Les liens de la semaine #44

Ma sélection de liens de la semaine, c’est parti.

tumblr_ktlfjcI01U1qa2g5oo1_500_large

  • Et enfin le gif de la semaine

tumblr_mfly0pH1WO1rv7vdro1_500

Moi & mon kobo 1 an après

**  Ceci est le 800ème article de ce blog  **

Petit bilan de mon utilisation de ma liseuse kobo. Ca fait déjà plus d’un an que je suis passée à la lecture numérique.

Premier constat, ayant beaucoup moins lu en 2012 que les années précédentes pour raison personnelle, j’ai au final assez peu lu en numérique. Il y a aussi eu plus d’un mois où j’ai été privée du kobo qui était au SAV et des semaines avant où il buggait (pour mémoire je perdais systématiquement et subitement toute ma bibliothèque).

Et puis j’avais acheté une liseuse pour pouvoir lire dans les transports, depuis mon nouvel emploi, je prends le métro mais dans des conditions pas du tout optimisées pour lire (c’est-à-dire : compressée et avec des changements) et je prends de moins en moins ma liseuse avec moi (sauf quand j’ai une lecture en cours dessus).

Par contre je l’ai emmenée en voyage et j’ai vraiment aimé ça, je regrette juste de ne pas avoir pu acheter la kobo glo (qui n’existait pas encore à l’époque) parce qu’il faut l’admettre, dès qu’il fait sombre, le confort de lecture est amoindri et lorsque je mets de la lumière, ça créé des reflets qui me gênent.

Pour revenir aux ebooks disponibles, cela reste un vrai problème, si je regarde systématiquement les epubs disponibles lorsque j’ai un livre à lire (dans le cadre du club des lectrices par exemple), il est hyper rare que le livre soit dispo en numérique ou alors à un prix que je ne souhaite pas mettre. Certains auteurs ne sont pas du tout disponibles (Romain Gary par exemple).

Et puis soyons honnêtes, j’ai encore du mal à acheter des epubs, surtout s’ils sont plus chers qu’un poche (cf Journal d’un corps de Pennac par exemple, dispo à 15.99 euros, je vais attendre sa sortie en poche). J’en ai donc acheté très peu au final. Ma bibliothèque numérique est composée de livres tombés dans le domaine public, de livres échangés, de livres récupérés en service de presse grâce au club des lecteurs numériques, de quelques uns achetés (sur publie.net pour la plupart) et enfin récupérés sur certains sites dont je tairai le nom ici.

Pour revenir au confort de lecture, il est très lié à la qualité des epubs, qui reste très variable. Certains epubs s’adaptent parfaitement, d’autres bloquent (marge impossible à augmenter et cela reste ce qui me gêne le plus), certains ont des erreurs des mise en page, des tirets mal placés, des coquilles.. Tout cela peut vraiment entraver le plaisir de lire et représenter un vrai frein. Mais c’est de moins en moins le cas, en tout cas, sur les dernières nouveautés.

Le fait est au final que l’un de mes plus grands plaisir reste d’acheter des livres et j’ai donc plus de livres papier à lire que des ebooks. Et la lecture numérique, même si elle a pris une place dans ma vie, elle n’est pas du tout mon mode de lecture principal. Pour autant, je ne regrette absolument pas cet investissement, qui a allégé mon sac et qui me donne encore plus d’occasion de lire !

Kobo & totorro

Kobo & totorro

Du domaine des murmures – Carole Martinez

Une lecture au programme du prix des lectrices.

J’appréhendais un peu cette lecture, parce que je n’avais pas aimé du tout Le coeur cousu, le précédent livre de cette auteur, que presque tout le monde avait adoré et parce que le sujet (une emmurée) et l’époque (le moyen âge) ne m’attiraient pas du tout. Marjolaine l’ayant élu son livre de l’année pour le prix des lectrices,  il fallait donc bien que je le lise. Au moins, il était plus court que l’autre (197 pages en numérique).

Qu’en dire ?

Et bien, oui décidément, Carole Martinez n’est pas un écrivain pour moi.

Alors que ce livre a reçu tant de louanges (et le prix Goncourt des lycéens), encore une fois, je suis complètement passée à côté. Même si le début a été moins pénible que ce à quoi je m’attendais, que j’ai apprécié mes premiers moments aux côtes d’Esclarmonde,  j’ai au final vraiment subi ce conte mystique et merveilleux. Si certains thématiques m’ont plus parlée que d’autre (Esclarmonde et sa relation à son fils), certaines m’ont profondément ennuyée (les croisades, cette religion si présente, le merveilleux).

Il est vrai que je n’ai jamais été sensible à l’univers des contes et à son vocabulaire si particulier. Ici, la langue m’est apparue beaucoup trop travaillée (on a droit à tout le vocabulaire moyennâgeux), cela a agit comme un filtre entre moi et Esclarmonde dont les mots n’ont pas su me toucher.

Pour en savoir plus, rendez-vous sur babelio


Le choeur des femmes – Martin Winckler

Dire que j’ai aimé ce livre est un euphémisme, je l’ai adoré ! Je me vois encore dans l’avion me transportant au le Cambodge, accrochée à ma liseuse et avec ma loupiote pour pouvoir continuer à lire ces pages si intenses et passionnantes.

Une lecture salutaire et engagée !

Ce livre est à part, terriblement original, inclassable et donc totalement attachant. Il est arrivé dans ma vie de lectrice au moment opportun, c’est-à-dire au moment où j’avais besoin d’une telle lecture.

Si j’avais entendu parler du nom de Martin Winckler et notamment de son livre La maladie de Sachs, je dois dire que je n’avais pas trop à quoi m’attendre en ouvrant ce livre numérique mais le titre me plaisait beaucoup. Et curieux hasard, je lisais pleins d’avis positifs sur ce livre sur la blogosphère alors que ma lecture était en cours.

Si la narration n’est pas classique, on est dans la tête d’un personnage, et on passe au récit d’un autre personnage, j’ai beaucoup aimé ce côté « déconstruit » et cette manière originale de raconter.

Je peux par contre tout à fait comprendre qu’on n’entre pas dans ce livre qui n’est donc pas un roman traditionnel pour diverses raisons. Pour moi encore une fois, il est arrivé à un moment où il a su répondre à nombre de mes interrogations sur les femmes. Déjà, il faut bien le dire, si c’est un livre écrit par un homme, je crois bien qu’il ne peut plaire qu’aux femmes et encore il va plaire aux femmes qui s’intéressent à comment la médecine les traite aujourd’hui par rapport à leur corps de femme.

L’histoire importe peu (si vous voulez en savoir plus sur elle, je vous invite à lire ici), elle peut même paraître totalement invraisemblable mais ce n’est pas ça qui compte, l’histoire n’est ici qu’un prétexte, elle permet à Martin Winckler de nous faire lire un essai engagé sur la médecine des femmes (gynécologie on va dire). En effet, à travers les 2 personnages principaux, très attachants (Jean Atwood, interne et Frank Karma, médecin), nous découvrons l’histoire de toutes ces femmes qui passent par leurs services et qui se livrent.

Dans ce texte, l’auteur dépeint deux visions diamétralement opposées de la médecine et de la relation soignant-soigné, une traditionnelle et absolument pas acceptable (une médecin efficace, mécanique, « rentable ») et une autre plus humaniste, plus à l’écoute.

Il m’a fait comprendre pourquoi j’avais aussi mal vécu certains évènement de ma vie si traumatiques.

Alors oui, j’ai vibré en lisant ce livre, en découvrant toutes les histoires de ces femmes qui m’ont rappelé la mienne ou pas mais qui m’ont toutes touchée. J’ai appris pleins de choses et j’ai également été révoltée. Je ne sais pas ce qu’on peut faire pour que les choses ressemblent plus à ce décrit ce livre (mais j’ai l’impression qu’en tant que femme on a notre mot à dire sur la façon dont on nous traite, en tout cas ce livre m’en a convaincue), si de tels médecins existent (mais je vois déjà à quel point ils peuvent être différent de l’un à l’autre), en tout cas je crois que je ne regarderai plus les médecins de la même façon.

Si vous n’êtes pas encore convaincue qu’il faut lire ce livre, allez lire les avis de Missalfie et de Diabazo, ils devraient finir de vous donner envie !

Le site de l’auteur, médecin également. Et puis les premières pages du livre sont à découvrir sur le site de l’éditeur.

Mon kobo & moi : presqu’un an de vie commune

Un bilan s’impose alors que cela fait (presque) un an déjà que j’ai ma liseuse kobo.

Kobo & totorro

J’ai passé cette semaine 3 jours en formation sur « Les adolescents et internet » pendant lesquels des chercheurs et des professionnels du livre (éditrice par exemple) sont venus nous parler des nouvelles pratiques et usages des ados et plus généralement des nouvelles pratiques liées aux nouveaux supports et à toutes ces mutations en cours (déjà là bien avant la lecture numérique, avec le net),  et sur lesquelles nous n’avons aucun recul. Sujets passionnants.

J’ai réalisé que sur 12 bibliothécaires présentes (que des femmes), 3 avaient une liseuse (dont moi-même) et une avait une tablette.

J’ai lancé un petit sondage sur twitter pour voir qui de mes followers lisait sur liseuse, et je suis assez étonnée de voir que beaucoup se sont équipés récemment (cette année, comme moi au final) et je crois bien que l’arrivée du kobo (très bien représenté) y est pour quelque chose.

Je vois aussi des billets comme celui de Shaya qui s’interroge et qui pose des vraies questions. Je trouve que son idée d’avoir accès au livre numérique quand on achète le livre papier est l’évidence même… Un jour peut-être…

Enfin pour en revenir à mon expérience, je manque encore de pas mal de recul. J’ai utilisé la liseuse par intermittence, j’ai assez peu lu cette année également et peu utilisé les transports. Je note que j’ai lu un peu plus de 10 livres en numérique, ça fait un par mois en moyenne. Sachant que je lis 90 livres environ par an, on voit clairement qu’elle ne remplace pas le papier.

Certes, mais lorsque je cherche un livre que je dois lire, je regarde désormais s’il est disponible en numérique avant de me tourner vers le papier et si l’offre était plus importante et plus accessible, je me tournerai clairement plus vers le numérique. Je profite en tout cas du club des lecteurs numériques pour découvrir des textes vers lesquels je n’irai pas de moi-même. Et je réalise que j’ai tout à découvrir de cette nouvelle création littéraire qui se développe autour du numérique.

Pour revenir à l’utilisation de l’outil en tant que tel, le confort de lecture est évident, même si la lecture est gênée parfois lorsque le ebook est mal conçu, et qu’il n’y a pas de marge ou une mise en page mauvaise. Mais j’ai adoré par exemple lire dans l’avion avec ma petite loupiote et désormais le kobo glo (avec un éclairage si nécessaire possible) me fait rêver…

En attendant et c’est bien là, les limites de la technologie, mon kobo fait des siennes, je perds l’intégralité de ma bibliothèque (120 documents à peu près), à chaque fois que le kobo s’éteint, il suffit de le rebrancher sur l’ordi pour tout retrouver mais je perds tous mes repères de lecture et là, je dois bien le dire, c’est très pénible de retrouver la page dans laquelle on était dans un livre numérique (sachant que le numéro de page varie en fonction de pas mal de paramètres)…

Je dois donc renvoyer mon kobo pour qu’il soit remplacé et c’est là où je réalise que je suis devenue accro à cette petite machine !

Mon kobo et moi

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...