and More

Ambivalence

C’est le mot qui a marqué mon année (voire ma vie), mon mot totem comme me l’a fait remarquer Marie. Sauf que j’ai une vision du mot un peu négative car j’y vois les difficultés et la souffrance que ça peut engendrer.

Sa définition est :

Caractère de ce qui présente deux valeurs, deux composantes, opposées ou non. Synon. dualité.A.− Domaine de la psychol.Disposition à la simultanéité de deux sentiments ou de deux comportements opposés.

Je suis cette personne pleine de contradictions qui déteste le quotidien (ah l’angoisse de faire à manger tous les jours) et la routine car ils sont synonymes d’ennui et s’il a bien quelque chose que je ne supporte pas, c’est l’ennui (ça m’angoisse), mais je suis aussi cette personne totalement angoissée qui est rassurée par les habitudes. Bref les calculs ne sont pas bons, angoisse dans tous les cas.

Je suis cette personne qui déteste le conflit mais qui est pleine de colères et qui passe son temps à ruminer dans ma barbe pour éviter les conflits. Je suis cette personne qui aime le calme et la solitude mais qui a besoin que ça bouge, sinon ennui vous avez compris.

Je suis cette personne qui est rassurée par les habitudes mais qui a besoin de projets nouveaux tout le temps, mais que ça angoisse (arghhhh).

Cette année, j’ai été face à des choix, une possibilité de changement professionnel vers lequel j’ai foncé, pour finir par me prendre un mur et au final réaliser à quel point ce changement aurait été difficile (vous allez me dire il y a la peur et oui c’est un autre de mes mots totem, mais là aussi tellement négatif). J’ai ainsi passé mon année à essayer de me convaincre que j’étais bien là où j’étais, à ma place, alors que j’y meurs d’ennui… Donc au fond je sais, mais c’est si difficile d’en partir.

Je suis aussi dans l’ambivalence constante en tant que mère, avec cette envie de bien faire, d’être la mère “parfaite” et l’incapacité à l’être. Cette ambivalence là je suis loin d’être la seule à la ressentir en tant que parent… quel parent n’a pas ressenti un amour infini pour son enfant et la seconde d’après un sentiment proche de la haine ?

Le mot ambivalence est celui qu’a employé de façon positive la pédopsychiatre de T. pour lui faire comprendre qu’on pouvait être en colère et triste, joyeux et en colère aussi. Depuis je réalise à quel point ce mot est présent dans ma vie, me conditionne, mais j’ai décidé de le prendre comme une réalité faisant partie de moi, comme un moteur aussi.

On a le droit d’être multiple, on a le droit de douter, on a le droit d’avoir des sentiments opposés, on a le droit de se mettre en colère. L’essentiel c’est de garder en ligne de mire ses valeurs et de ne pas trop s’en éloigner.

Et l’essentiel est de se faire confiance (si cela pouvait être mon mot totem 2020…)

Ici et là, des livres, des mots sur tout et rien. Et des livres, encore et toujours.

One Comment

  • nathalie

    Pense à l’ennui que cela doit être d’être monolithique et cohérent dans sa tête… Même si l’on s’angoisse et se triture le cerveau pour des trucs pas possibles, ça me semble beaucoup plus sain – le tout effectivement étant de parvenir à garder un certain équilibre !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *