Documentaires et essais

Voyage au Pérou et en Bolivie (1875-1877) – Charles Wiener

Carnet de voyage d’un “intrépide explorateur”

Ce titre faisait parti de l’opération masse critique de Babelio. Revenant moi même d’un périple au Pérou et en Bolivie, j’ai eu envie de le découvrir. Un livre dense (plus de 450 pages) que je n’ai pas lu en entier, mais dans lequel j’ai picoré avec plaisir, lisant les passages concernant les lieux que je connaissais.

L’auteur

Charles Wiener est né à Vienne en 1851, en Autriche, il s’installe ensuite avec sa famille à Paris  Il devient professeur de langues (français, allemand, anglais) et exerce dans plusieurs lycées londoniens et parisiens à partir de 1870.

Avec l’aide d’appuis politiques solides, il est chargé par le ministère de l’Instruction d’une mission scientifique, la première et probablement la plus célèbre d’une longue carrière de voyageur. Entre 1875 et 1877, alors qu’il n’a que 24 ans, Charles Wiener arpentera le Pérou et la Bolivie à la recherche des vestiges des civilisations précolombiennes.

Le livre

A son retour, chargé de plus de 4000 objets et de centaines de dessins, plans et photographies, il publie ce livre  véritable carnet de voyage, en 1880. Il a été réédité par les éditions Ginkgo, avec “seulement” une centaine d’illustrations. Cette édition est accompagnée d’une introduction passionnante de Pascal Riviale, spécialiste de l’histoire des voyages en Amérique latine.

Ce que j’en ai pensé

Ce livre allie des descriptions des recherches archéologiques et richesses trouvées au récit d’aventures. L’auteur nous livre également ses ressentis et une présentation détaillée des populations locales. Les illustrations sont de très grande qualité et j’ai aimé lire la description qu’il fait des endroits visités plus de 130 ans avant moi !

Charles Wiener est aussi connu pour avoir “presque” découvert le fameux Machu Picchu, finalement découvert par Hiram Bigham, plus de 35 ans après lui (en 1911).

Incipit

Voyager, dit-on, est une science. Lorsque, en revenant de mission, on se rappelle le rôle que le hasard, l’intuition en quelque sorte impersonnelle a joué dans les découvertes, on se demande si ce n’est pas plutôt un art.

Vous pouvez feuilleter des pages du livre à cette adresse

L’avis de Folfaerie

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Merci à Babélio et aux éditions Ginkgo pour ce livre.

Ici et là, des livres, des mots sur tout et rien. Et des livres, encore et toujours.

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