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Shutter Island – Dennis Lehane

Une plongée au cœur de la schizophrénie
L’auteur 
Écrivain américain d’origine irlandaise, né le 4 août 1965 à Dorchester dans le Massachusetts.
Il est notamment l’auteur de Mystic River, adapté magnifiquement au cinéma par Sean Penn.
De lui, je n’ai lu  que Un pays à l’aube en début d’année. Très bon livre mais décidément, je ne suis pas adepte de ce (s)genre(s)  (saga policière là, thriller psychologique ici).

Ce que ça raconte
Deux « marshals » – chargés de retrouver les évadés – débarquent sur une ile au large de Boston dans les années 50. Cette ile héberge un hôpital psychiatrique aux méthodes  peu traditionnelles et dont l’une des patientes s’est enfuie. Le roman se situe sur cette île exclusivement.
Difficile d’en dire plus sans rien dévoiler.

Ce que j’en ai pensé
Aie, très difficile à dire. J’ai été scotchée par cette lecture très prenante et oppressante au début, mais je suis partagée.
Je n’ai pas vraiment adhéré au dénouement que j’avais vu venir et qui n’est pas satisfaisant à mon sens. Le fait que des médecins se lancent dans un tel traitement et aillent aussi loin me semble assez « énorme » et donc pas plausible.  En effet qu’ils fassent jouer un rôle aux médecins, soit, mais aux malades eux-mêmes ? Il me faudrait peut être relire le livre désormais pour voir si finalement ça tient la route car je reste sur l’idée que non, il y a trop d’incohérences.
C’est en tout cas trop tiré par les cheveux pour moi.
Et puis je n’ai pas trouvé ça très original, ça m’a fait penser à Vol au dessus d’un nid de coucou et même à la série Le Prisonnier que j’ai découvert récemment et qui dans le genre est assez réussi (et bien flippant).
L’intérêt de ce livre réside essentiellement pour moi dans la description du monde psychiatrique des années 50 et à brosser le portrait d’un homme cassé par son histoire – et quelle histoire : les camps de la mort, une femme malade – et qui sombre dans la folie. Les descriptions des hallucinations étant une vraie réussite. On peut vite devenir parano en lisant un livre comme tel, complètement oppressant.
Je n’ai pas très envie de voir le film connaissant déjà le dénouement, surtout que Di Caprio, non vraiment, je ne l’aime pas. Mais je vais le faire dans le cadre du club de lecture « Lire à Paris » dont le thème ce mois est l’adaptation cinématographique d’une œuvre littéraire. Bon c’est Scorcese quand même et les échos sont bons.

A suivre.

D’autres avis ici et .

Edit du 21 juillet : vu le film, mouais. Peut être pas une bonne idée de le voir juste après le film, je n’y ai vu que les incohérences. Et on voit le truc venir gros comme une maison. Et apparemment – je ne suis pas experte -, ça ne ressemble par vraiment à du Scorsese.
Moi j’ai trouvé ça long et lent, je m’attendais à quelques chose de bien plus dense vu le livre. L’ambiance oppressante est là, mais c’est tout.

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17 réflexions sur “Shutter Island – Dennis Lehane

  1. Diane dit :

    J’avais adoré ce livre, je me souviens être allée me cacher dans un placard au bureau pour connaître la suite ne pouvant m’arrêter de lire…
    Tout comme toi je ne vois pas vraiment l’intérêt de voir le film maintenant que je connais la fin.

  2. Marie dit :

    Alors, moi, j’ai adoré ce livre ! Je suis tombée des nues avec la chute finale ! J’aime beaucoup l’écriture de Denis Lehane que je trouve très fine – Mystic river est aussi génial !
    Certes, le traitement utilisé par les médecins a l’air fantaisiste mais on retrouve ce genre de procédé chez Balzac avec la nouvelle « Adieu ! »
    Il faut ajouter que dans les années 50, le traitement des maladies psychologiques était encore expérimental…
    Après, je suis allée voir le film de Scorcese mais j’ai été terriblement déçue, sa narration m’a semblé plus poussive, plus didactique, plus simpliste…

  3. Delphine dit :

    @ Marie et Diane : j’ai regardé le film hier. En connaissant le dénouement, j’ai été encore plus critique et n’ai vu que les incohérences.
    Et en plus, il est effectivement plus simpliste et bien moins fin, on voit la fin arriver gros comme une maison.

  4. Carole dit :

    Je viens de découvrir cet auteur. J’ai lu « Dernier verre avant la guerre ». j’ai été prise dans l’histoire car je l’ai trouvée précise, bien étudiée et j’ai apprécié aussi l’épaisseur des personnages. J’ai regretté le style un peu pataud parfois, mais j’en lirai d’autres de lui, c’est sur!

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