Mes indispensables

Les poètes de ma vie

Il est des poètes dont les mots m’ont accompagnée et m’accompagnent toujours.
Les mots sont des compagnons.

Ces poètes sont Rimbaud, Baudelaire.
Il y a aussi Prévert.

Enivrez-vous de Baudelaire.
Je l’avais recopié au stylo plume avec ma plus belle écriture sur une feuille que j’accrochais au mur et que je trimballais de chambre en chambre jusqu’il y a peu (j’ai toujours la feuille quelque part).

Les Fleurs du mal figurent dans les livres qui comptent le plus pour moi. Lire les mots de Baudelaire a été comme une révélation.

Et Rimbaud 

L’éternité
Elle est retrouvée.
Quoi ? – L’éternité.
C’est la mer allée
Avec le soleil.
Âme sentinelle,
Murmurons l’aveu
De la nuit si nulle
Et du jour en feu.
Des humains suffrages,
Des communs élans
Là tu te dégages
Et voles selon.
Puisque de vous seules,
Braises de satin,
Le Devoir s’exhale
Sans qu’on dise : enfin.
Là pas d’espérance,
Nul orietur.
Science avec patience,
Le supplice est sûr.
Elle est retrouvée.
Quoi ? – L’Éternité.
C’est la mer allée
Avec le soleil.

Et puis Prévert, avec ce très joli livre, La pluie et le beau temps

Le temps haletant
Émerveillée de tout ne s’étonnant jamais de rien
une fillette chantait
suivant les saisons suivant son chemin

Quand les oignons me feront rire
les carottes me feront pleurer
l’âne de l’alphabet a su m’apprendre à lire
à lire pour de vrai
mais une manivelle a défait le printemps
et des morceau de glace lui ont sauté à la figure
J’ai trop de larmes pour pleurer
ils font la guerre à la nature
Moi qui tutoyais le soleil
je n’ose plus le regarder en face.

……………..
Ceci est un message programmé, je suis absente jusque début octobre

Ici et là, des livres, des mots sur tout et rien. Et des livres, encore et toujours.

No Comments

  • asphodele

    Ah la poésie des Baudelaire, Rimbaud, Verlaine qui a (ont)berce nos adolescences inquiètes ! J’y ajoute Aragon,Federico Garcia Lorca et Pablo Neruda.
    Pour Enivrez-vous, je te conseille, si ce n’est déjà fait, de l’écouter récité par Serge Reggianni, superbe ! Et pour finir ces vers de Rimbaud, tires de l’Orgie Parisienne :
    Ouvrez vos narines aux superbes nausées !
    Trempez de poisons forts les cordes de vos cous !
    Sur vos nuques d’enfant baissant ses mains croisées
    Le Poète vous dit : : “O lâches soyez fous ! (…)”

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