Documentaires et essais

Je peux écrire mon histoire – Abdulmalik Faizi

2014-10-14_202013J’ai lu ce livre  dans le cadre de la voie des indésopération de libfly à laquelle ma bibliothèque participe cette année pour la 1ère fois. J’ai choisi ce titre parce que c’est le témoignage d’un jeune réfugié Afghan. Nous avons beaucoup de demandeurs d’asile qui viennent dans notre bibliothèque.

Abdulmalik Faizi n’a pas 16 ans quand il doit quitter l’Afghanistan parce que presque toute sa famille a été assassinée par les talibans et que sa vie est menacée. Son oncle paye un passeur pour l’envoyer en Europe.

Abdulmalik Faizi nous raconte son périple de neuf mois pour arriver jusqu’en France où il vit aujourd’hui Il va devoir passer par l’Iran, la Grèce et  l’Italie pour arriver en France. Les conditions dans lesquelles il voyage sont effroyables, il va même risquer sa vie plusieurs fois.

La dernière partie du texte est dédiée à ses premiers mois en France, à Mulhouse, où il est tout d’abord protégé du fait qu’il est mineur et ainsi pris en charge et scolarisé. Il réussit d’ailleurs brillamment ses études.

Malheureusement on lui refuse le statut de réfugié politique qu’il demande à sa majorité. Un élan de générosité va alors se mettre en place autour de lui, il est soutenu notamment par ses professeurs et obtient la possibilité de rester en France pour faire ses études.

C’est un texte qui met en lumière les conditions terriblement difficiles voire inhumaines que les réfugiés doivent endurer pour arriver en Europe. Il nous fait prendre conscience des risques incensés que ces réfugiés doivent prendre. Il permet aussi d’en apprendre plus sur le système des passeurs.

Dessin de Abdulmalik à son départ d'Afghanistan (©Bearboz)On aimerait tant qu’à son arrivée en France, tout aille bien pour Abdulmalik mais ce qu’il raconte montre bien les difficultés que rencontrent les demandeurs d’asile sur notre territoire.

Si le texte a quelques maladresses et répétitions, il a le mérite de nous faire voir de l’intérieur ce que traversent ces réfugiés.

Rédigé par une journaliste, Frédérique Meichler,  à laquelle il a raconté son histoire, ce témoignage est également illustré par des dessins en noir et blanc de Bearboz, qui accompagnent très bien le texte.

C’est un texte très dur mais aussi poignant et plein d’espoir. Abdulmalik Faizi a aujourd’hui 21 ans, il continue ses études à Versailles et espère aujourd’hui pouvoir retrouver son frère, unique survivant de sa famille et resté en Afghanistan. «Je voudrais retourner une fois en Afghanistan pour retrouver mon petit frère rescapé. Je n’ai pas de nouvelles de lui depuis plusieurs années, je ne suis même pas sur qu’il soit en vie

http://www.mediapop-editions.fr/portfolio/je-peux-ecrire-mon-histoire/

http://www.dailyneuvieme.com/Abdulmalik-refugie-a-Paris-j-avais-besoin-d-ecrire-mon-histoire-pour-continuer-a-vivre_a3286.html

Ici et là, des livres, des mots sur tout et rien. Et des livres, encore et toujours.

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