Challenges et lectures communes,  Littérature française

Des bleus à l’âme de Françoise Sagan

Lecture commune dans le cadre du challenge Françoise Sagan, avec Asphodèle et Anne.

Des bleus à l’âme est un roman-récit autobiographique écrit en 1972.

L’histoire

Le livre alterne des parties de fiction et de récit. Les parties fiction mettent en scène Eléonore et Sébastien Van Milhem, frère et soeur d’origine suédoise et bourgeoise, mais sans le sou. Ils vivent oisifs à Paris et profitent de la générosité des personnes qu’ils rencontrent. Et là, c’est de Nora, une femme plus âgée dont ils vont profiter. Et puis de Robert Bessy un impresario.

Dans les parties “récit”, Sagan nous parle du roman en cours et plus généralement d’elle et du fait d’être écrivain.

Ce que j’en ai pensé

La structure du livre est très originale mais plutôt déstabilisante. Le fait qu’on alterne la fiction et le récit fait qu’on a du mal à entrer dans l’histoire et à s’attacher aux personnages qui sont assez peu développés.

Les parties récit sont, à mon avis, bien plus intéressantes car Sagan s’y confie beaucoup. Elle se moque surtout d’elle même, avec une grande lucidité et auto-dérision. Cette mise en abyme m’a semblé donc intéressante, de pouvoir suivre avec Sagan le processus littéraire même si au final, la fiction n’est qu’un prétexte. Elle nous parle de la difficulté d’écrire, de la dépression. Elle revient aussi souvent sur les critiques qu’elle reçoit sur ses livres et on perçoit que ça la touche beaucoup.

Morceaux choisis

Oui, je sais : me voici retombée en pleine frivolité…Ce fameux petit monde saganesque où il n’y a pas de vrais problèmes.

Il y a eu énormément de guillemets dans ma vie, si j’y réfléchis bien, quelques points d’exclamation (la passion), quelques points d’interrogation (la dépression nerveuse), quelques points de suspension (l’insouciance) et enfin là, m’étant envolée vers ce point final qui devait être posé solennellement à la fin de mon manuscrit (que mon éditeur attend avec une impatience flatteuses), me voilà atterrie dans des points de côté (…)

Essayer d’écrire sans y parvenir, c’était comme faire l’amour sans plaisir, boire sans s’enivrer, voyager sans jamais arriver. C’était l’enfer, l’échec.

Les avis de biblioblog et d’Anouchka.

Ce livre fait partie des lectures communes au programme du prochain club des lectrices, j’en reparle donc très vite.

Ici et là, des livres, des mots sur tout et rien. Et des livres, encore et toujours.

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