Les mots qu’il dit (au moins #6)

(Ca devrait être les phrases qu’il dit désormais)

A deux ans et demi le langage a fait un bond en avant, on a un petit garçon qui parle parle crie parle, fait des vraies phrases longues (« le petit oiseau i dort pas il a les yeux pas fermés« ) et nous étonne de jour en jour.
En ce moment, il nous parle beaucoup du père Noël à qui il a demandé une fusée (sa nouvelle obsession avec les pirates « pilates »).

Ses petits mots et phrases préférés sont « attends », « je joue », « c’est à moi », « c’est à mothée » (c’est ainsi qu’il se nomme), « c’est pas facile » (surtout le soir « c’est pas facile dodo ») « il/elle est bizarre » « maman viens » « maman danse ». Il n’est pas un jour ou il ne dit pas un mot compliqué (genre thermomètre) que je ne pensais pas qu’il connaissait. Il a aussi découvert le temps, « hier », « demain », « il fait nuit, le soleil fait dodo ».

Il a noué une belle relation avec ses grands parents avec qui il a fait des concerts de guitare ou de la trompette et des shows de danse intensive (voir ma mère danser sur Mika dès le matin,  ça vaut son pesant d’or).

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Gros chat et petit gros chat

Il est toujours aussi tyrannique et colérique mais il sait aussi se montrer plein d’empathie et se précipiter pour amener manteau, chaussures, chapeau…
Ses activités préférées sont la musique, la danse, les gommettes,  la pâte à modeler , se déguiser en pirate ou princesse et s’occuper de ses doudous et de « gros chat » et de « petit gros chat ».
Il a aussi découvert les dessins animés et ne jure que par Léo et Popi et Mouk (que j’adoooore aussi !)

J’adore ses erreurs de prononciation de « viens il y a de la piace ici » à « il est ya totoyo » en passant par « je mange une cayote », je ne m’en lasse pas. Maintenant le chocolat est passé de queschua à chocoya.
J’adore aussi quand il répète « quequondit » quand on attend qu’il dise merci et qu’on lui fait « qu’est ce qu’on dit ? »

C’est le roi des bêtises évidemment. C’est un âge magique et hyper fatigant tout à la fois.
Une épreuve de la patience mais aussi l’opportunité de vivre des moments précieux et tellement purs.

Un âge « merveilleux ».

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Mon top 100 en livres

Merci à  Miss Léo pour l’idée, voici donc mon top 100 en livres (pas depuis toujours, j’ai laissé – oublié – les livres de l’enfance sauf quelques exceptions)
Dedans on y trouve des romans, du théâtre et de la poésie (ce qui ne fait pas parti du défi de base mais on s’en fout)
Je pourrais faire le même avec les livres graphiques (si je les avais ajoutées ici, on aurait explosé la liste)
Décidément j’aime bien mettre des parenthèses (décidément)

J’ai trouvé l’exercice fort intéressant, je n’ai pas replongé dans mes listes (je ne tiens plus de carnet à jour avec la liste de mes lectures, dommage), il doit d’ailleurs y avoir des oublis. Cette liste comprend des textes lus il y a super longtemps mais dont je garde un souvenir fort, des livres dont j’ai complètement oublié le contenu mais qui m’ont marquée et que je garde comme référence mais aussi des livres que j’ai lu plus récemment.

Des livres cultes, des classiques, des essentiels, d’autres moins importants, des auteurs contemporains, beaucoup d’anglo-saxons.

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ANOUILH Jean – Antigone
ATWOOD Margaret – La servante écarlate
AUDOUX Marguerite – Marie-CLaire
AUSTEN Jane – Northanger Abbey
BA Mariama – Une si longue lettre
BANKS Russell – De beaux lendemains
BARICCO Alessandro – Océan mer
BARJAVEL René – La faim du tigre
BAUDELAIRE Charles –  Les Fleurs du Mal
BAUCHAU Henry – Le boulevard périphérique
BECKETT Samuel – En attentant Godot
BIZOT Jean-Philippe – Le silence du bourreau
BLONDEL Jean-Philippe – Et rester vivant
BOULLE Pierre – La planète des singes
BOUVIER Nicolas – L’usage du monde
BRADBURY Ray – Fahrenheit 451
CAMUS Albert – L’étranger
CARRERE Emmanuel – D’autres vies que la mienne
CELINE Louis-Ferdinand – Voyage au bout de la nuit
CERF Muriel – L’antivoyage
CHRISTIE Agatha – un miss marple parmi tous
CLAUDEL Philippe – Les âmes grises
COE Jonathan – Testament à l’anglaise
COHEN Albert – Belle du seigneur
COLETTE – Le blé en herbe
CUNNINGHAM Michael – Les Heures
DE LUCA Erri – Trois chevaux
DIDION Joan – L’année de la pensée magique
DOS PASSOS John – Manhattan transfer
DURAS Marguerite – La Douleur
ERNAUX Annie – La place
FINDLEY Timothy – Pilgrim
FITZGERALD Francis Scott – Tendre est la nuit
FOURNIER Alain – Le grand Meaulnes
FRANK Anne – Journal
GARY Romain – La promesse de l’aube
GARY Romain – La vie devant soi
GIDE André – Les nourritures terrestres
GILBRETH Ernestine et Frank –  Treize à la douzaine
GIONO Jean – Le chant du monde
HAWTHORNE Nathaniel – La lettre écarlate
HESSE Herman – Narcisse et Goldmund
HUGO Victor – Contemplations
HUSTON Nancy – L’empreinte de l’ange
HUXLEY Aldous – Le meilleur des mondes
IONESCO Eugène – La Cantatrice Chauve
IRVING John – L’oeuvre de Dieu, la part du diable
JAMES Joyce – Gens de Dublin
KARINTHY Ferec – Epépé
KEROUAC Jack – Sur la route, le rouleau original
KUNDERA Milan – L’insoutenable légèreté de l’être Milan Kundera
LAFON Lola – Nous sommes les oiseaux de la tempête qui s’annonce
LE CLEZIO – L’Africain
LESSING Doris – Le carnet d’or
LODGE David – La Chute du British Museum
MANKELL Henning – Les chaussures italiennes
MARQUEZ Gabriel Garcia  – Cent ans de solitude
MAUGHAM Somerset – La ronde de l’amour
MAUPASSANT – Bel-Ami
MAUPASSANT – Le Horla
MAUPIN Armistead – Une voix dans la nuit
McCANN Colum  – Les saisons de la nuit
McEWAN Ian – Expiation
McLIAM WILSON Robert – Eureka Street
MILLER Henry –  Tropique du capricorne
MISTRY Rohinton – L’Equilibre du monde
NEMIROVSKY Irene – Suite française
NEWBY Eric  – Un petit tour dans l’Hindou Kouch
O’Connor Joseph  – Inishowen
ONDAATJE Michael – Le patient anglais
O’FAOLAIN Nuala – On s’est déjà vu quelque part ?
ORSENNA Erik – Madame Bâ
ORWELL Georges – 1984
TOOLE Frederik- La conjuration des imbéciles
PASONILINI – L’odeur de l’Inde
PEREC Georges – W, ou, Le souvenir d’enfance
PREVERT – Paroles
QUENEAU Raymond – Exercices de style
QUIGNARD Pascal – Tous les matins du monde
REMARQUE Erich Maria – A l’Ouest rien de nouveau
RIMBAUD – tout
ROY Arundathi –Le dieu des petits riens
SAGAN Françoise – Des bleus à l’âme
SAINT-EXUPERY Antoine de  – Le Petit Prince
SALINGER J. D. – L’Attrape-Coeurs
SARTRE Jean-Paul – La nausée
SARTRE Jean-Paul – Les mots
SARTRE Jean-Paul – Huits clos
SHAKESPEARE – Othello
STEFANNSON Jon Kalman – Entre ciel et terre
STEINBECK John – Des souris et des hommes
VIAN Boris – L’arrache coeur
TREMBLAY Michel  – Un ange cornu avec des ailes de tôle
UHLMAN Fred  – L’Ami retrouvé
WILDE Oscar – Le portrait de Dorian Gray
WILLIAMS Tenessee – Une chatte sur un toit brulant
WINCKLER Martin  – Le Choeur des Femmes
WOOLF Virginia – Mrs Dalloway
ZOLA Emile – Germinal
ZWEIG Stefan – 24 heures dans la vie d’une femme

Alors :

2 livres de Romain Gary, je ne pouvais pas en choisir moins (et encore le choix fut douloureux) et 2 livres de Maupassant et 3 livres de Sartre ! Difficile de ne choisir qu’un seul titre de Kundera ou de Cohen…

Et vous ?

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Lire autrement

Quand je m’interroge sur mes pratiques de lecture…Sur cette photo se cache un livre lu !

Je vois tous ces parents qui continuent de lire, de tenir des blogs de lecture même, je m’interroge et je me sens nulle surtout. Parce que c’est un fait, depuis que je suis mère,  je ne lis (presque) plus. Je continue de lire mais je rencontre de longues périodes sans lecture (où ça ne me manque pas), des périodes de fatigue extrême, des périodes où je suis trop préoccupée pour lire. Je commence nombre de livres que j’abandonne, parce que je n’arrive pas à rentrer dedans, parce que je lis très peu de pages à la fois et que ça complique pour arriver à lire des romans un peu longs, parce que je suis incapable de lire des textes un peu denses ou compliqués.

Et j’accumule les frustrations. Parce qu’en tant que bibliothécaire, je vois passer tous les jours des livres que j’ai envie de lire (mais vraiment), d’ailleurs je les emprunte et je les rends sans les avoir même ouverts…

Alors, ce serait faux de dire que je ne lis plus, mais je ne lis plus comme avant et autrement.

Ce que j’aimais avant par dessus tout, c’était pouvoir me glisser sous la couette l’après midi et lire un gros pavé des heures durant. Aujourd’hui, je ne peux plus faire ça ou les rares fois où je peux m’octroyer un moment de lecture l’après midi pendant la sieste de mon fils, je m’endors lamentablement aussi…

Et le soir, je tombe de fatigue, je ne suis bonne qu’à lire quelques pages ou une BD et puis j’ai toujours détesté lire à la lumière électrique (et la vieillerie aidant, c’est encore pire qu’avant).

Donc j’ai compris qu’il fallait accepter, que c’était sûrement une (longue) période à passer (qui dure trop à mon goût), que j’avais déjà eu la chance de lire de très beaux textes dans ma vie. Et plutôt que ruminer et ne rien lire du tout (la frustration, ça peut être bloquant), parce que ça me manque atrocement, j’ai décidé de lire autre chose, autrement et d’en profiter même pour élargir mes horizons. Parce qu’en plus, c’est bien possible que je ne puisse plus jamais relire comme avant (ma tête est trop remplie de préoccupations et avec un enfant, je crois que j’ai pris perpète pour les angoisses..)

Donc je choisis mieux mes lectures, je suis plus honnête et je ne prends pas des livres que je ne vais pas lire, j’ai arrêté mon club de lecture, je me force beaucoup moins et au final  je dévore des BDs (et j’adore ça), je découvre tous les jours des albums jeunesse magnifique et de très beaux univers/auteurs, je lis des nouvelles, des textes courts que je parviens à lire assez vite et qui m’enlèvent un peu de frustration. Je lis aussi plus de romans français contemporains qu’avant. Je parle de mes lectures ici si j’en ai ai envie. Et puis je lis tous les jours, à mon fils.

Et au final, quand je fais le bilan, je me dis que même si j’ai toujours l’impression de ne rien lire (par rapport à avant), je me rends compte que j’ai renoué un peu avec la lecture cette année en acceptant de lire « autrement » et j’en suis très heureuse car la book addict que je suis commençait vraiment à être en manque…

Et le pire dans tout ça ? Je crois que je n’ai jamais acheté autant de livres !

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De beaux albums sur la différence

J’avais déjà évoqué un album d’Isabelle Simler sur un petit garçon « différent » : Le caillou de Ferdinand, voici ici une sélection plus large avec des albums tous plus beaux les uns que les autres chacun à leur façon.

Coeur de hibou, c’est un magnifique album grand format paru chez Rue du monde écrit par Isabelle Wlodarczyk (dont j’avais beaucoup aimé Célestin rêve) et illustré magistralement par Anne-Lise Boutin (vous connaissez mon amour pour les hiboux, ici j’ai été comblée)

Ici c’est l’histoire d’un hibou qui va recueillir un louveteau dont la mère a été tuée par des chasseurs. Sont traités ici l’adoption, la relation père-fils et les illustrations comme le texte sont remplis de beauté et d’émotion, un énorme coup de coeur. Un livre différent sur un thème original et fort.

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La petite casserole d’Anatole d’isabelle Carrier. Ici on change de registre au niveau illustration avec un dessin très épuré, une dominance de blanc dans ce format à l’italienne. On suit Anatole, un petit garçon différent (on ne sait pas vraiment ce dont il souffre, tout reste ouvert) aux prises avec les difficultés du quotidien, c’est un récit très sensible, plein d’espoir également, encore un vrai coup de coeur. Il a été ensuite réalisé sous forme de dessin animé.

 

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L’oiseau qui avait avalé une étoile de Laurie Cohen et Toni Demuro. Encore un gros coup de coeur pour cet album qui vient de sortir aux éditions La palissade. Je suis de près le travail de Toni Demuro depuis que je l’ai découvert dans l’album déjà évoqué au dessus (Célestin rêve), je suis hyper fan de ses illustrations un peu vintage et si poétiques.

Ici c’est l’histoire d’un oiseau qui brille car il a avalé une étoile et il est repoussé par tout le monde jusqu’à ce que… C’est magnifique tant dans le fond que la forme. A offrir, faire découvrir à tous !

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Et pour finir encore une jolie découverte, L’enfant et la baleine de Benji Davies. Ici aussi les illustrations ont quelque chose de vintage qui leur donnent un charme fou. C’est l’histoire d’un petit garçon qui vit seul avec son papa et qui souffre de sa solitude un jour, il trouve une baleine échouée sur le bord de la plage et il l’adopte. Une histoire hyper émouvante sur la relation père fils.

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Voilà de quoi vous donner des idées de cadeaux de Noel si vous en manquiez !

La suite au prochain numéro…

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Je suis celle…

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Je suis celle qui a du feutre et des gommettes sur son pantalon.
Je suis celle qui se lève à 7 h tous les matins au doux son de maman
Je suis celle qui a de vieux bouts de gâteaux collés au fond du sac, des tétines croquées et parfois un doudou craspouille
Je suis celle qui lit Isabelle Filliozat mais qui crie plus souvent qu’elle ne voudrait
Je suis celle qui apprend la patience tous les jours
Je suis celle qui fait des grimaces, qui sait dessiner des guitares et des loups
Je suis celle qui a un manteau tout mité mais qui achète des chaussures à son fils
Je suis celle qui ne lit plus mais qui lit quand même et qui achète des livres plus que de raison
Je suis celle qui connaît toutes les comptines par coeur
Je suis celle qui s’étonnait de trouver des livres pleins de miettes au retour en bibliothèque et qui ramène des livres avec du beurre dessus
Je suis celle qui ne supporte plus les cris de son fils et qui l’instant fond d’après devant une grimace
Je suis celle qui aimerait tant offrir un frère ou une soeur à son fils et qui se balade le coeur lourd devant les réalités
Je suis celle qui mesure sa chance tous les jours d’avoir un petit bonhomme hyper dynamique et charmeur
Je suis celle qui accepte de se laisser tyranniser un peu tous les jours
Je suis celle qui apprend tous les jours
Je suis celle qui regarde demain avec joie et appréhension aussi
Je suis celle qui n’a jamais autant ri

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Un certain 13 novembre, loin du chaos, une journée parfaite sur la plage…

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// La sélection musicale de l’automne // The fall playlist //

J’ai beaucoup de mal à renouer avec l’écriture ici. Je me sens sans mots, vidée..

Un peu de musique donc, passablement mélancolique, j’en conviens, à l’image de mes humeurs.

Un vieux titre d’un groupe français Isaac delusion

Je vous ai déjà parlé de Sharon van Etten, sa voix magnifique continue de me transporter. Apaisante. Ici un extrait de son dernier album Are we there ?

Une nouveauté avec le dernier album de Youth Lagoon, un jeune américain dont j’avais déjà beaucoup aimé le premier album.

ps : j’ai été admise à mon concours passé en examen interne, ça ne va pas changer ma vie (quitter Paris, trouver un appart pas hors de prix…) mais je suis soulagée d’être débarrassée de ça…

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Lectures d’automne

En vrac, mes dernières lectures marquantes : romans, BD, album…

[Kokoro] de Delphine Roux

Un premier roman qui se déguste. Court mais intense, l’histoire d’un frère et une soeur (japonais) qui ont perdu leurs parents alors qu’ils étaient enfants et qui baladent leur traumatisme de manière bien différente. Un livre qui parle de résilience. Des mots doux au milieu d’un sujet lourd, tout en délicatesse et subtilité.105975385

De haute lutte de Ambai

Des nouvelles ici qui ont toutes pour héroïnes des femmes indiennes, toutes en lutte. Une belle langue, poétique, de beaux portraits de femmes, des portraits douloureux aussi. Un bel hommage aux femmes fortes et à toutes celles qui se battent.dehautelutteplat1-hd-572109

Catharsis de Luz

Une BD autour de laquelle j’ai longtemps tourné sans parvenir à m’y jeter et puis voilà, parce qu’il le fallait pour pleins de raisons personnelles et universelles. C’est douloureux mais c’est beau aussi, un livre nécessaire pour son auteur mais aussi pour nous. A lire absolument.

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Le fil de Sophie Lemp

Ici aussi un texte très court, un texte en forte d’hommage à une grand-mère magnifique, pleine d’amour et de générosité. Un texte profond sur les liens transgénérationnels.

 

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Mon amour de Astrid Debordes et Pauline Martin

Un très joli album pour terminer sur l’amour inconditionnel d’une maman pour son garçon. C’est juste, c’est doux, c’est tendre. Les textes aussi bien que les images. Une belle réussite que je ne me lasse de lire et relire à mon fils évidemment !

– Dis, maman, est-ce que tu m’aimeras toute la vie ? demande Archibald, un soir avant de s’endormir
– Hum, eh bien, je vais te dire un secret…, répond sa maman.

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Instantanés d’un bel automne

Je ne suis pas très présente sur ce blog en ce moment. Il y a les jours qui raccourcissent, il y a mon fils qui est très demandeur en ce moment, plein d’une belle énergie qui parfois m’épuise, il y a les maladies qui s’enchaînent, il y a ce concours qui m’accapare aussi. Un oral qui se rapproche, le 1er décembre, les dés seront jetés, en attendant, il faut préparer une présentation (5 min pour préparer son parcours ça semble court mais en 3 min j’ai déjà tout dit), il faut lire encore et toujours à propos des institutions parisiennes et du monde des bibliothèques.
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Et puis il y a ces belles journées, pleines d’une si jolie lumière, il y a la douceur des jours, on s’en réjouit mais au fond de moi, je sens que cette chaleur n’est pas normale, jusqu’au bout, le climat nous montre qu’il est déréglé, on en profite certes… mais jusqu’à quand ?

Il y a toutes ces questions qui se superposent dans ma tête, mes envies et des frustrations à gérer, une attente tellement difficile pour moi.

Il y a cette ville que je supporte de moins en moins… et pourtant elle sait être si belle sous cette lumière d’automne.

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Et il y a ces quelques jours qui arrivent, en vacances, en visite chez des amis chers, pour re-découvrir une ville qui m’est chère, Montpellier. Et si ce temps si chaud pouvait encore nous accompagner quelques jours finalement ?

Je vous dis, à bientôt

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Les jours sombres

Ces jours où…2015-11-02_114708

Dans la vie de parents, il y a des périodes plus dures que d’autres, ces moments où la maladie se mêle au terrible two et qui nous font vivre des jours plus sombres que les autres, ces jours où chaque non déclenche une crise d’hystérie et où on doit dire non 1000 fois par jour…

Ce sont ces mêmes jours où on est forcément plus fatigués et on crie plus que de raison, qu’on dit des mots qu’on s’était promis de ne pas dire. Ces jours où des mots ou des gestes nous échappent et qu’on regrette automatiquement, ces jours où on se sent nul comme parent.

Et puis il y a des mots qui arrivent et qui vous allègent, vous semblent comme une évidence.

Il y a le mail d’une lectrice de l’ombre de ce blog qui m’envoie des mots qui me donnent envie de continuer à écrire ici (parce que je le fais pour moi mais aussi pour les échanges et rencontres que cela peut susciter) et qui me fait découvrir ces mots d’un grand pédagogue,  Janusz  Korczak, et qui me donnent envie de me plonger dans ses écrits tant ces mots-là sonnent juste.

Des mots que je partage avec vous :

Vous dites : 

– C’est épuisant de s’occuper des enfants.

Vous avez raison. 

Vous ajoutez :

Parce que nous devons nous mettre à leur niveau. Nous baisser, nous pencher, nous courber, nous rapetisser. 

Là, vous vous trompez. Ce n’est pas tant cela qui vous fatigue le plus, que le fait d’être obligé de nous élever jusqu’à la hauteur de leurs sentiments. 

De nous élever, nous étirer, nous mettre sur la pointe des pieds, nous tendre. Pour ne pas les blesser.

(prologue de Quand je redeviendrai petit)

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