Challenges et lectures communes·Ma vie trépidante

Compte rendu du PLEA picnic du 30 juin

Le club de lecture PLEA (petits livres entre amis) s’est réuni le 30 juin pour un picnic littéraire au bord de la Seine et pour parler d’un livre, loin d’être petit, puisqu’il s’agissait de Tendre est la nuit de Fitzgerald. Mon avis complet ici

Merci à Cathy, Julie & Christelle pour votre présence. Merci à Amélie pour ses compléments.
Il faisait chaud sur les bords de Seine, le pavé était bouillant, mais cela ne nous a pas empêché de parler livres.

Nos avis sur la lecture commune Tendre est la nuit : on a aimé mais Julie nous a fait remarquer qu’après La solitude des nombres premiers, et celui-ci, il faudrait choisir un livre avec une vision plus optimiste sur la vie de couple, c’est vrai !

Ce qu’on a dit / ce qu’on en retient

Une belle écriture bien évidemment.
Mais un livre pas évident à rentrer dedans, on s’est accordé à dire que la 1ère partie était longue et on se demandait où voulait en venir l’auteur avec sa vision idéalisée et lissée des personnages et de leur vie. Dès la 2ème partie où on revient sur leur passé, tout s’enchaine jusqu’à la chute, qui a été vue comme un peu décevante (pour Julie) et surtout triste.

Certains passages nous ont interrogées : le duel, la fusillade à la gare, le corps retrouvé. On s’est demandé la signification, voire l’intérêt de ces passages. Ces scènes semblent davantage décrire l’époque et ne pas faire partie intégrante de l’histoire. 

Ce livre est au fond une peinture de cette génération perdue dont Fitzgerald semble parfois même se moquer (selon Amélie) et dont il était un digne représentant.

Ce qui nous a particulièrement intéressées c’est l’histoire de l’auteur et de sa femme Zelda, intimement liée aux héros du livre Dick et Nicole.
Julie nous a donc fait la biographie de Fitzgerald.
 
Né en 1896 – Mort en 1940
Formé à Princeton, mais un peu trop “poète” pour obtenir son diplôme. Il s’engage dans l’armée, écrit un premier roman qui se vend bien. Il se marie en 1920 avec Zelda, femme excentrique, qui a écrit un roman, Accordez-moi cette valse. Ils émigrent en France, sur la Riviera et ont une fille en 1921. Il écrit des nouvelles qu’il vend assez bien et des romans.
La relation entre Fitzgerald et sa femme est basée sur compétition et jalousie. Zelda tombe malade, diagnostiquée schizophrène, elle meurt en 1948 dans l’incendie de son sanatorium. On dit aujourd’hui, qu’elle avait été mal diagnostiquée, qu’elle était bipolaire et aurait pu être soignée, et que sa relation difficile avec Fiztgerald ne l’a pas aidée.
C’est dans la misère que Francis Scott Fitzgerald meurt, alcoolique, à Hollywood en 1940 alors qu’il exerce la profession détestée de scénariste.

Un livre de correspondance entre Fiztgerald et sa fille Scottie est disponible chez Le livre de poche “Lots of love”.

Au moment des lettres, ” En 1936, Scottie (Patricia Frances) avait quinze ans, Scott avait quarante ans. Elle était interne dans un collège, il était écrivain de studio, desséché, privé de toute imagination, alcoolique, puni et brûlé par la vie. Zelda était internée dans un hôpital psychiatrique”
Apparemment ses écrits parus en 1970 sont très beaux. Pour en savoir plus.

Et comme convenu, Christelle nous a fait la bio de Kafka. 

Né à Prague en 1883  et décédé en 1924.
Il a été élevé dans une bonne famille juive de Prague, sa langue maternelle était l’allemand.
Il a fait des études de droit et a exercé différents métiers dans les assurances. Il a été peu publié de son vivant, mais a beaucoup écrit.
Il n’a pas connu une vie sentimentale très épanouie, il ne s’est pas marié. Il avait des problèmes de santé, il est décédé d’une tuberculose, à l’age de 40 ans.
Il avait demandé à son exécuteur testamentaire (Max Brod) de détruire ses œuvres non publiées, ce qui n’a pas été fait, il y avait notamment le texte du Procès.

En complément, j’ai lu ça “Par contre, c’est l’écrivain lui-même qui a détruit ou a fait brûler par son amie Dora divers manuscrits, parmi lesquels un grand nombre de récits et au moins une pièce de théâtre. En ce qui concerne les manuscrits de Kafka que Brod n’eut pas en mains avant la guerre, la Gestapo se chargea de satisfaire ses dernières volontés, début 1933, après la prise de pouvoir par Hitler, en saisissant environ 20 journaux et 35 lettres dans l’appartement berlinois de Dora. Malgré les interventions actives de l’ambassade tchèque à Berlin, ces manuscrits ainsi que d’autres pièces qui tombèrent dans les mains des Nazis ne furent pas retrouvés et sont considérés comme perdus à tout jamais.”

Pour la prochaine lecture commune, on cherchait un livre plus léger, contemporain et écrit par une femme et Julie a trouvé la bonne idée.
Le mec de la tombe d’à côté, de Katarina Mazetti (elle est suédoise !), c’est en poche aux éditions Babel.
Voici le résumé :
Désirée se rend régulièrement sur la tombe de son mari qui a eu le mauvais goût de mourir trop jeune. Bibliothécaire de métier, et citadine pragmatique, elle vit dans un appartement tout blanc, très tendance. Au cimetière, elle rencontre le mec de la tombe d’à côté, dont l’apparence l’agace autant que la tombe avec sa stèle tape-à-l’ oeil. Depuis le décès de sa mère, Benny vit seul à la ferme familiale avec ses vingt-quatre vaches laitières. Il s’en sort comme il peut, de façon assez rustique, et grâce à une bonne dose d’humour et d’autodérision. Chaque fois qu’il la rencontre, il s’énerve contre la ‘Crevette’ qui occupe le banc au cimetière avec lui, avec son bonnet de feutre et son petit carnet de poésie. Rien, a priori, ne rapproche ces deux-là, et pourtant, il suffira d’un sourire qui éclate simultanément sur leurs lèvres, pour qu’ils soient tous deux éblouis. C’est le début d’une histoire d’amour assez cocasse. Ils sont tout le contraire l’un de l’autre.

Ils en ont fait une pièce de théatre qui passe en ce moment et qui est apparemment très bien !

Rendez-vous fin juillet pour en parler !
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8 réflexions au sujet de « Compte rendu du PLEA picnic du 30 juin »

  1. J’ai le mec de la tombe d’à côté dans ma bibliothèque. Du coup ça me fait penser qu’il faut que je le lise, ça me changera un peu de mes polars historiques !

  2. J’ai lu “le mec de la tombe d’à coté” je l’ai trouvé agréable à lire, amusant, léger. Mais un peu trop léger pour être un grand livre. Cela reste un bon moment de lecture
    bluenote

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