[Depuis mes archives] Travailler moins pour lire plus – Editions Rue du Monde

Comme je n’ai pas préparé de billets d’avance, je vous ai fait une sélection d’anciens billets à redécouvrir

Voici un petit album fort sympathique pour les jeunes (et les moins jeunes aussi).

Déjà, c’est aux éditions Rue du Monde, une maison d’édition à aimer et à soutenir parce qu’ils font des livres jeunesse beaux et intelligents.
Rue du monde a été créée en novembre 1996 par Alain Serres, auteur pour la jeunesse, grâce à un millier de souscriptions – essentiellement des enseignants, des bibliothécaires et des directeurs de centre de loisirs.

Rue du monde conçoit des livres pour « interroger et imaginer le monde ». Sa démarche originale associe regards citoyens, ouverture aux autres cultures et tremplin à l’imaginaire. Ses ouvrages s’adressent à l’intelligence, à la sensibilité et à l’esprit critique des enfants.

Les albums de Rue du Monde, soigneusement édités, laissent une grande place à des illustrations originales et colorées.

Je vous le disais, il faut soutenir cette maison d’édition, qui plus est totalement indépendante financièrement.

L’histoire
Sur l’île Turbin règne un vilain roi inculte nommé Dontontairalenom. Il fait turbiner son petit monde, gagne beaucoup de sous, jusqu’au jour où la révolte gronde : «le roi nous use… et en plus il abuse… ça commence à bien faire… nous ne devons plus nous taire !… » et les voilà lancés dans la construction de pancartes « Travailler moins pour lire plus ».
Encore faudrait-il que le roi lui sache lire…

 Ce que j’en ai pensé

Je n’ai pas adoré les dessins, bien moins fins que d’habitude chez Rue du monde, mais ce livre devrait être mis dans les mains de tous les enfants (et pas que), car c’est un acte de résistance contre l’ambiance d’aujourd’hui.  Un livre hautement symbolique.

Alors qu’est-ce qu’on attend ?

Ceci est un billet programmé, y’a personne jusqu’à fin septembre (et oui)


[Depuis mes archives] A la découverte du Book Art avec Mike Stilkey

Comme je n’ai pas préparé de billets d’avance, je vous ai fait une sélection d’anciens billets à redécouvrir

Mike Stilkey peint sur des livres (voués à être jetés), mais aussi sur des pochettes de disque.

Il est là sous ses livres !
Moi j’adore !

 

On le voit là en pleine action et c’est génial

http://www.juxtapoz.com/Features/back-talk-with-mike-stilkey

Ceci est un billet programmé, y’a personne jusqu’à fin septembre (et oui)


[Depuis mes archives] L’appel de la route – Sébastien Jallade

Comme je n’ai pas préparé de billets d’avance, je vous ai fait une sélection d’anciens billets à redécouvrir

A raconter son voyage, on enchante sa mémoire. On vit deux fois.

L’auteur

Sébastien Jallade, journaliste, a effectué une marche de 2500 kilomètres à travers la cordillère des Andes et il a réalisé un documentaire Qhapaq nan, la voix des Andes en 2009.

Dans cet essai, Sébastien Jallade nous conte les nouvelles façons de voyager dans un monde aujourd’hui devenu sans limite. Aussi bien les travers que les belles choses.

J’ai eu beaucoup de plaisir à lire cet essai car l’écriture de Sébastien Jallade est belle et inspirée et il a su capturer l’essence des « voyageurs » d’aujourd’hui.
Difficile d’en donner des extraits tant beaucoup de phrases me semblent belles et porteuses de sens. Voici celle-ci néanmoins.

L’appel de la route est un mouvement sans fin. C’est un chant du départ, un éloge des commencements et des utopies vagabondes, celles qui se mesurent en kilomètres. Voyager, c’est marquer une distance : à soi, vis-à-vis de sa famille et de sa société d’origine.

Si vous aimez voyager et aller à l’encontre de l’ailleurs, lisez-le !

Ceci est un billet programmé, y’a personne jusqu’à fin septembre (et oui)

[Depuis mes archives] Sur la route, le rouleau original de Kerouac

Comme je n’ai pas préparé de billets d’avance, je vous ai fait une sélection d’anciens billets à redécouvrir

J’ai enfin lu ce livre mythique dans la version originale non « cuttée » qui vient d’être éditée, et ça valait la peine d’attendre : c’est une histoire folle que ce livre et un grand moment.

L’auteur

Jack Kerouac est né en 1922 et mort en 1969 aux USA. Il est connu pour son style rythmé et immédiat qu’il nomme « prose spontanée ». Ses œuvres narrent de manière romancée ses voyages à travers les États-Unis.

Ses écrits reflètent cette volonté de se libérer des conventions sociales étouffantes de son époque et de donner un sens à son existence. Un sens qu’il a cherché dans la drogue, dans l’alcool, dans la religion et la spiritualité, et dans une frénésie de voyages.

Jack Kerouac et ses écrits sont vus comme précurseurs du mode de vie de la jeunesse des années 1960, celle de la Beat Generation, qui a ébranlé la société américaine dans ses certitudes.

Sur la route, le roman le plus connu de Kerouac, est une ode aux grands espaces, à l’épopée vers l’ouest, à la découverte de mondes nouveaux.

 

Ce livre écrit en 3 semaines, sur un seul « rouleau » de papier de près de 40 mètres de long (symbolisant la route), sans chapitres ni même paragraphes, a été pour la première fois édité en 1957 mais dans une version complètement épurée et remaniée
Aujourd’hui, c’est la première fois que le texte original est publié. (cf dessous l’histoire de l’édition de ce livre)*Jack Kerouac y raconte ses nombreux voyages et errances dans les USA post guerre (entre 1947, 1948 et 1949).

Ce que j’en ai pensé

Ce livre est un voyage à lui tout seul et dans tous les sens du terme. On s’y perd parfois, souvent même, on y fait de belles rencontres, ça part dans tous les sens (est > ouest, ouest > est, est > sud…).

Il y a une vraie frénésie, ça va très vite – au rythme de la conduite folle de Neal et au son du jazz et du be-bop -  c’est complètement fou et assez désespéré aussi. Mais avec toujours cette notion de liberté, de repousser les limites et de refuser les contraintes de l’époque.

On y croise d’autres personnalités majeures de la Beat generation, telles que Allen Ginsberg, William Burroughs et le fameux Neal Cassady, compagnon de route de Kerouac et accessoirement complètement fou, qui est au fond le vrai héros du livre.

L’intérêt majeur de cette réédition : c’est le texte original avec les noms réels de chacun. A été « remis » ce qui avait été considéré comme non politiquement correct à l’époque (homosexualité, drogues…), pas de corrections, pas d’ajout de ponctuation. Le texte brut.

Pour exemple, la première phrase de l’édition de 1957 et celle « originale » : 
« J’ai connu Dean peu de temps après qu’on ait rompu ma femme et moi » vs « J’ai rencontré rencontré  Neal pas très longtemps après la mort de mon père ».

La version d’aujourd’hui ne se termine pas, le bout du rouleau ayant été dévoré par un chien.

Que rajouter, à part que je suis juste heureuse d’avoir lu ce livre mythique, qui plus est dans cette version là. 

Extraits

« Naturellement, en y repensant aujourd’hui, je vois bien que c’est la mort et rien d’autre ; c’est la mort qui nous rattrapera avant qu’on monte au ciel. La seule chose qu’on souhaite ardemment, tous les jours de la vie, celle qui nous fait soupirer, gémir, éprouver toutes sortes de bouffées de douceur écœurante, c’est le souvenir de la béatitude perdue qu’on a dû connaitre dans le ventre maternel, et qui ne peut se retrouver – mais on ne veut pas l’admettre – que dans la mort. »

« …pour retrouver la pureté de la route… la pureté du voyage, de la destination, quelle qu’elle soit, le plus vite possible, dans le frémissement et la jouissance de tous les possibles«

 «Ma garce de vie s’est mise à danser devant mes yeux, et j’ai compris que quoi qu’on fasse, au fond, on perd son temps, alors autant choisir la folie. »

« C’est quoi, ta route, mec ? Celle du saint, celle du fou, celle de l’arc-en-ciel, celle de l’idiot ? N’importe comment, n’importe quoi peut prendre n’importe quelle route aujourd’hui. Où, toi, comment ? »

Voir aussi l’article du Nouvel obs et de libé là

* L’histoire de Sur la route
1940 : Where the road begins (nouvelle)
1947 : année du premier voyage. Kerouac commence à accumuler des carnets
et cahiers de notes pour écrire un roman de la route.
23 aout 1948 : il annonce pour la première fois le titre du livre Sur la route
13 juin 1949 : Kerouac annonce qu’il écrit le vrai début de Sur la route.
Aout 1949 : Kerouac annonce qu’il écrit un nouveau Sur la route.
Il fera la même annonce en novembre 1949.
Aout 1950 : il écrit un premier manuscrit plus personnel intitulé Gone on the road. Les éditeurs lui conseillent de revoir son texte.
Décembre 1950 : Kerouac écrit un texte de cinq pages, autobiographique, intitulé Souls on the road.
Entre fin 1950 et le printemps 1951, ses lectures lui font opter pour un style linéaire et oral.
2-22 avril 1951 : rédaction de On the road sur le rouleau de téléscripteur.
22 mai 1951 : Kerouac annonce que le rouleau est prêt.
Juillet 1953 : il annonce qu’il travaille à une nouvelle version de Sur la route à partir d’un manuscrit de 347 pages.
Novembre 1953 : les éditions Viking refusent le second manuscrit de 297 pages.
Entre 1954 et 1955 Kerouac décide de renommer son texte Beat generation.
1955 : Kerouac annonce qu’il acceptera tous les changements pour faire publier son texte
Juillet 1956 : une partie de Sur la route paraît dans la Paris review.
Septembre 1956 : Les éditions Viking acceptent le texte sous le titre On the road sous conditions.
5 septembre 1957 : Parution.

Une interview de l’écrivain, en français (avec l’accent québécois en prime, le français était sa langue maternelle)

et une autre vidéo de Kerouc lisant On the road

Ceci est un billet programmé, y’a personne jusqu’à fin septembre (et oui)

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...