais je ne sais pourquoi c’est cette chanson-là, Baby Britain, que j’écoute toujours. Peut-être parce qu’elle contient cette référence à l’Angleterre et aux Beatles. La mélodie légère est en totale contradiction avec les paroles sombres (et un peu mystérieuses comme souvent chez Elliott Smith).

J’écoute aujourd’hui ses chansons avec beaucoup de mélancolie, en effet Elliott Smith est décédé en 2003, dans des circonstances non encore élucidées (un suicide ou un homicide). Il a souffert toute sa vie de dépression et d’addiction.

Cette voix si douce, fragile aussi et ce sens incroyable de la mélodie, j’aime tout ça chez Elliott Smith. Quelle sensibilité… Un très grand artiste qui n’a pas eu la reconnaissance qu’il méritait de son vivant.

Baby Britain feels the best
Floating over a sea of vodka
Separated from the rest 
Fights problems with bigger problems
Sees the ocean fall and rise
Counts the waves that somehow didn’t hit her
Water pourning from her eyes
Alcohol again, very bitter

For someone half as smart, you’d be a work of art
You put yourself apart
And I can’t help until you start

We knocked another couple back
The dead soldiers lined up on the table
Still prepared for an attack
They didn’t know they’d been disabled
Felt a wave, a rush of blood,
You won’t be happy ’til the bottle’s broken
You’re out swimming in the flood
You kept back, you kept unspoken

For someone half as smart, you’d be a work of art
You put yourself apart
And I can’t help you until you start

You’ve got a look in your eye when you’re saying goodbye
Like you want to say hi

The light was on but it was dim
Revolver’s been turned over
And now it’s ready once again
The radio is playing Crimson and Clover
London Bridge is safe and sound
No matter what you keep repeating
Nothing’s gonna drag me down
To a death that’s not worth cheating

For someone half as smart, you’d be a work of art
You put yourself apart
And I can’t help until you start
For someone half as smart, you’d be a work of art
You put yourself apart

J’en mets une autre, extraite du même album, Walz #2

 

Ces voix qui m’accompagnent #1 & #2