Littérature américaine,  Mes indispensables

Fahrenheit 451 – Ray Bradbury

Attention, livre essentiel.

J’ai enfin lu ce livre mythique et je me demande bien pourquoi je ne l’avais pas encore lu ! Quelle modernité, je suis bluffée. Un livre qui sonne comme un appel à la résistance.

L’auteur

Né en 1920, Ray Bradbury est un écrivain américain, référence du genre de l’anticipation. Il est particulièrement connu pour ses Chroniques martiennes écrites en 1950 et bien évidemment Farhenheit 451 publié en 1953. Et je ne savais pas qu’il est toujours vivant.

Le livre

Le titre de l’ouvrage, Fahrenheit 451, fait référence à la température en degrés Fahrenheit que Bradbury avance comme température à laquelle le papier s’enflamme et se consume, soit environ 232,7 °C.

Dans un monde futuriste (ce livre étant un livre d’anticipation) où l’image prédomine à tel point que les murs des maison sont devenus des écrans, on brûle les livres jugés dangereux pour la société. Un pompier brûleur de livre, Montag, va se réveiller et se révolter.

Ce que j’en ai pensé

Voici un livre qui n’a pas pris une seule ride, on peut même dire que Bradbury était un fin visionnaire. La société qu’il nous décrivaient en 1950 semble tellement d’actualité que cela fait froid dans le dos : un monde déshumanisé où les écrans ont pris le pouvoir dans l’objectif d’endormir les esprits, un monde où la culture de masse et la consommation de biens matériels prédominent.

Un livre éminemment politique et puissant pour ce qu’il dénonce mais aussi pour ce qu’il propose. En effet, le monde tel que Bradbury le décrit ne peut mener que les gens à s’entretuer et finalement à la guerre. Bradbury remet ainsi l’homme au cœur du projet de société.

Et puis c’est bien sûr un livre sur le pouvoir des livres et des intellectuels. (Bradbury l’a écrit en plein Maccarthisme).

Moi qui ne suis pas adepte du genre  “sience fiction” *(ce qui doit être la raison pour laquelle je n’avais jamais lu ce livre), je dois dire que je l’ai lu avec beaucoup de plaisir, en 2 jours. Et je n’ai pas pu m’empêcher de faire des parallèles avec 1984 de Goerge Orwell (et Le meilleur des mondes d’Aldous Huxely) qui reste pour moi une énorme référence. Celui ci va rejoindre la liste courte des livres qui comptent.

* Bradbury refuse d’ailleurs d’être rangé dans la catégorie d’écrivain de science fiction “Avant tout, je n’écris pas de science-fiction. J’ai écrit seulement un livre de science-fiction et c’est Fahrenheit 451, basé sur la réalité. La science-fiction est une description de la réalité. Le Fantastique est une description de l’irréel”

Je trouve d’ailleurs dommage que ce livre soit édite chez Folio SF, pour moi c’est un “classique”, et qui plus un livre très facile d’accès.

Pour toutes ces raisons, c’est un livre qu’il faut avoir lu (et relire) et garder très fort en mémoire.

Découvrez l’avis de Soukee qui en fin d’année m’avait définitivement rappelé l’urgence de lire ce livre, je la remercie d’ailleurs !!

Adaptation par Truffaut en 1966

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Dans le cadre de la semaine de la liberté d’expression (organisée au Canada du 20 au 26 février), j’ai participé à “libredelire.org” en proposant ce livre.

Libre de lire est l’initiative de bibliothécaires, indépendamment de toute organisation, qui considèrent que la défense de la liberté de s’exprimer et de lire fait partie de leur responsabilité.

Libre de lire est un projet qui veut rassembler des lecteurs qui ont envie de s’afficher avec les œuvres qu’ils ont aimées, qui les ont transportées, qui ont été significatives pour eux; ce qui est une manière de s’afficher pour la lecture.

http://libredelire.org

Ici et là, des livres, des mots sur tout et rien. Et des livres, encore et toujours.

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