06h41 – Jean-Philippe Blondel

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J’ai découvert Jean-Philippe Blondel avec Et rester vivant, un texte autobiographique qui m’avait beaucoup touchée.

J’ai eu envie de lire un autre texte de lui et comme son dernier roman était disponible à ma bibliothèque, je l’ai pris.

Je l’ai lu en une journée, je me suis laissée porter par ces 2 personnages qui se retrouvent dans le train de 06h41 après 27 ans, face à leurs souvenirs d’une courte liaison qui allait les marquer tous les deux.

Si j’ai aimé certains aspects de ce livre (les monologues intérieurs qui se répondent de façon indirecte, ces passages où chaque personnage nous fait part de ses pensées, souvenirs et surtout de ses doutes), je crois que j’en attendais néanmoins un peu plus.

Il y a quelque chose que j’ai trouvé un peu trop « facile »  ou « factice », par exemple  je n’ai pas vraiment été convaincue par le fait que l’héroïne ait décidé de la suite de sa vie comme ça si subitement dans le moment qui suit leur rupture.

Cependant, j’ai passé un très agréable moment avec ces deux personnages. Décidément l’écriture de Jean-Philippe Blondel est pleine de sensibilité et il sait très bien exprimer les regrets, les doutes et les questions qu’on se pose tous face à nos vies.

Le silence du bourreau – François Bizot

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Reçu grâce à masse critique de babelio.

Avec ce livre, François Bizot, anthropologue, spécialiste de l’Asie du Sud-est, revient sur son emprisonnement au Cambodge en 1971 par les khmers rouges qu’il avait déjà évoqué dans Le portail sorti en 2000 (un livre que je pensais lire avant celui-ci mais je n’ai pas eu le temps).

Lire l’article de l’express

Ici, il tente d’analyser en profondeur Douch, responsable du centre S21 où plus de 15 000 personnes furent emprisonnées et torturées, alors que son procès se tient et qu’il est appelé à témoigner. Cet homme travaillait en 1971 au camps où Bizot était emprisonné, ils avaient noué une relation particulière faite de confidences et c’est grâce à cet homme persuadé de son innocence (Françoit Bizot était à l’époque soupçonné d’être un membre de la CIA) qu’il a été libéré et non tué. C’est donc à ce bourreau qu’il doit la vie.

C’est un livre difficile à lire parce qu’il dit des choses pas simples à entendre, par exemple que ce bourreau est aussi un être humain, alors qu’on serait tenté de le voir comme un monstre parce que c’est plus « acceptable ».

Avec ce livre, Bizot interroge l’âme et ce qu’elle peut avoir de plus sombre, avec une très belle écriture, intelligente et parfois complexe.

On trouve également dans ce document une lettre de Douch envoyé à l’auteur et qui réagit à la lecture du Portail et la retranscription du témoignage de l’auteur au procès.

Un témoignage donc exceptionnel sur cette période et sur l’un des protagonistes les plus importants de cette tragédie (et le seul à être emprisonné à ce jour, le procès d’autres responsables du régime étant toujours en cours, l’un d’eux vient d’ailleurs tout juste de décéder). Un document à conseiller par contre à ceux qui connaissent déjà l’histoire tragique du Cambodge, pas à ceux qui souhaitent la découvrir.

Un livre qui fait froid dans le dos.

« Derrière le masque du monstre il faut s’efforcer de voir l’être humain. »

tous les livres sur Babelio.com

Les liens de la semaine #50

Ma sélection de liens pour cette semaine, c’est le numéro 50 !

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  • Toujours sur la langue (j’ai pas fait des études de linguistique pour rien..), alors que la semaine de la langue française commence, 5 idées reçues sur le français

et encore un dernier gif (de circonstance) !

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Le papillon de Siam – Maxence Fermine

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J’ai passé un très agréable moment en compagnie de l’explorateur Henri Mouhot que Maxence Fermine met en scène ici depuis son enfance à Montbéliard jusqu’à sa fin précoce au fin fond du Laos (en 1861).

Le moins qu’on puisse dire c’est que cet auteur sait diablement bien raconter les histoires.

Après Le labyrinthe du temps, j’ai replongé avec plaisir dans son écriture. Parce que ça parle d’explorateur, de voyages mais aussi (et surtout) du Cambodge.

Maxence Fermine dresse ici le portrait d’un homme méconnu qui pourtant fut l’un des premiers à découvrir et faire connaitre en Europe les territoires d’Asie du Sud-est. Il a surtout été l’un des premiers à explorer Angkor et ce, alors qu’il recherchait sans relâche le fameux papillon de Siam. C’est une sacrée personnalité que nous dépeint ici l’auteur, pleine d’audace, de ténacité et persévérance mais aussi d’une bonne dose d’inconscience. Un personnage très attachant.

Pour en savoir plus sur cet homme hors du commun, mort à 35 ans de la fièvre jaune au Laos, rendez-vous ici.

Extraits de Voyages dans les royaumes de Siam du Cambodge et du Laos

Voici donc un court roman passionnant qui m’a permis de découvrir cet explorateur et de passer quelques temps à ses côtés.

Un livre qui plaira à tous ceux qui ont soif d’aventure !

 

Où vais-je ? Dans quel état j’erre ?

Le blog est un peu un reflet de ce que l’on est, voire une extension de soi (enfin c’est comme ça que je considère le mien). Il évolue en même temps que nous.

Cet espace aura bientôt 3 ans et je sens poindre le besoin de faire un bilan alors que je suis de moins en moins présente ici. Force est de constater que ce blog est beaucoup moins essentiel pour moi qu’il pouvait l’être au début.

Quand j’ai lancé le blog, j’étais au chômage, en pleine reconversion professionnelle avec l’envie de travailler dans le monde des livres et plein de temps pour lire. Et une grosse envie de partager mes belles (ou moins belles) lectures & mon goût de lire. De le transmettre même.

Aujourd’hui, je suis bibliothécaire, transmettre ce goût de lire fait partie de mes préoccupations quotidiennes et de fait, le transmettre ici prend moins de sens. Je continue de lire (même si beaucoup moins en ce moment) mais je peine souvent à trouver les mots pour évoquer mes lectures, l’envie est moins là (ça fait plusieurs jours que je me dis qu’il faut que j’écrive mes avis sur mes 4 dernières lectures mais….). Peut-être aussi parce que ce que je lis me touche moins en ce moment ou semble plus dérisoire à être partagé ici.

Je lis donc moins en ce moment et ce que je vis actuellement et ce que je vais vivre va me donner encore moins l’occasion de lire dans les mois à venir. Dans le même sens, mes envies de lecture évoluent. J’ai beaucoup moins envie de romanesque (les romans me lassent très vite en ce moment) et plus d’essais ou de textes documentaires. La plupart de mes lectures actuelles, je n’ai pas envie de les partager ici parce qu’elles sont aussi trop intimes ou n’ont rien à faire ici.

Je m’interroge bien évidemment sur la suite à donner à ce blog. Pas l’envie de m’arrêter là parce que je suis très attachée à cet espace d’expression et de liberté (et d’échange). Mais j’ai aussi envie de me sentir libre de le faire évoluer, de le laisser changer sans savoir exactement vers quoi il va tendre ni si je serai en mesure de m’y consacrer un tant soit peu dans les mois à venir.

Ce qui est sûr et certain c’est que ce que je vais vivre va profondément me faire changer et que les priorités ne seront plus les mêmes (elles ne le sont déjà plus).

To be continued…

2012-07-13

Cinemagraphs™ by Jamie Beck and Kevin Burg

 

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