J'ai aimé·Littérature britannique·Mes indispensables

Times passes – Le temps passe – Virginia Woolf

Un petit livre de Viginia Woolf, mais un grand moment.

Petit livre, oui, car c’est en fait un chapitre de To the lighthouse (Vers le phare) qui était destiné à être édité à part dans une Revue française en 1927.

Les éditions Le bruit du temps (quoi encore le temps… !) ont eu la très bonne idée de le rééditer qui plus est en édition bilingue. Je remercie donc ici Eléonore qui m’a offert pour mon anniversaire  – un titre plutôt approprié n’est-ce pas – ce livre et ainsi l’occasion de retrouver les mots et l’écriture si belle de Virginia Woolf.

L’histoire

Le temps qui passe : une nuit dans une maison abandonnée et une femme qui revient dix ans après dans cette maison où elle était gouvernante, pleine de souvenirs. Les jours qui se succèdent, les nuits, les saisons…

Ce que j’en ai pensé

Je suis passée complètement à côté de cet auteur pendant mes études d’Anglais, et je l’ai découverte vraiment à travers le chef d’oeuvre de Michael Cunningham qu’est Les heures et le film magnifique qui en a été tiré.
J’ai depuis lu avec passion Mrs Dalloway, en français. Et ses mots ne m’ont jamais quitté.

Ce fut donc un vrai plaisir de retrouver ce style si particulier, si poétique.
Je l’ai lu en français, et ai juste survolé certains passages en anglais. L’écriture est si poétique, si sensuelle, certaines phrases si longues que la lecture en anglais n’était pas aisée, mais j’ai aimé, j’ai été transportée par la beauté des mots et la nostalgie si palpable qui s’en dégage.
Il faut que je prenne le temps désormais de rentrer dans le texte original de cette très très grande dame de la littérature.

Quelques extraits

Il fit plus sombre. Des nuages couvrirent la lune ; aux petites heures du matin une pluie mince tambourina sur le toit, et la lumière de la lune et tout lumière au ciel et sur la terre fut étouffée.

It grew darker. Clouds covered the moon ; in the early hours of the morning a thin rain drummed on the roof, and starlight and moonlight and all light on sky and earth was quenched.

Les vagues qui se brisent semblaient être le geste même de la nuit : elle secoue la tête et désespérément en laisse tomber la ténèbre, et médite, et gémit, comme pour pleurer le destin qui a noyé la terre, éteint toutes ses lumières, et de tout ses bateaux et ses villes n’a laissé rien.

The waves breaking seemed like night shaking her head back and letting despairingly her dark brown, and musing and mourning as if she lamented the doom which drowned the earth and extinguished its lights and of all ships and towns left nothing

 D’autres commentaires chez rêvalire et dans La république des livres.

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5 réflexions au sujet de « Times passes – Le temps passe – Virginia Woolf »

  1. merci d’être passée chez nous:)
    Votre billet est doux à lire, il est toujours doux de se découvrir des êtres en commun, qui ont en commun avec soi des écrivains comme Woolf -ce n’est pas anodin. Très bonne idée de donner la version en anglais avec les extraits.
    Merci, on se retrouve sur blog(s)!

  2. J’étais ravie de voir ce texte réedité, et en bilingue en plus. La poésie de son écriture est encore plus palpable en langue originale. J’espère aussi que cet extrait donnera envie à beaucoup de lecteurs de lire le roman en entier, qui est magnifique.
    x
    Amélie

  3. J’ai découvert cette auteure extraordinaire avec Une chambre à soi où elle exprimait avec talent la nécessité pour une femme d’avoir une pièce à soi afin d’exprimer sa créativité.. Visionnaire, elle voulait une liberté extrême pour son sexe.. En son sens,, le mariage et la création d’une famille étaient les entraves récurrents des femmes qui aspiraient à exister à part entier..les œuvres de V.W. sont magnifiques, exprimant avec précision cette angoisse qui la rongeait. Après avoir vu The Hours, film émouvant , j’ai lu moi aussi le roman de Michael Cunningham dans lequel j’y avais retrouvé le « le style » woolfien..et j’ai relu dans la lancée Mrs Dalloway, mon préfère. J’ai lu il y a qq mois Virginia et Vita de Christine Orban, fascinée elle aussi par cette écrivaine atypique , m’incitant à lire Orlando que V.W. dédia à son amante Vita…

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