J'ai aimé,  Littérature indienne

The red book (Le livre rouge) – Meaghan Delahunt

La lecture du billet de Dominique de A saut et à gambades m’avait donnée envie de découvrir ce livre qui évoque, entre autre, la tragédie de Bhopal en Inde (1984, le pire accident industriel de l’histoire).

Une lecture intéressante et émouvante mais pas complètement à la hauteur de mes attentes.

L’auteur est Meaghan Delahunt, originaire d’Australie, elle vit actuellement en Ecosse. Ce livre est le premier publié en France.

L’histoire

3 personnes qu’on suit à travers des chapitres qui leur sont consacrés et qui s’alternent. Une photographe australienne, Françoise, artiste photographe, elle arrive en Inde, à Bhopal, pour participer à la création d’un mémorial pour les victimes de cette tragédie. Naga, un prêtre, au chevet de sa sœur en train de mourir d’un cancer lié à la tragédie. Et enfin, Arkai, un écossais, arrivé en Inde pour lutter contre ses démons et toujours en prises avec eux. Ses 3 personnages vont être liés par le destin.

Ce que j’en ai pensé

Un livre qui mélange la spiritualité à l’histoire d’un pays et l’histoire personnelle des personnages. C’est un livre intéressant pour ce qu’il nous raconte de cette tragédie qui reste assez peu connue encore aujourd’hui.

Je l’ai aimé pour cela, même si j’attendais plus “d’Inde” (plus d’éléments sur la tragédie de Bhopal) et moins de “cheminement intérieur” des personnages. J’ai trouvé aussi que l’histoire était un peu trop tirée par les cheveux.

Néanmoins, c’est un livre qui se lit avec avidité (je l’ai lu en anglais, très accessible, en très peu de temps) car on s’attache aux 3 personnalités, à leurs errances et à leurs choix de vie. Je le conseille à ceux qui connaissent peu l’Inde, aux autres, il risque de paraître un peu trop “occidental”.

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

Ce qui s’est passé à Bhopal (centre de l’Inde) le 3 décembre 1984 :

L’explosion d’une usine de pesticides Union Carbide (Dow Chemical maintenant)  a dégagé 40 tonnes d’isocyanate de méthyle dans l’atmosphère de la ville. Cet accident industriel tua officiellement 3 500 personnes (dans la première nuit), mais fit en fait entre 20 000 et 25 000 décès selon les associations de victimes.

Le PDG de l’époque de l’entreprise, Warren Anderson, est accusé de “mort par négligence” pour cette catastrophe et déclaré fugitif par le chef judiciaire de Bhopal le 1er février 1992 pour ne pas s’être présenté à la Cour lors d’un procès. Il vivrait actuellement paisiblement à Long Island dans l’État de New York.

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

Une vidéo  (aleph) et des images  (L’express) pour se souvenir.


Exposition de photos à Bhopal, à l’occasion du vingtième anniversaire de la tragédie, en décembre 2004.

Crédit photo : Raj Patidar/REUTERS

 

Ici et là, des livres, des mots sur tout et rien. Et des livres, encore et toujours.

4 Comments

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *