Du domaine des murmures – Carole Martinez

Une lecture au programme du prix des lectrices.

J’appréhendais un peu cette lecture, parce que je n’avais pas aimé du tout Le coeur cousu, le précédent livre de cette auteur, que presque tout le monde avait adoré et parce que le sujet (une emmurée) et l’époque (le moyen âge) ne m’attiraient pas du tout. Marjolaine l’ayant élu son livre de l’année pour le prix des lectrices,  il fallait donc bien que je le lise. Au moins, il était plus court que l’autre (197 pages en numérique).

Qu’en dire ?

Et bien, oui décidément, Carole Martinez n’est pas un écrivain pour moi.

Alors que ce livre a reçu tant de louanges (et le prix Goncourt des lycéens), encore une fois, je suis complètement passée à côté. Même si le début a été moins pénible que ce à quoi je m’attendais, que j’ai apprécié mes premiers moments aux côtes d’Esclarmonde,  j’ai au final vraiment subi ce conte mystique et merveilleux. Si certains thématiques m’ont plus parlée que d’autre (Esclarmonde et sa relation à son fils), certaines m’ont profondément ennuyée (les croisades, cette religion si présente, le merveilleux).

Il est vrai que je n’ai jamais été sensible à l’univers des contes et à son vocabulaire si particulier. Ici, la langue m’est apparue beaucoup trop travaillée (on a droit à tout le vocabulaire moyennâgeux), cela a agit comme un filtre entre moi et Esclarmonde dont les mots n’ont pas su me toucher.

Pour en savoir plus, rendez-vous sur babelio


Le choeur des femmes – Martin Winckler

Dire que j’ai aimé ce livre est un euphémisme, je l’ai adoré ! Je me vois encore dans l’avion me transportant au le Cambodge, accrochée à ma liseuse et avec ma loupiote pour pouvoir continuer à lire ces pages si intenses et passionnantes.

Une lecture salutaire et engagée !

Ce livre est à part, terriblement original, inclassable et donc totalement attachant. Il est arrivé dans ma vie de lectrice au moment opportun, c’est-à-dire au moment où j’avais besoin d’une telle lecture.

Si j’avais entendu parler du nom de Martin Winckler et notamment de son livre La maladie de Sachs, je dois dire que je n’avais pas trop à quoi m’attendre en ouvrant ce livre numérique mais le titre me plaisait beaucoup. Et curieux hasard, je lisais pleins d’avis positifs sur ce livre sur la blogosphère alors que ma lecture était en cours.

Si la narration n’est pas classique, on est dans la tête d’un personnage, et on passe au récit d’un autre personnage, j’ai beaucoup aimé ce côté « déconstruit » et cette manière originale de raconter.

Je peux par contre tout à fait comprendre qu’on n’entre pas dans ce livre qui n’est donc pas un roman traditionnel pour diverses raisons. Pour moi encore une fois, il est arrivé à un moment où il a su répondre à nombre de mes interrogations sur les femmes. Déjà, il faut bien le dire, si c’est un livre écrit par un homme, je crois bien qu’il ne peut plaire qu’aux femmes et encore il va plaire aux femmes qui s’intéressent à comment la médecine les traite aujourd’hui par rapport à leur corps de femme.

L’histoire importe peu (si vous voulez en savoir plus sur elle, je vous invite à lire ici), elle peut même paraître totalement invraisemblable mais ce n’est pas ça qui compte, l’histoire n’est ici qu’un prétexte, elle permet à Martin Winckler de nous faire lire un essai engagé sur la médecine des femmes (gynécologie on va dire). En effet, à travers les 2 personnages principaux, très attachants (Jean Atwood, interne et Frank Karma, médecin), nous découvrons l’histoire de toutes ces femmes qui passent par leurs services et qui se livrent.

Dans ce texte, l’auteur dépeint deux visions diamétralement opposées de la médecine et de la relation soignant-soigné, une traditionnelle et absolument pas acceptable (une médecin efficace, mécanique, « rentable ») et une autre plus humaniste, plus à l’écoute.

Il m’a fait comprendre pourquoi j’avais aussi mal vécu certains évènement de ma vie si traumatiques.

Alors oui, j’ai vibré en lisant ce livre, en découvrant toutes les histoires de ces femmes qui m’ont rappelé la mienne ou pas mais qui m’ont toutes touchée. J’ai appris pleins de choses et j’ai également été révoltée. Je ne sais pas ce qu’on peut faire pour que les choses ressemblent plus à ce décrit ce livre (mais j’ai l’impression qu’en tant que femme on a notre mot à dire sur la façon dont on nous traite, en tout cas ce livre m’en a convaincue), si de tels médecins existent (mais je vois déjà à quel point ils peuvent être différent de l’un à l’autre), en tout cas je crois que je ne regarderai plus les médecins de la même façon.

Si vous n’êtes pas encore convaincue qu’il faut lire ce livre, allez lire les avis de Missalfie et de Diabazo, ils devraient finir de vous donner envie !

Le site de l’auteur, médecin également. Et puis les premières pages du livre sont à découvrir sur le site de l’éditeur.

Pinocchio – Carlo Collodi

Lecture au programme du club des lectrices de rentrée

« Il était une fois… — Un Roi ! s’écrieront aussitôt mes petits lecteurs. Non, les enfants, vous vous trompez. Il était une fois un morceau de bois »

Quand on pense  à Pinocchio, on a généralement cette image-là en tête mais à la base, c’est un livre écrit par Carlo Collodi en 1883.

Carlo Collodi est le pseudonyme de Carlo Lorenzini, écrivain italien né en 1826 à Florence où il est mort en 1890.

J’ai lu ce livre en numérique sur mon kobo, c’est la traduction la plus récente de Claude Sartirano.

Je ne vous ferai pas l’affront de vous raconter l’histoire de la très célèbre petite marionnette en bois dont le nez s’allonge à chaque fois qu’elle ment.

Je dois dire que je n’ai pas vu l’adaptation de Disney depuis une éternité et que j’en gardais un très vague souvenir.

S’il est toujours intéressant de revenir aux textes originaux, surtout quand il s’agit c’est un tel mythe, je dois dire que ce livre est vraiment pour les enfants et que même si je me suis plongée dans mes souvenirs avec une pointe de nostalgie (Retrouver le gimini criquet, Gepetto..),  je me suis plutôt ennuyée pendant cette lecture que j’ai trouvée très répétitive.

On y suit donc un Pinocchio, désobéissant, feignant, menteur (évidemment). Il ne fait que s’enfoncer un peu plus à chaque aventure jusqu’à la « repentance » et la « rédemption ». Le personnage en devient terriblement agaçant. Et l’auteur passe de leçon de morale en leçon de morale.

C’est un texte très démonstratif et donneur de leçons, tant et si bien qu’il en devient vite lourd et lassant. Dommage.

L’avis de Liligalipette qui nous a proposé de relire ce texte et qui semble-t-il a été « déçue ».

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Lu en numérique & pour le club des lectrices

 

 

 

 

 

 

 

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Retrouver ses lectures d’enfance : Marie-Claire de Marguerite Audoux

Je me souvenais très bien avoir lu ce livre en 5ème, mais à sa relecture, je dois admettre que je ne me souvenais pas du livre en tant que tel. Je me souvenais plutôt de l’histoire de l’auteur Marguerite Audoux. Bien m’en a pris de trouver ce texte en format numérique ! J’ai plongé dans ce livre avec un plaisir indicible.

Qui est Marguerite Audoux ?

Marguerite Audoux est née en 1863 dans le Cher, sa mère meurt alors qu’elle a trois ans et son père l’abandonne, elle et sa soeur ainée. Elles passent neuf années à l’orphelinat de l’Hôpital général de Bourges. De 1877 à 1881, Marguerite est placée, en tant que bergère d’agneaux et servante de ferme, en Sologne. Les deux dernières années de cette période sont marquées par la rencontre d’Henri Dejoulx, avec qui la jeune fille vit un amour payé de retour, mais auquel la famille d’Henri, par peur d’une mésalliance, met un terme.

L’orpheline s’établit alors à Paris, où elle vit des années noires en exerçant le métier de couturière. Sa sœur Madeleine lui laisse sa fille Yvonne. C’est précisément cette nièce qui va favoriser la carrière littéraire de sa mère adoptive : la jeune fille volage se prostitue dans le quartier des Halles de Paris, un jeune homme, qui ignore également le commerce auquel elle s’adonne, s’éprend d’elle. C’est Jules Iehl, alias Michel Yell en littérature, un ami d’André Gide. Yell fait rencontrer à Marguerite Audoux un groupe d’intellectuels, écrivains et artistes, parmi lesquels figurent Charles-Louis Philippe, Léon-Paul Fargue, Léon Werth et Francis Jourdain.

Ils forment ensemble « le groupe de Carnetin ». Sur l’insistance du groupe, elle publie Marie Claire en 1910 qui obtient le Prix Femina. Avec l’âge, sa vue se dégrade mais elle continue à écrire : L’ Atelier de Marie-Claire (1920), De La ville au moulin (1932), La Fiancée (1932) et Douce lumière (1937) .

La romancière, décédée le 31 janvier 1937, est inhumée à Saint-Raphaël, où l’amoureuse de la mer a terminé son existence.

Marie-Claire

Marguerite Audoux nous raconte ici ses souvenirs de la première partie de sa vie avant son installation à Paris en tant que couturière, depuis sa naissance jusqu’à ses 18 ans. Elle raconte ses années d’orphelinat, sa relation avec les bonnes soeurs et ses camarades, sa vie de bergère et de servante de ferme, mais aussi sa première histoire d’amour et sa découverte de la littérature (par le biais d’un livre trouvé dans un grenier).

Dans ce livre court, avec une économie de mots, elle dresse un portrait très juste du monde rural et de la société de cette époque.

Tout y est très juste, le ton, la simplicité des mots. Beaucoup d’aspects sont juste évoqués, avec beaucoup de pudeur et de naïveté, l’auteur se remet complètement dans l’esprit de l’enfant qu’elle était alors qu’elle a écrit ce livre bien des années après. Cela donne au récit un caractère universel qui est très touchant. On se retrouve complètement et entièrement plongés dans l’univers et l’époque où Marie-Claire/Marguerite a grandi.

Un témoignage bouleversant de simplicité.

Je vais m’empresser de lire la suite L’atelier de Marie-Claire.

Le 1er numéro du magazine Marie-Claire est paru en 1937 juste après la mort de Marguerite Audoux, celle-ci n’avait pas donné son accord, mais ses ayant droits ont laissé faire. Et aujourd’hui, on ne connait plus Marguerite Audoux, par contre Marie-Claire….

Je suis aussi une e-lectrice

Et voilà je suis passée du côté de la e-lecture !

Premières impressions

Incroyablement léger (185 grammes) et petit. On le tient d’une main dans le métro. 1 mois d’autonomie et une prise en main très simple. Mon kobo est déjà chargé d’ebooks et en utilisation.

Reste plus qu’à trouver THE pochette car il est blanc et se salit & s’abîme très vite. En terme de confort de lecture, et c’est peut – être dû au fait qu’il soit blanc, l’écran apparaît tout de même un peu grisâtre. Et puis en veille, il y a le logo de la fnac, et ça j’arrive pas à m’en débarasser….

Pour les pochettes, y’a ça  !

Pour revenir sur les idées reçues, je vois cette liseuse comme une opportunité de lire encore plus et ça ne va pas m’empêcher d’acheter des livres papier, la preuve, j’en ai acheté 2 aujourd’hui, Une femme fuyant l’annonce de David Grossman pour le club de lecture PLEA et un autre pour un cadeau !

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