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Manifeste vagabond – Blanche de Richemont

Le titre était si beau

Peut-être parce que j’ai déjà beaucoup lu sur le voyage, peut-être aussi parce que dans ce livre, même si les mots de l’auteur sont souvent beaux et justes, les réflexions n’ont rien de vraiment neuf, pour cela, j’ai apprécié ce livre mais sans plus.

Bien sûr, Blanche nous raconte sa propre expérience de voyages extrêmes, suite au décès de son jeune frère, suicidé à 15 ans. Elle parle de sa rencontre avec le désert, de ses voyages où elle prend des risques de plus en plus fous. Elle montre bien à quel point ses voyages ont été des fuites en avant. Mais au final, elle dit ce qu’on sait déjà tous, le voyage peut être intérieur, aussi.

Et puis bizarrement, dès le début, j’avais le sentiment qu’elle allait se retrouver en Inde, parce quand on parle de voyage et de quête, on retrouve souvent ce pays si fascinant et effectivement, c’est là qu’elle trouve une sorte de paix.

Ce texte, émaillé de références, m’a fait penser à beaucoup d’autres et notamment ce texte de Céline, extrait de Voyage au bout de la nuit

“Voyager, c’est bien utile, ça fait travailler l’imaginaire. Tout le reste n’est que déceptions et fatigues. Notre voyage à nous est entièrement imaginaire. Voilà sa force. Il va de la vie à la mort. Hommes, bêtes, villes et choses, tout est imaginé. C’est un roman, rien qu’une histoire fictive. Littré le dit, qui ne se trompe jamais. Et puis d’abord tout le monde peut en faire autant. Il suffit de fermer les yeux. C’est de l’autre côté de la vie.”

Finalement, j’ai bien plus apprécié les belles références qui émaillent ce texte, de Kerouac et ses clochards célestes en passant par Thoreau et Walden ou encore les écrits de Herman Hesse, et plus particulièrement Narcisse et Goldmund. Elle cite aussi beaucoup Sylvain Tesson, un auteur que je n’ai jamais réussi à lire jusqu’au bout.

Des textes qui m’ont tous profondément apportée (à part Tesson). Et finalement, ce livre là donne envie de relire ces auteurs-là.

Quelques unes de mes références sur les livres de voyage :

Et puis oui, on peut voyager de manière immobile, certes. N’empêche, quand on commence à prendre le goût du voyage, de l’ailleurs, on continue d’y rêver, encore et encore.

Ici et là, des livres, des mots sur tout et rien. Et des livres, encore et toujours.

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