La ballade de Lila K. – Blandine Le Callet

C’est un livre qui nous rappelle 1984 (nous sommes en 2100, Big brother est là avec ses caméras partout) mais aussi Farhenheit 451 (les livres papier sont considérés comme dangereux, n’existent plus que des grammarbooks dont le contenu est surveillé, contrôlé..) ou encore La servante écarlate, les femmes doivent demander l’autorisation pour enfanter.
Et enfin, Le meilleur des mondes d’Aldoux Huxley (ainsi que le film Bienvenue à Gattaca), chaque grossesse est surveillée et si elle n’est pas « conforme » est éliminée.

Ce livre vous l’aurez compris est très « inspiré » et en cela pas très original, sauf qu’ici, ça se passe à Paris, ça nous semble donc d’autant plus réaliste et réalisable.

Mais au delà des aspects dystopiques, ce livre nous parle de résilience et de pardon. Lila, l’héroïne a été arrachée à sa mère alors qu’elle avait 6 ans, elle se retrouve enfermée dans un hopital-centre de rééducation où elle doit réapprendre à « vivre » alors qu’elle n’est pas « conforme » à ce que la société attend d’elle car ce qu’elle a vécu l’a rendue différente, hyper sensible, originale. Les rencontres qu’elle fera lui permettront de se reconstruire tout en gardant cette sensibilité et cette liberté qu’elle revendique.

Ce que j’ai aimé dans ce livre qui nous plonge dans un univers oppressant, c’est « l’humain », les relations qu’elle noue et sa quête désespérée. En effet, s’il y a quelque chose de terrifiant dans ce que décrit ce livre (dans un futur assez proche et assez réaliste, le livre se situe en 2100), il y a aussi tous les échappatoires possibles, les personnes qui refusent de se « conformer », qui se battent et qui permettent de ramener un peu d’espoir.

C’est donc un livre que j’ai lu d’une traite parce que Lila est terriblement attachante et qu’on a envie de rester auprès d’elle pour voir si elle va parvenir à garder cette personnalité si particulière et si cette lutte désespérée dans laquelle elle se lance la mènera quelque part.

L’avis de Sophie qui m’a donné envie de lire ce livre. D’autres avis sur babelio.

« On passe sa vie à construire des barrières au-delà desquelles on s’interdit d’aller ; derrière, il y a toujours des monstres que l’on s’est crées. On les croit terribles, invincibles mais ce n’est pas vrai. Dès qu’on a le courage de les affronter, ils se révèlent bien plus faibles qu’on ne l’imaginait. Ils perdent consistance, ils s’évaporent peu à peu. Au point qu’on se demande, pour finir s’ils existaient vraiment »

♦ ♦ ♦ ♦

«  C’est cela, sans doute, faire son deuil : accepter que le monde continue inchangé, alors même qu’un être essentiel à sa marche en a été chassé. Accepter que les lignes restent droites et les couleurs intenses. Accepter l’évidence de sa propre survie ».

Un livre que je conseille donc, même si on n’aime pas la science fiction !

Faites le mur – Banksy

On dirait que Banksy a encore réussi son coup avec son film !

On y découvre un français de Los Angeles, Thierry Guetta aka Mr Brainwash, qui après avoir suivi et filmé Banksy et d’autres street artists pendant des années devient lui même un street artist et créé un show immense à Los Angeles…

Au delà du film en tant que tel, c’est ce qu’il a déclenché qui créé l’évènement.  L’avalanche de commentaires sur le net, les questionnements autour de la véracité des faits allant jusqu’à imaginer un gros canular (Mr Brainwash ressemblant à tout sauf à un artiste).

Lire le buzz qu’il créé, par exemple là.

Un article de marianne ici.

Au final on en découvrira en tout cas très peu sur lui dans ce film. Il parvient une fois de plus à garder le mystère entier (on ne connait toujours pas sa véritable identité alors que ses œuvres se vendent très cher). On l’aperçoit dans son atelier et une fois en situation filmé par Thierry Guetta et on réalise aussi l’énorme organisation qu’il a derrière lui.

Je suis sortie encore plus convaincue de la force de cet artiste qui sait aussi bien jouer avec le monde et les codes qui l’entourent. Espérons qu’il continue à nous surprendre encore et toujours. Et surtout qu’il garde cette poésie et cet esprit subversif qui le caractérisent.

A lire ce site en français sur lui.

Et quelques images pour le plaisir.

[youtube=http://www.youtube.com/watch?v=a0b90YppquE]

Un concert et un film…

…. pour changer des livres

Pavement au Zénith le 7 mai 2010

J’ai vu au Zénith vendredi soir l’un des – sinon le – groupes indé de ma jeunesse, Pavement.

Et bien, ça fait du bien ! Du bon son rock plein les oreilles.

J’avais un peu peur car la dernière fois où je les ai vu sur scène datait d’il y a plus de 10 ans, sur la scène du Bataclan. Rien à voir avec ce zénith si froid.

Finalement presque 2 heures de concert, 30 titres qui s’enchainent et tous les tubes. J’ai trouvé que ça n’avait pas vieilli du tout.

La compile sortie cette année Quarantine the past était déjà annonciatrice du meilleur, avec les meilleurs titres de leurs 5 albums et maxi réunis. Je ne me lasse de l’écouter, j’ai même ressorti les vieux cds…

http://www.youtube.com/v/hZmz_dKqtKk&hl=fr_FR&fs=1&


Les Plages d’Agnès

Vu hier soir, Les plages d’Agnès, le dernier film d’Agnès Varda, sorti au cinéma en décembre 2008
On m’avait dit que ce film rendait heureux. Moi il m’a surtout ému.

J’ai beaucoup aimé qu’Agnès Varda nous raconte ainsi son histoire à travers ses photos de famille, images d’archives et ses films, que je connais assez peu finalement.

A travers ce documentaire, elle nous raconte sa vie d’artiste passionnante – photographe tout d’abord, elle devient ensuite réalisatrice – et elle nous raconte ainsi l’histoire du cinéma de la nouvelle vague.

Elle nous raconte aussi sa formidable histoire d’amour avec un autre « grand » du cinéma Jacques Demy, jusqu’à sa mort du sida en 1990.

Ce « conte » m’a donné envie de mieux connaitre la filmographie d’Agnès Varda, à commencer par Cléo de 5 à 7 par exemple.

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