Les New Yorkaises – Edith Wharton

2013-05-23_111436Je suis partagée au sujet de ce livre. C’était la lecture commune au programme du prochain club des lectrices dont le thème était les Etats-Unis du point de vue historique et/ou sociétal.

Je n’avais pas aimé les idées développées par Wharton dans son essai sur la lecture Le vice de la lecture, mais je n’avais jamais lu de roman de cette auteur.

Autant l’écriture d’Edith Wharton est irréprochable, j’aurais d’ailleurs aimé lire ce texte en version originale tant certaines phrases sont savoureuses, autant cette histoire m’a laissée sur ma faim.

On y suit 3 femmes de la même famille bourgeoise dans leur quotidien au début du siècle dernier.

Pauline Manford court de charlatan en charlatan, passe son temps à organiser des soirées mondaines, fait des discours sur la natalité un jour et le contrôle des naissances le lendemain et est complètement aveuglée par toutes ces activités qui lui permettent de ne pas voir que rien ne va dans son couple ou dans sa famille, c’est le personnage le plus développé du livre. Sa belle-fille Lita, elle, passe ses nuits à danser dans les cabarets et à rêver d’une autre vie. Quant à sa fille Nona, elle essaye désespérément de faire tenir tout ça ensemble quitte à s’oublier elle-même.

Tout se passe pratiquement en intérieur chez les unes et les autres. New York est juste une toile de fond, c’est bien dommage. D’ailleurs le titre original est Midnight sleep et le titre français induit en erreur à mon sens.

Autant l’auteur sait parfaitement se moquer de ses personnages, les ridiculiser en quelques bons mots, autant son histoire laisse sur sa faim, il ne se passe pas grand chose, il y a beaucoup trop de répétitions, j’ai attendu jusqu’au bout un réveil, un sursaut et j’ai été assez déçue par la fin que j’avoue ne pas vraiment avoir comprise car au final les apparences sont conservées, tout le monde retourne dans sa « belle vie » (à part Nona).

Les hommes sont ici soit lâches, soit coureurs de jupons, soit alcooliques mais les femmes n’ont pas pour autant le beau rôle, elles sont toutes plus pathétiques les unes que les autres. Il n’y a donc aucun personnage qui soit attachant.

Cela reste une lecture intéressante pour le portrait que l’auteur dresse d’une société bourgeoise qui ne pense qu’à dépenser tous ses sous, car certains traits restent malheureusement terriblement d’actualité. Encore une fois l’écriture de Wharton sauve ce livre, par sa façon pleine d’humour de ridiculiser ses personnages, malheureusement, j’ai ressenti plus ennui que véritable intérêt pour tous ces personnages.

Je crois que c’est malheureusement pas le meilleur roman de l’auteur que nous avons choisi là.

Pinocchio – Carlo Collodi

Lecture au programme du club des lectrices de rentrée

« Il était une fois… — Un Roi ! s’écrieront aussitôt mes petits lecteurs. Non, les enfants, vous vous trompez. Il était une fois un morceau de bois »

Quand on pense  à Pinocchio, on a généralement cette image-là en tête mais à la base, c’est un livre écrit par Carlo Collodi en 1883.

Carlo Collodi est le pseudonyme de Carlo Lorenzini, écrivain italien né en 1826 à Florence où il est mort en 1890.

J’ai lu ce livre en numérique sur mon kobo, c’est la traduction la plus récente de Claude Sartirano.

Je ne vous ferai pas l’affront de vous raconter l’histoire de la très célèbre petite marionnette en bois dont le nez s’allonge à chaque fois qu’elle ment.

Je dois dire que je n’ai pas vu l’adaptation de Disney depuis une éternité et que j’en gardais un très vague souvenir.

S’il est toujours intéressant de revenir aux textes originaux, surtout quand il s’agit c’est un tel mythe, je dois dire que ce livre est vraiment pour les enfants et que même si je me suis plongée dans mes souvenirs avec une pointe de nostalgie (Retrouver le gimini criquet, Gepetto..),  je me suis plutôt ennuyée pendant cette lecture que j’ai trouvée très répétitive.

On y suit donc un Pinocchio, désobéissant, feignant, menteur (évidemment). Il ne fait que s’enfoncer un peu plus à chaque aventure jusqu’à la « repentance » et la « rédemption ». Le personnage en devient terriblement agaçant. Et l’auteur passe de leçon de morale en leçon de morale.

C’est un texte très démonstratif et donneur de leçons, tant et si bien qu’il en devient vite lourd et lassant. Dommage.

L’avis de Liligalipette qui nous a proposé de relire ce texte et qui semble-t-il a été « déçue ».

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Lu en numérique & pour le club des lectrices

 

 

 

 

 

 

 

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Les enfants fichus – Edward Gorey

Encore une découverte faite grâce à ma bibliothèque

Dans ce livre qui date de 1963 et qui est traduit pour la première fois en France, on découvre une influence majeure de Tim Burton (qui s’est d’ailleurs directement inspiré de ce livre pour La Triste Fin du petit enfant huître et autres histoires.)

Dans cet abécédaire, l’auteur raconte et illustre des morts d’enfants. Certes, il faut aimer l’humour noir et les dessins sombres de l’auteur. Moi j’adore !

A la fin du livre, un texte nous permet d’en savoir plus sur l’œuvre d’Edward Gorey mais surtout sur l’homme hors du commun qu’il était (portant toujours des manteaux de fourrures, entouré de 9 chats…).

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Pour en savoir plus sur cet artiste injustement méconnu en France (article libération) et décédé en 2000 :

Ses livres illustrés de dessins minutieux à la plume noire décrivent des personnages distingués adonnés à des occupations énigmatiques (The Doubtful Guest, The Object-Lesson) ou livrés à un destin cruel et sordide (The Hapless Child, The Gashlycrumb Tinies). Certains de ses livres sont sans titre, ou uniquement consacrés à des objets inanimés, leur donnant un statut problématique. De même, ils oscillent souvent entre la catégorie livres pour enfant ou livres pour adultes.

Il a illustré des recueils d’Edward Lear ou Samuel Beckett, mais aussi des textes d’Alphonse Allais et Charles Cros. (wikipédia)

Lâche(s) abandon(s)

Je devais lire Mademoiselle de Maupin de Théophile Gautier pour le club des lectrices, j’ai bien tenté sur papier et en numérique. Mais la version numérique était loin d’être satisfaisante (problème de mise en page) et mon exemplaire papier acheté en occasion était lui aussi pas terrible (il ne contenait même pas la fameuse préface où Gautier explique sa théorie de l’art pour l’art qu’il développe ensuite dans son livre)

Mais l’une des vraies raisons de mon abandon c’est que j’ai trouvé ça très long à démarrer (Mademoiselle de Maupin n’était pas encore apparue quand j’ai abandonné) et que cette lecture est arrivée à un moment où je n’avais pas le temps ni la concentration nécessaires.

Si les discussions pendant le club des lectrices m’ont bien montré l’intérêt du livre, j’avoue que cela ne pas pour autant donné envie de persévérer dans ma lecture, parce que c’est une période littéraire à laquelle j’ai du mal à m’intéresser aujourd’hui.

Les avis de George, Ilse, Sophie

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Dans un genre totalement différent, j’ai entamé Et le ciel t’aidera de Sylvie Testud qu’on m’avait conseillé. Je n’avais jamais lu de livres d’elle que je connais plutôt comme actrice et que je trouve d’ailleurs tout à fait convaincante.

Mais ce livre-là m’a lassée, elle y parle de ses problèmes réels d’angoissée, paranoïaque. C’est un sujet qui me parle mais dans cette lecture, je n’ai pas réussi à m’intéresser à ses anecdotes, je me suis ennuyée (les phrases sont courtes, hachées, je n’ai pas accroché) et j’ai laissé cette lecture de côté en me disant que j’allais la terminer (car ça se lit vite, en tout cas plus vite que Mademoiselle de Maupin) mais voilà, il est là sur ma table de nuit, inachevé, et je n’ai aucune envie de le reprendre, je le déclare donc abandonné.

Les avis de Clara et l’ogresse plus emballées que moi.

Retrouver ses lectures d’enfance : Marie-Claire de Marguerite Audoux

Je me souvenais très bien avoir lu ce livre en 5ème, mais à sa relecture, je dois admettre que je ne me souvenais pas du livre en tant que tel. Je me souvenais plutôt de l’histoire de l’auteur Marguerite Audoux. Bien m’en a pris de trouver ce texte en format numérique ! J’ai plongé dans ce livre avec un plaisir indicible.

Qui est Marguerite Audoux ?

Marguerite Audoux est née en 1863 dans le Cher, sa mère meurt alors qu’elle a trois ans et son père l’abandonne, elle et sa soeur ainée. Elles passent neuf années à l’orphelinat de l’Hôpital général de Bourges. De 1877 à 1881, Marguerite est placée, en tant que bergère d’agneaux et servante de ferme, en Sologne. Les deux dernières années de cette période sont marquées par la rencontre d’Henri Dejoulx, avec qui la jeune fille vit un amour payé de retour, mais auquel la famille d’Henri, par peur d’une mésalliance, met un terme.

L’orpheline s’établit alors à Paris, où elle vit des années noires en exerçant le métier de couturière. Sa sœur Madeleine lui laisse sa fille Yvonne. C’est précisément cette nièce qui va favoriser la carrière littéraire de sa mère adoptive : la jeune fille volage se prostitue dans le quartier des Halles de Paris, un jeune homme, qui ignore également le commerce auquel elle s’adonne, s’éprend d’elle. C’est Jules Iehl, alias Michel Yell en littérature, un ami d’André Gide. Yell fait rencontrer à Marguerite Audoux un groupe d’intellectuels, écrivains et artistes, parmi lesquels figurent Charles-Louis Philippe, Léon-Paul Fargue, Léon Werth et Francis Jourdain.

Ils forment ensemble « le groupe de Carnetin ». Sur l’insistance du groupe, elle publie Marie Claire en 1910 qui obtient le Prix Femina. Avec l’âge, sa vue se dégrade mais elle continue à écrire : L’ Atelier de Marie-Claire (1920), De La ville au moulin (1932), La Fiancée (1932) et Douce lumière (1937) .

La romancière, décédée le 31 janvier 1937, est inhumée à Saint-Raphaël, où l’amoureuse de la mer a terminé son existence.

Marie-Claire

Marguerite Audoux nous raconte ici ses souvenirs de la première partie de sa vie avant son installation à Paris en tant que couturière, depuis sa naissance jusqu’à ses 18 ans. Elle raconte ses années d’orphelinat, sa relation avec les bonnes soeurs et ses camarades, sa vie de bergère et de servante de ferme, mais aussi sa première histoire d’amour et sa découverte de la littérature (par le biais d’un livre trouvé dans un grenier).

Dans ce livre court, avec une économie de mots, elle dresse un portrait très juste du monde rural et de la société de cette époque.

Tout y est très juste, le ton, la simplicité des mots. Beaucoup d’aspects sont juste évoqués, avec beaucoup de pudeur et de naïveté, l’auteur se remet complètement dans l’esprit de l’enfant qu’elle était alors qu’elle a écrit ce livre bien des années après. Cela donne au récit un caractère universel qui est très touchant. On se retrouve complètement et entièrement plongés dans l’univers et l’époque où Marie-Claire/Marguerite a grandi.

Un témoignage bouleversant de simplicité.

Je vais m’empresser de lire la suite L’atelier de Marie-Claire.

Le 1er numéro du magazine Marie-Claire est paru en 1937 juste après la mort de Marguerite Audoux, celle-ci n’avait pas donné son accord, mais ses ayant droits ont laissé faire. Et aujourd’hui, on ne connait plus Marguerite Audoux, par contre Marie-Claire….

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