Littérature française

La délicatesse – David Foenkinos – Avis de Sunsi

Voici l’avis de Sunsi qui n’a pas de blog mais qui souhaite participer aux lectures communes, je lui prête donc cet espace avec plaisir. – – – – – – – – – – – – – –  – – – –

Voici un roman qu’on tient dans ses mains délicatement et qu’on referme le cœur heureux et léger.

C’est une histoire banale au premier abord, articulée autour de deux personnages que tout sépare : une belle jeune femme, Nathalie, ne parvient pas à se remettre de la mort de son mari et se refuse à aimer à nouveau ; un homme décalé et étrange, Markus, avance dans la vie dans l’indifférence des autres.

Et pourtant, j’ai été peu à peu happée car David Foenkinos sait tenir le lecteur en haleine avec un mélange de techniques savamment dosées. L’écriture est vivante, oscillant entre gravité et légèreté, des passages sont drôles, de courts chapitres intermédiaires viennent scander le récit (comme une recette de cuisine) qui déstabilisent le lecteur avant que celui-ci ne reprenne le fil de l’histoire. L’insertion de notes de bas de page donne l’impression qu’une autre voix complice nous accompagne dans cette lecture.

Les personnages sans grand intérêt au départ ne sont pas dépourvus d’originalité et en deviennent attachants; j’ai été séduite particulièrement par la progression qui s’opère chez Markus qui se jette enfin à l’eau pour prendre son destin en main et conquérir son nouvel amour. Et cette naissance trouvera une réponse; Nathalie reprend goût à la vie. Ce qui est une rencontre improbable se transforme en marche amoureuse, qui les mènera sur les terres de l’enfance de Nathalie et connaîtra le bonheur du premier réveil à deuxau petit matin, avec son lot de promesses.

Tout est presque délicat dans ce livre ; la rencontre inespérée déclenchée par un simple baiser, le regard d’un homme, la fragilité d’une femme, la lumière du matin, un air de musique… Bien que David Foenkinos cherche à plusieurs reprises à définir le terme «délicatesse », je crois que l’exercice n’est ni aisé ni nécessaire. La délicatesse ne demande pas sa définition, elle est tout simplement logée au fond de nous-mêmes dans ce que nous avons de plus beau. Nathalie et Markus en sont un bel exemple !

Ici et là, des livres, des mots sur tout et rien. Et des livres, encore et toujours.

7 Comments

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *