J'ai aimé,  Littérature américaine

Tendre est la nuit – Francis Scott Fitzgerald (1934)

D’abord il y a ce titre fantastique
Tendre est la nuitTender is the night, extrait d’un vers de John Keats “Ode à un rossignol” qui est cité en exergue.
Et puis il y a cette histoire, celle de ce couple Dick Diver et Nicole Diver, largement basée sur la vie de l’auteur et de sa femme Zelda.
En résumé, ce fut une lecture absolument passionnante.

L’auteur

Francis Scott Fitzgerald est un auteur américain (1896/1940) dont l’œuvre est surtout composée de nouvelles (publiées dans des magazines) et de quelques romans (Gatsby le magnifique).
Ayant peu rencontré le succès pendant sa vie, il a surtout été connu pour son alcoolisme et sa vie dissolue avec sa femme Zelda, elle même auteur d’un livre, et un seul Accordez-moi cette valse.
Icônes de la génération perdue (The lost generation), leur vie tumultueuse continue de fasciner et beaucoup des œuvres de Fitzgerald sont toujours adaptées au cinéma (notamment aujourd’hui avec un projet autour de Tendre est la nuit).

Ce que ce livre raconte

C’est l’histoire d’un couple d’américains dans les années 20, depuis la Rivièra jusqu’à la Suisse. Il est psychiatre, elle a été sa patiente schizophrène, puis sa femme, et est accessoirement très riche.
Ce livre raconte en 3 parties la désintégration du couple.

Ce que j’en ai pensé

C’est tout simplement magistral.
La première partie est longue à se mettre en place, elle est racontée à travers les yeux d’une très jeune actrice américaine amoureuse de Dick mais on sent sourdre les tensions sous-jacentes. La vision de Dick à travers ces yeux amoureux est extrêmement positive. J’ai eu du mal à m’intéresser au personnage de Rosemary et à la vie oisive et frivole de la bourgeoisie qui est dépeinte dans cette partie.
La suite est par contre prodigieuse. Dans la seconde partie,  racontée à travers les yeux de Dick, on va au delà des apparences trompeuses de la 1ère partie, on revient sur la rencontre entre Dick et Nicole et sur leur passé. On y apprend le secret évoqué dans la première partie : la maladie de Nicole (schizophrénie).
Dans la dernière partie, on assiste à la déchéance du couple liée à la déchéance du héros devenu alcoolique.
Beaucoup a déjà été dit sur cette œuvre magistrale. Je dirai juste que j‘ai aimé follement l’écriture de Fitzgerald, la complexité et la perversité des personnages. J’ai aimé cette plongée dans l’ambiance des années 20, pleine d’un charme suranné si particulier (les années folles).
Mais surtout, cela m’a furieusement donné envie d’en savoir beaucoup plus sur ce couple mythique. Et je vais je pense m’attaquer à Alabama Song de Gilles Leroy. 

Extraits

“Elle se serra davantage, dans un élan désespéré, et il l’embrassa encore une fois, mais il se sentait glacé par l’innocence de ce baiser, glacé surtout par le regard qu’elle jeta derrière lui, au moment précis où il l’embrassait, vers la nuit noire, le monde si noir. Elle ignorait encore que l’illumination ne prend source que dans le cœur.”

“L’Angleterre ressemblait pour lui a un homme très riche, qui vient de participer à une orgie écœurante, et qui tente d’amadouer sa famille en disant un mot aimable à chacun, mais personne n’est dupe, car il est par trop évident que cet homme ne cherche qu’à regarder sa propre estime pour réusurper son pouvoir.”

D’autres avis, chez les chats de bibliothèques et chez Nag

Ce livre a été lu dans le cadre du club de lecture PLEA qui se réunit ce soir, je reviendrai dire ici ce que les autres en ont pensé !!

Ici et là, des livres, des mots sur tout et rien. Et des livres, encore et toujours.

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