J'ai aimé,  Littérature britannique

The terrible privacy of Maxwell Sim – Jonathan Coe

Qu’on pourrait traduire par L’épouvantable vie privée de Maxwell Sim

Dernier roman de Jonathan Coe, qui représente pour moi l’un des meilleurs auteurs anglais d’aujourd’hui.

Après un roman fort différent du reste de son œuvre – La pluie avant qu’elle tombe – nous retrouvons un Jonathan Coe, critique envers la société anglaise d’aujourd’hui. Mais c’est surtout au cheminement d’un être auquel on assiste et à sa quête de lui-même.

L’auteur 

Jonathan Coe, romancier anglais, est l’auteur d’une dizaine de romans et de plusieurs biographies.

Ce que ce livre raconte

C’est l’histoire de Maxwell Sim, la cinquantaine, à un tournant de sa vie. Dépressif, sa femme l’a quitté, il part en “road trip”, jusqu’en Ecosse, pour aller y vendre des brosses à dents écolo. Mais son trajet sera pavé d’embûches et de découvertes sur sa famille et au final sur lui même.

Ce que j’en ai pensé

Un livre satirique loin de la comédie. D’un côté, on assiste à une critique du monde moderne qui nous fait croire qu’on peut plus facilement tisser des liens, mais qui au contraire engendre beaucoup de solitude. Mais surtout, on assiste à la déchéance d’un être et à son “réveil”.
J’ai trouvé que “les livres dans le livre “(un procédé très “Coein”, on lit ici 4 livres dans le livre dont par exemple qui est une nouvelle de l’ex femme de Max) étaient très artificiels ou moins fins que d’habitude.

Je me suis attachée, par contre, au narrateur qui découvre au fur et à mesure son passé et tente de se réconcilier avec lui même. J’ai aimé que l’auteur nous montre à quel point l’histoire de Max et son passé non assumé l’avait marqué et fait de lui l’homme qu’il était.

J’ai trouvé la chute du livre assez surprenante, un pied de nez qui donne une tonalité particulière au roman. 
Sûrement une référence à B.S. Johnson, le “maitre” de Coe, auteur anglais suicidé en 1973,  peu connu en France, qui voyait le roman comme une trahison, un mensonge.

J’ai eu néanmoins beaucoup de plaisir à retrouver l’écriture de Jonathan Coe que je lis en anglais comme du petit lait.

Mais il faut être honnête, depuis Testament à l’anglaise, son chef d’œuvre, je n’ai jamais retrouvé le même engouement pour ses romans, à part peut être La maison du sommeil, qui même en dessous de Testament est tout de même passionnant.

Donc, s’il y a un livre à lire ou relire de cet auteur, c’est bien Testament à l’anglaise (What a carve up!).
De toute façon, avant que celui ci soit traduit  en français et publié, il y a le temps !
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J’ai appris hier qu’il y avait un tout nouveau Challenge Jonathan Coe, chez June.
je ne peux faire le maxi = lire tous ses livres (je les ai déjà lu !) mais j’y participe avec celui c-i et la biographie de B.S. Johnson que je n’ai toujours pas réussi à attaquer, ça va me motiver.

 

Ici et là, des livres, des mots sur tout et rien. Et des livres, encore et toujours.

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