Littérature française,  Mes indispensables

Le choeur des femmes – Martin Winckler

Dire que j’ai aimé ce livre est un euphémisme, je l’ai adoré ! Je me vois encore dans l’avion me transportant au Cambodge, accrochée à ma liseuse et avec ma loupiote pour pouvoir continuer à lire ces pages si intenses et passionnantes.

Une lecture salutaire et engagée !

Ce livre est à part, terriblement original, inclassable et donc totalement attachant. Il est arrivé dans ma vie de lectrice au moment opportun, c’est-à-dire au moment où j’avais besoin d’une telle lecture.

Si j’avais entendu parler du nom de Martin Winckler et notamment de son livre La maladie de Sachs, je dois dire que je n’avais pas trop à quoi m’attendre en ouvrant ce livre numérique mais le titre me plaisait beaucoup. Et curieux hasard, je lisais pleins d’avis positifs sur ce livre sur la blogosphère alors que ma lecture était en cours.

Si la narration n’est pas classique, on est dans la tête d’un personnage, et on passe au récit d’un autre personnage, j’ai beaucoup aimé ce côté “déconstruit” et cette manière originale de raconter.

Je peux par contre tout à fait comprendre qu’on n’entre pas dans ce livre qui n’est donc pas un roman traditionnel pour diverses raisons. Pour moi encore une fois, il est arrivé à un moment où il a su répondre à nombre de mes interrogations sur les femmes. Déjà, il faut bien le dire, si c’est un livre écrit par un homme, je crois bien qu’il ne peut plaire qu’aux femmes et encore il va plaire aux femmes qui s’intéressent à comment la médecine les traite aujourd’hui par rapport à leur corps de femme.

L’histoire importe peu (si vous voulez en savoir plus sur elle, je vous invite à lire ici), elle peut même paraître totalement invraisemblable mais ce n’est pas ça qui compte, l’histoire n’est ici qu’un prétexte, elle permet à Martin Winckler de nous faire lire un essai engagé sur la médecine des femmes (gynécologie on va dire). En effet, à travers les 2 personnages principaux, très attachants (Jean Atwood, interne et Frank Karma, médecin), nous découvrons l’histoire de toutes ces femmes qui passent par leurs services et qui se livrent.

Dans ce texte, l’auteur dépeint deux visions diamétralement opposées de la médecine et de la relation soignant-soigné, une traditionnelle et absolument pas acceptable (une médecin efficace, mécanique, “rentable”) et une autre plus humaniste, plus à l’écoute.

Il m’a fait comprendre pourquoi j’avais aussi mal vécu certains évènement de ma vie si traumatiques.

Alors oui, j’ai vibré en lisant ce livre, en découvrant toutes les histoires de ces femmes qui m’ont rappelé la mienne ou pas mais qui m’ont toutes touchée. J’ai appris pleins de choses et j’ai également été révoltée. Je ne sais pas ce qu’on peut faire pour que les choses ressemblent plus à ce décrit ce livre (mais j’ai l’impression qu’en tant que femme on a notre mot à dire sur la façon dont on nous traite, en tout cas ce livre m’en a convaincue), si de tels médecins existent (mais je vois déjà à quel point ils peuvent être différent de l’un à l’autre), en tout cas je crois que je ne regarderai plus les médecins de la même façon.

Si vous n’êtes pas encore convaincue qu’il faut lire ce livre, allez lire les avis de Missalfie et de Diabazo, ils devraient finir de vous donner envie !

Le site de l’auteur, médecin également. Et puis les premières pages du livre sont à découvrir sur le site de l’éditeur.

Ici et là, des livres, des mots sur tout et rien. Et des livres, encore et toujours.

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