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Sur les traces de l’enfance

 

Derrière cette porte se cache ma maison d’enfance. La maison dans la quelle j’ai vécu jusqu’à mes 16 ans. Une maison aussi grande et belle que brinquebalante dont l’adresse était magique, villa des roses à Fontenay aux Roses. 3 étages, un très bel escalier, des pièces immenses et mal (non) chauffées, des fenêtres pourries, un jardin avec des noisetiers, un érable, un noyer, un ginkobiloba au tronc coupé et dans lequel on pouvait faire une cabane, des framboisiers, un grenier et une cave pleins de mystères, une famille avec laquelle on partageait cette grande maison, chacun son étage.

Et des souvenirs à la pelle, me viennent les barbecues, les fêtes, les nombreux chats adoptés ou de passage, la machine à laver partagée, un petit goût de vie en communauté.

Depuis que j’avais aperçu une photo de mon école maternelle par hasard dans un journal, je ressentais ce besoin irrépressible d’aller revoir la ville dans laquelle j’ai grandi et de montrer ma maison d’enfance à mon fils et mon compagnon. Repasser devant cette maison quittée à regret et de la voir telle qu’elle était dans mon souvenir, me balader dans la ville de mon enfance dans laquelle j’ai vécu 25 ans et que j’avais tellement hâte de quitter à l’époque, repasser devant l’appartement dans lequel j’ai vécu ensuite, devant mon école maternelle et mon école primaire, tout cela fait remonter tant de souvenirs qui m’étreignent. Se redire encore la chance qu’on a eu de grandir dans un tel environnement. Aujourd’hui jamais je ne retournerai vivre en banlieue, parce que prendre le RER tous les jours et vivre dans une cité dortoir m’a vraiment laissé un souvenir amer mais quand mon fils me réclame une maison et un « jargin », j’ai le cœur qui se serre fort. Parce que je sais ce que c’est et à quel point ça construit, ça donne des souvenirs et une jolie vie.

Bref ce weekend j’avais 6 ans.

Ce chemin pavé, exactement tel qu’il était et sur lequel j’ai marché tant de fois
La maison au bout de l’impasse

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Une réflexion au sujet de « Sur les traces de l’enfance »

  1. J’aime beaucoup mon appart et mon quartier (même ma ville), mais tellement ce besoin de vert, d’arbres, de petits oiseaux, de hérissons, du bruit des bêtes jour et nuit… c’est un cruel dilemme en effet.

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