Bilans,  Numérique

Mon kobo & moi : presqu’un an de vie commune

Un bilan s’impose alors que cela fait (presque) un an déjà que j’ai ma liseuse kobo.

Kobo & totorro

J’ai passé cette semaine 3 jours en formation sur “Les adolescents et internet” pendant lesquels des chercheurs et des professionnels du livre (éditrice par exemple) sont venus nous parler des nouvelles pratiques et usages des ados et plus généralement des nouvelles pratiques liées aux nouveaux supports et à toutes ces mutations en cours (déjà là bien avant la lecture numérique, avec le net),  et sur lesquelles nous n’avons aucun recul. Sujets passionnants.

J’ai réalisé que sur 12 bibliothécaires présentes (que des femmes), 3 avaient une liseuse (dont moi-même) et une avait une tablette.

J’ai lancé un petit sondage sur twitter pour voir qui de mes followers lisait sur liseuse, et je suis assez étonnée de voir que beaucoup se sont équipés récemment (cette année, comme moi au final) et je crois bien que l’arrivée du kobo (très bien représenté) y est pour quelque chose.

Je vois aussi des billets comme celui de Shaya qui s’interroge et qui pose des vraies questions. Je trouve que son idée d’avoir accès au livre numérique quand on achète le livre papier est l’évidence même… Un jour peut-être…

Enfin pour en revenir à mon expérience, je manque encore de pas mal de recul. J’ai utilisé la liseuse par intermittence, j’ai assez peu lu cette année également et peu utilisé les transports. Je note que j’ai lu un peu plus de 10 livres en numérique, ça fait un par mois en moyenne. Sachant que je lis 90 livres environ par an, on voit clairement qu’elle ne remplace pas le papier.

Certes, mais lorsque je cherche un livre que je dois lire, je regarde désormais s’il est disponible en numérique avant de me tourner vers le papier et si l’offre était plus importante et plus accessible, je me tournerai clairement plus vers le numérique. Je profite en tout cas du club des lecteurs numériques pour découvrir des textes vers lesquels je n’irai pas de moi-même. Et je réalise que j’ai tout à découvrir de cette nouvelle création littéraire qui se développe autour du numérique.

Pour revenir à l’utilisation de l’outil en tant que tel, le confort de lecture est évident, même si la lecture est gênée parfois lorsque le ebook est mal conçu, et qu’il n’y a pas de marge ou une mise en page mauvaise. Mais j’ai adoré par exemple lire dans l’avion avec ma petite loupiote et désormais le kobo glo (avec un éclairage si nécessaire possible) me fait rêver…

En attendant et c’est bien là, les limites de la technologie, mon kobo fait des siennes, je perds l’intégralité de ma bibliothèque (120 documents à peu près), à chaque fois que le kobo s’éteint, il suffit de le rebrancher sur l’ordi pour tout retrouver mais je perds tous mes repères de lecture et là, je dois bien le dire, c’est très pénible de retrouver la page dans laquelle on était dans un livre numérique (sachant que le numéro de page varie en fonction de pas mal de paramètres)…

Je dois donc renvoyer mon kobo pour qu’il soit remplacé et c’est là où je réalise que je suis devenue accro à cette petite machine !

Mon kobo et moi

Ici et là, des livres, des mots sur tout et rien. Et des livres, encore et toujours.

22 Comments

  • Mélopée

    Oh qu’elle est belle la housse Totoro, je veux la même !
    Eh bien moi aussi j’ai une liseuse, mais celle qui n’est pas tactile et de “première génération”. Je ne suis pas particulièrement accro à cette bête-là et pourtant je l’ai eu à Noël donc j’aurais dû avoir le temps de me lier avec elle.

  • George

    Billet très intéressant ! Je tourne toujours autour de ces petites machines, sans savoir réellement si j’en ai envie. Ce que tu dis de ta pratique, le fait que cela ne t’empêche pas de lire des livres papier est rassurant. Mais je ne sais pas quand je pourrais m’en servir. Il y a aussi le fait que j’ai déjà une PAL papier très abondante, et je me dis qu’il ne serait pas très raisonnable d’en constituer une autre numérique. Ensuite, je trouve que les liseuses peuvent être très intéressantes pour les oeuvres tombées dans le domaine publique. Posséder les classiques pour rien et sans que les étagères croulent sous leur poids sont de réels avantages pour moi. Bref, j’oscille sans cesse entre le pour et le contre sans parvenir à me décider. J’ai un peu peur aussi d’être attirée par ces machines juste pour l’objet en lui-même.

  • Lectureetcie

    je viens d’acquérir une liseuse et je viens de terminer la lecture de mon premier roman et je dois dire que je suis assez contente de mon achat. Cela fait qq temps que je tournais autour de ces petites bêtes, ce qui m’a décidé c’est que je me retrouve avec des tonnes de livres et pas de place pour les ranger (et encore mon maintenant que j’achète des tas d’albums pour mes enfants), que je n’arrive pas à les revendre, que les classiques sont libres de droits et donc gratuit… Pour autant, je ne crois pas que j’abandonnerais le livre papier même si j’avoue ne pas avoir ressenti le manque de l’odeur, le fait de ne pas tourner les pages… A suivre

  • Elora

    Cela fait une semaine que j’ai ma mienne (Sony) et ma PAL a déjà doublé rien qu’avec les classiques qui me tentaient… J’ai besoin d’un petit temps pour me faire à cette lecture différente mais j’aime ♥

  • Mohamed Semeunacte

    J’avoue que la machine ne me donne vraiment pas envie (mais ta pochette Totoro c’est autre chose :) Surtout si je la compare avec sa concurrente direct, à savoir le Kindle. Sinon, perso j’ai l’iPad et vraiment la lecture est très agréable. La seule différence, c’est peut-être qu’avec l’iPad la tentation est trop grande de faire autre chose. Regarder des vidéos, surfer sur Internet, consulter ses emails etc.

    Merci Delphine pour ton avis :-)

    • delphinesbooks

      La vraie différence cependant avec l’ipad est que la lecture “immersive” est fatigante car c’est un écran alors que la liseuse non. Je défendrai vraiment jusqu’au bout les liseuses contre les tablettes pour ceux qui veulent lire des gros romans “comme sur du papier” (par contre si on souhaite lire bd, albums, c’et autre chose bien évidemment) et je defendrai aussi toutes les liseuses contre celle d’amazon qui impose son format propriétaire unique et ses DRM. Je crois que je préférerai encore avoir une tablette (pas apple) qu’un kindle :)

  • Estellecalim

    (je suis d’accord avec toi pour l’écran de la tablette. J’ai testé les deux, et la liseuse reste quand même beaucoup plus confortable)
    Sinon, ma liseuse est arrivée en aout et pour ma part, je suis clairement accroc, mais cela tient énormément au fait que je passe du temps dans le train. Mais c’est vrai que je regarde désormais d’abord s’il y a moyen d’acheter le livre pour ma liseuse plutôt que pour mes étagères.
    Pour le moment, je vois trois avantages à ma liseuse : la place gagnée sur mes étagères (même si du coup, je n’ai plus de sentiment patrimonial mais j’en parlerai dans quelques temps), le poids dans mon cartable quand je vais travailler, la facilité d’échanger des SP (même si on ne doit pas le faire ;D).

  • Lili Galipette

    Pour ma part, je ne suis pas du tout tentée. Lire en numérique suppose une autre approche et une autre pratique qui, pour le moment, ressemble trop au boulot pour moi. J’ai du mal à concevoir le support numérique comme support de loisir. Pour des raisons de santé, j’ai aussi du mal à me tourner vers ces petites machines : je souffre des yeux à force de passer ma vie sur des écrans. J’ai vraiment besoin de changer de support pour lire.
    Mais avec le temps, si la machine devient moins gadget et plus intuitive, pourquoi pas…

    • delphinesbooks

      Je ne cherche pas du tout à te convaincre car chacun fait bien ce qu’il veut à ce niveau là mais je tiens à rectifier cette idée fausse qu’une liseuse est un écran. Cela n’en est pas un vu qu’il n’y a pas de rétro éclairage et donc (des études l’ont prouvé), la lecture “immersive” n’est pas plus fatigante que sur du papier. Lire sur liseuse s’apparente à la lecture sur papier en tant que position corporelle et des yeux. D’ailleurs, j’ai découvert cette semaine que pour les chercheurs qui ont étudié ces nouvelles pratiques, ils ne voient pas de différence cognitive quand on lit sur papier ou sur liseuse, c’est bien différent évidemment quand on lit sur écran/tablette.
      Et je te garantie que les nouvelles machines sont effectivement de plus en plus intuitives, en as-tu essayé déjà ?

  • **Fleur**

    Voilà 1 an que je me suis également équipée pour lire en numérique. Comme j’étais un peu hésitante, je me suis tournée vers la “liseuse” Archos 70b ereader (séduite aussi pour son prix -100€, je trouvais ça pas mal pour commencer…), qui ressemble davantage à une tablette. C’est là aussi son défaut car même si elle a été conçue spécifiquement pour la lecture, le confort est beaucoup moins agréable, c’est vrai qu’une véritable liseuse, encore qu’on peut diminuer fortement le rétro-éclairage de l’archos. Moralité, j’ai très peu lu en numérique car je suis toujours attirée en priorité par le livre papier (on a toujours beaucoup de nouveautés à lire quand on est bibliothécaire :-) ). En revanche, j’ai apprécié pouvoir me replonger dans les classiques et dans les formes courtes (nouvelles, contes…). Je suis néanmoins très satisfaite de mon achat pour occuper mon trajet en transport en commun car pour toutes les fois où je n’ai pas envie de lire, je peux regarder des vidéos, écouter de la musique, jouer…ça détend !
    Finalement, chacun y trouvera son compte avec ces nouveaux supports !

  • herisson08

    Je lis sur tablette et téléphone (idéal pour ne pas traîner la tablette toujours avec soi et avoir quand même un roman sous la main) et j’ai lu beaucoup pendant mes vacances, ce qui m’a permis de partir léger! J’en suis à une trentaine de livres lus en numérique je crois !

  • Jean-Basile Boutak

    Pourquoi faut-il opposer lecture papier et lecture numérique ? C’est le fait de quelques ayatollahs du papier et du numérique, et ça me désole. Le plus important reste le texte, et de lire.

    Je suis éditeur numérique (coll. « noir c’est noir » de Numériklivres), et je lis sur chacun des supports. J’ai une préférence pour le numérique sur liseuse pour des raisons de places et de confort de lecture – si, si, et je précise que j’ai également des problèmes de fatigue visuelle sur écran rétroéclairé –, mais je n’ai rien contre le papier et j’en lis très régulièrement (six ces deux derniers mois, en plus de certains titres numériques et de manuscrits reçus… lu également en numérique).

    Je sais que certains lecteurs attachés au papier ont peur qu’ils disparaissent, mais qu’ils se rassurent : tant qu’il y aura des gens pour acheter du papier, il y aura des livres papiers, ne serait-ce qu’en impression à la demande. Si le numérique s’impose, c’est qu’il aura réussi à convaincre. Je crois que ce sera le cas, et je peux me tromper, mais je souhaite que chacun puisse garder le choix. C’est valable dans les deux sens :)

  • Catherine

    Coucou Delphine, contente que tu sois de retour. J’espère que ta Kobo va être remplacée rapidement. On s’y attache à ces petites bêtes (rires). De mon côté, je lis en numérique en moyenne comme toi, un par mois voire deux. Je lis sur ma tablette Samsung Galaxy Tab (pas besoin de lumière supplémentaire le soir) et aussi sur le PC. J’ai une PàL de livres énooooorme et ma PàL numérique commence à être consistante… Et ça fait un peu peur, aurais-je le temps de lire tout ça ? Bonne journée et à bientôt.

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